Monde
Pourquoi l’admission de la Palestine dans le concert des Nations Unies est impossible
Les attaques palestiniennes perpétrées sur la route d'Eilat ce 18 août 2011, ont causé la mort de 8 personnes et blessé 29 autres. Les palestiniens ont fait usage d’armes à feu sur des bus, lancé un missile anti char sur un autocar, fait explosé un engin à l’approche d’une patrouille et attaqué des soldats de Tsahal. Plus tard dans la soirée, des roquettes ont été lancées sur Ashkelon, et un soldat a également été tué lors d’un attentat près de l'axe Philadelphie...Le 19 août 2011, de nombreuses roquettes et autres missiles Grad ont été tirés sur Ashdod, Ashkelon et Beersheba et sur des localités situées dans le Neguev… Contraint de répliquer au moyen de diverses opérations militaires menées sur la bande de Gaza, Israël s’est vu accusé par le responsable du Fatah, Nabil Shaath, (le 19 août 2011), de contrecarrer le projet palestinien de reconnaissance à l'ONU. En réalité, si le projet palestinien de reconnaissance de la Palestine comme membre des Nations Unies est voué à l’échec, ce n’est pas en raison des ripostes israéliennes, mais bien de l’attitude des palestiniens. Leur haine viscérale à l’endroit des juifs, leur barbarie systématique, leur obsession incurable à voir les juifs tomber et plus généralement le mépris de la vie juive, rend pour l’heure impossible l’admission de la Palestine dans le concert des Nations Unies.
LES DIRIGEANTS DU FATAH ET DU HAMAS UNIS DANS LA PRIERE
Rappelons en effet que la Charte des Nations Unies, signée le 26 juin 1945 et entrée en vigueur le 24 octobre de la même année, l’a été en vue de voir préserver les générations futures de la guerre. Plus précisément, les Nations unies ont proclamé leur foi dans les Droits de l'Homme, la dignité de la personne humaine, et exprimé leur volonté de créer les conditions nécessaires au maintien de la justice, en pratiquant la tolérance, la coexistence paisible dans un esprit de bon voisinage et le principe de ne jamais faire usage des armes (sauf dans un intérêt commun).
Or, en vertu du premier paragraphe de l'Article 4 de la Charte des Nations Unies, « peuvent devenir Membres des Nations Unies tous (...) États pacifiques qui acceptent les obligations de la (...) Charte et, au jugement de l'Organisation, sont capables de les remplir et disposés à le faire ». La première condition pour devenir membres des Nations Unies est donc d’être pacifique. La seconde est de respecter les obligations qui y figurent grâce aux dispositions d’esprit adéquates.
Au cas particulier, le Président de l’Autorité Palestinienne (qui ne dispose d’ailleurs d’aucun mandat pour présenter la demande d’admission à l’Onu) est membre fondateur du Fatah qui n’est autre que Mouvement national palestinien de libération (ou encore Olp), qui appelle à l’éviction des juifs de Palestine par l’action commando. Pour soigner son image d’homme de paix, son parti est repris sous l’appellation de Fatah (que personne ne comprend), plutôt que par celui de « organisation de libération de la Palestine ». Il n’en demeure pas moins vrai que le parti qu’il incarne est contraire à la philosophie pacifique des membres des nations Unies. Il en est d’ailleurs de même du Hamas qui n’est autre que le Mouvement de Résistance Islamique, dont les buts ne sont pas plus pacifiques. Or, les attentats meurtriers de cette semaine ne sont que l’application rigoureuse des messages inculqués dans les Chartes palestiniennes, qu’il s’agisse de l’Olp ou du Hamas. Ainsi, et tant que les leaders palestiniens n’auront pas, une bonne foi pour toute, déclaré caduques les Chartes palestiniennes, et coupé le cordon ombilical de la société palestinienne avec ses documents, le problème restera entier. A défaut, ils ne rempliront jamais la première condition exigée par l’article 4 de la Charte des nations Unies.
Par ailleurs, le même article 4 de la Charte des Nations Unies, exige des postulants à l’entrée parmi les Nations Unies, l’acceptation des obligations de la Charte , la capacité à les remplir et les dispositions à le faire.
Sur ce point, rappelons que parmi les obligations listées dans la Charte , figurent le maintien de la paix et de la sécurité internationale, la prise de mesures collectives pour prévenir les menaces à la paix et la répression de tout acte d'agression (conformément au principe de justice). La Charte s’est également fixé pour but le développement des relations amicales entre les Nations, fondé sur le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ainsi que le respect des Droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de races, de langues, de sexe, de religion.
La reconnaissance de la Palestine comme Etat d’un peuple qui dispose du droit de disposer de lui-même, ne doit donc pas faire oublier les principes de tolérance et les prérogatives accordées aux autres nations. A cet égard, l’Organisation des Nations Unies ambitionne d’être un centre où s'harmonisent les efforts des Nations, avec l’obligation pour elles de régler leurs différends de façon pacifique. Les membres doivent donc s'abstenir de recourir à l'emploi de la menace ou de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout Etat.
Une fois encore, la Palestine ne pourra jamais être reconnue comme membre des Nations Unies s’il n’est pas imposé aux palestiniens une discipline commune sur la base des principes universels qu’elle défend. Or, ce sont les Chartes palestiniennes qui égarent les palestiniens sur les voix de la violence, de la cruauté, de la brutalité. Aussi, ils ne parviendront jamais à s’en sortir, sans une intervention commune et un courage extraordinaire de Mahmud Abbas et d’Ismaïl Haniyeh, pour abroger définitivement ces textes qui structurent leur personnalité.
En tout état ce cause, et si par impossible les Nations Unies décidaient d’admettre la Palestine comme membre des Nations Unes au mépris des prévisions de l’article 4 de la Charte , Israël n’aurait pas à craindre un supposé retour aux frontières dites de 1967. En effet, aucune disposition de la Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent de la compétence nationale d'un Etat.
Par ailleurs, et s'agissant des compétences de l'Assemblée Générales, elles se limitent à discuter de sujets ou à formuler des recommandations aux membres ou au Conseil de Sécurité. L'assemblée générale peut également attirer l'attention sur les situations qui mettent en danger le maintien de la paix et la sécurité internationale et étudier les principes de coopération pour le maintien de la paix y compris les principes régissant le désarmement (de la Palestine notamment). En revanche, l'ONU n'est ni un État ni un gouvernement. Elle n’est donc pas habilitée à reconnaître un État ou un gouvernement. Elle est simplement une organisation d'États indépendants qui peut admettre un nouvel État comme Membre ou accepter les pouvoirs des représentants d'un nouveau gouvernement. Un nouvel obstacle se posera alors à L'assemblée générale dans lamesure où Mahmoud Abbas ne dispose d'aucun mandat pour représenter les palestiniens faute d'éléctions depuis la fin de son mandat en 2009. Par ailleurs, la détermination des frontières de la Palestine ne fait définitivement pas partie de ses attributions.
Il ne reste finalement, dans les relations israélo palestiniennes, que l’article 33 qui prévoit prévoit le règlement pacifique des différends et impose la recherche d’une solution négociée ou, à défaut, le suivi des recommandations du Conseil de Sécurité qui présentera également des recommandations de cette nature. Dans ces conditions, l’Etat d’Israël peut attendre la demande palestinienne du 20 septembre prochain... en toute sérénité.
Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach
Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.inf
Article mis à jour le 21-08-2011
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