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La France, s’est plantée avec Kadhafi et Assad, va-t-elle se planter avec Abbas ?

Il est vrai que la mine débonnaire d’Abbas donne à penser que l’on a là un homme bon, fiable et qui est soucieux de paix...Dans les colonnes de desinfos.com, notamment grâce aux travaux de l’ONG Palesitnian Media Watch , mais aussi grâce à d’autres sources, telles que Human Rights Watch ou des sondages, palestiniens y compris, on montre pourtant que cesapparences sont trompeuses, qu’on ne peut oublier que c’est sa thèse négationniste qui a valu à Abbas ses titres universitaires soviétiques et qu’un tel régime, anti-israélien et antisémite, qui incite avec succès un tiers de sa population à considérer la violence anti-israélienne comme souhaitable ne peut vouloir ni la démocratie ni la paix....mais, sans doute jouons-nous, cette fois encore, les Cassandre...

La France, s’est plantée avec Kadhafi et Assad, va-t-elle se planter avec Abbas ?

La France, s’est plantée avec Kadhafi et Assad, va-t-elle se planter avec Abbas ?

http://www.aschkel.info/article-la-france-s-est-plantee-avec-kadhafi-et-assad-va-t-elle-se-planter-avec-abbas-72393065.html

Kadhafi et Assad ont été reçus en grande pompe à Paris, avec tous les honneurs. Kadafi est désormais honni et est devenu persona non grata. Assad, qui tue des manifestants syriens à tour de bras est en passe de le devenir. Pourtant, poursuivant son étrange aveuglement, la France reçoit Mahmoud Abbas à bras ouverts et l'aide à faire proclamer un « État palestinien » en septembre de cette année. Et, au diable les conséquences....


Kadhafi hors de l'Elysée au banc des proscrits

En décembre 2007 Kadhafi était reçu en grande pompe par la France. Visite que, désormais, l'Elysée préfère escamotercomme le montre le site de l'Express Mais le Président de la République fut loin d'être le seul à se planter, même si les buts étaient en soi louables : remercier un dirigeant arabe qui, après avoir été terroriste, aidait l'Occident à lutter contre le terrorismesans oublier d'éventuels juteux contrats...mais de là à faire fi des violations de Droits de l'Homme élémentaires...

La question des Droits de l'Homme en Libye avait néanmoins quelque peu troublé cette grande fête... mais la tonalité générale de cette visite était restée « amicale » dans l'ensemble.

Pendant ce temps, des ONG comme UN Watch dénonçaient le régime libyen mais criaient dans le désert...

Or, un dictateur sanguinaire reste un dictateur sanguinaire et on voit ce qu'il en est quelque trois ans plus tard : la France est à la pointe du combat contre le dictateur libyen que l'on veut désormais voir déguerpir...1
Bashar Al-Assad : un ami qui a tant de sang sur les mains

Même scénario, en dépit de variantes, pour Bashar Al-Assadqui était devenu le nouvel ami de la France...en partie sur les recommandations chaleureuses d'Elisabeth Guigou qui avait chapeauté un rapport sur la dictature syrienne. Nous sommes bien plus proches dans le temps puisqu'elle se rendit en Syrie pour un premier voyage en mars 2010 Or, c'est sous la direction de cette experte es-monde arabe - elle était proche du Tunisien Ben-Ali, elle est en faveur de la campagne anti-israélienne de BDS - que fut rédigé un Rapport parlementaire assez élogieux sur la Syrie qui, certes, pouvait mieux faire, mais avec qui, selon elle, il fallait renforcer les liens pour le plus grand bien de la région et de la France. grande illusion... Sur la foi de ces recommandations, Nicolas Sarkozy nomma un représentant spécial français à Damas.

Il faut dire que le dictateur syrien, présumé commanditaire de l'assassinat de Rafik Hariri , avait déjà eu pour le 14 juillet 2008 les honneurs de la tribune officielle...

En août 2010 c'est dans les colonnes de desinfos.com que nous jouions les Cassandre à propos du régime de Damas

Le 9 décembre 2010 le dictateur, fils de dictateur, était reçu à nouveau avec tous les honneurs à l'Elysée, ce dont se réjouirent les anti-sionistes

Le site de l'Elysée répertorie d'ailleurs toutes ces visites, échanges, appels, franco-syriens de ces dernières années

Et, comble du comble, lors du dernier dîner du CRIF, en février 2011, le Président de la République montrait l'étendue de son aveuglement en conseillant à Israël de....restituer le Golan pour parvenir à la paix... Avec une naïveté inouïe le Président de la République déclarait, en effet : « « et quelle transformation stratégique pour Israël si une normalisation accompagnait une restitution du Golan ! Elle conduirait à un changement radical de la situation des mouvements qui chaque jour, depuis le Liban ou depuis Gaza, menacent Israël ! » Ce qui en laissa plus d'un dans l'assistance sans voix...

On comprendra dès lors que les réactions françaises à larépression sanglante de Bashar al-Assad contre les Syriens qui s'insurgent contre son régime se soient fait attendre et qu'il ait fallu que des seuils terribles dans le nombre de victimes de l'ami syrien pour que l'on désapprouve ici... presque du bout des lèvres. Alors même que Barack Obama condamne aujourd'hui avec vigueur

Quant aux médias...on sait que si un Palestinien est tué dans la Bande de Gaza lorsqu'Israël réplique à des tirs d'obus et roquettes, voire missiles contre des populations civiles israéliennes, cela fait le 20 h. Or, une dizaine de morts syriens tués par leur « Président » seront à peine mentionnés en fin de journal, voire pas du tout. Pour les médias aussi il faut un certain seuil...
Abbas et Autorité palestinienne :même scénario

Pourtant le même scénario est en train de se passer avec le « Président » palestinien, qui a repoussé des élections sine die et gouverne avec un gouvernement qui a été dissous, sans compter qu'il ne parvient pas à unifier les Palestiniens de Judée Samarie et ceux de la Bande de Gaza qui, eux, ont un gouvernement de facto terroriste. Quand les frères palestiniens en s'entretuent pas...

De bien mauvais conseillers estiment que Mahmoud Abbas et Salam Fayyad sont des gens fréquentables et qu'il faut les aider à obtenir un État au plus tôt, dans cinq mois en fait....Ces conseillers, comme ils l'ont fait avec la Libye ou la Syrie - entre autres - ne veulent pas voir que l'Autorité palestinienne est unsystème corrompu - ce que dénoncent les Palestiniens eux-mêmes -, qui bafoue les Droits de l'Homme - journalistes qui s'autocensurent pour se protéger - et, en premier lieu les droits des femmes et ne veut nullement la paix avec Israël mais veut voir disparaître l'État hébreu comme le prônent encore et encore ses médias officiels qui effacent virtuellement Israël de la carte...Leur habileté étant de le faire en sous-main sans la franchise brutale d'unAhmadinejad...

Et évidemment, ce soutien apporté à ce type de régime ne pourra avoir que des conséquences potentiellementdramatiques... Pourtant la France réfléchit très sérieusement à se prononcer pour la création d'un tel État dans un avenir proche. Et on peut imaginer de quel côté penche la balance quand on voit la mine réjouie d'Abbas et Erekat - qui avait faussement démissionné récemment et exige le retour des 7 millions de « réfugiés » palestiniens - sur le perron de l'Elysée... ou Abbas et Nicolas Sarkozy, main dans la main...

Il est vrai que la mine débonnaire d'Abbas donne à penser que l'on a là un homme bon, fiable et qui est soucieux de paix...Dans les colonnes de desinfos.com, notamment grâce aux travaux de l'ONG Palesitnian Media Watch , mais aussi grâce à d'autres sources, telles que Human Rights Watch ou des sondages, palestiniens y compris, on montre pourtant que cesapparences sont trompeuses, qu'on ne peut oublier que c'est sa thèse négationniste qui a valu à Abbas ses titres universitaires soviétiques et qu'un tel régime, anti-israélien et antisémite, qui incite avec succès un tiers de sa population à considérer la violence anti-israélienne comme souhaitable ne peut vouloir ni la démocratie ni la paix....mais, sans doute jouons-nous, cette fois encore, les Cassandre...
Essentiel que Benyamin Netanyahou continue à mettre une sécurité israélienne bien comprise au cœur de sa politique

Il est heureux, dans ces conditions, que le Premier ministre israélien ait au cœur de ses préoccupations la sécurité de l'État hébreu qu'il évoque sans cesse Une sécurité qui ne pourrait être garantie si des gestes irresponsables tels que « la restitution du Golan, » préconisée par Nicolas Sarkozy, ou « des frontières de 67 » Ce que répétait encore tout récemment, en janvier, MAM, alors ministre des Affaires étrangères de la France Une absurdité potentiellement criminelle que dénonçait Michel Darmon, Président d'Honneur de France-Israël, Ingénieur général du Génie maritime (cr) Mais Michèle Alliot-Marie n'était là que la voix du gouvernement français et de l'UE... Sans parler de l'ONU, version Rapport Goldstone non modifié qui s'apprête, en septembre prochain justement, avec Durban III, à « célébrer » la farce antisémite de Durban I lors de son Assemblée générale annuelle... On se souviendra que la France n'avait pas voté contre la tenue de cette infamie pourtant tellement chargée de sens...
Moment capital en mai prochain devant le Congrès américain où est invité Benyamin Netanyahou

Devant tous ces aveuglements il ne reste qu'a espérer queBarack Obama ne lâchera pas Israël, même partiellement, ce que ni le Congrès américain, ni l'opinion publique américaine dans son ensemble ne sont guère prêts à faire.... Et, dans ce contexte, le discours que prononcera Benyamin Netanyahou devant le Congrès américain où il est invité en mai prochain sera crucial. On s'attend à ce qu'il y présente un plan de paix viable pour Israël. Il est essentiel que Barack Obama n'ait pas présenté de plan de paix qui ne le soit pas auparavant...

H. Keller-Lind

 

Article mis à jour le 07-02-2014

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