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Richard Goldstone et l'Etat palestinien, par Caroline Glick

Le repentir de Richard Goldstone un an après la campagne diffamatoire qu'il a déclenchée doit nous éclairer sur la nature de la guerre politique contre l'Etat juif et la façon d'agir si nous voulons en sortir vainqueurs. A l'aube de la prochaine étape dans le combat pour notre délégitimation, il est urgent d'intégrer ces enseignements.

De l'avis commun, cette phase culminera en septembre à l'Assemblée générale annuelle des Nations unies à New York. A l'heure où l'Amérique marquera le 10e anniversaire des attentats djihadistes du 11 septembre, le projet largement médiatisé de voir l'ONU reconnaître un Etat palestinien dans toute la Judée- Samarie, Gaza et les quartiers nord, sud et est de Jérusalem devrait aboutir...

Richard Goldstone et l'Etat palestinien, par Caroline Glick

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La Charte des Nations unies énonce la procédure par laquelle les nouveaux Etats deviennent membres. D'abord, une recommandation du Conseil de sécurité à l'Assemblée générale est nécessaire. Ensuite, l'Assemblée générale appelle au vote. Si les deux tiers des voix des États membres sont favorables, l'État est accepté comme membre.

Dans le cas palestinien, le soutien de l'Assemblée générale est inéluctable : 118 des 192 nations membres de l'ONU ont d'ores et déjà reconnu "la Palestine".

Légalement, l'Assemblée générale ne peut agir sans l'accord du Conseil de sécurité. Donc, si les États-Unis opposent leur veto à une résolution du Conseil de sécurité sur la question, l'Assemblée générale ne peut officiellement poursuivre le processus.

Mais les normes juridiques qui s'appliquent à toutes les nations du monde semblent nulles et non avenues lorsqu'il s'agit des Palestiniens.
Depuis quelque temps, depuis l'annonce de ce nouveau projet palestinien, certains affirment que si l'Assemblée générale reconnaît "la Palestine", ce sera une catastrophe. Le ministre de la Défense Ehoud Barak a même utilisé le terme de "tsunami diplomatico-politique". Et le New York Times de publier dimanche 3 avril que ce plan "pourrait enfermer Israël dans un étau diplomatique", vu que "l'Etat juif deviendrait alors officiellement l'occupant de territoires appartenant à un autre membre des Nations unies".

Certes, une telle initiative de la part de l'ONU ne nous serait aucunement bénéfique. Le fait est que les défis fondamentaux que nous avons dû affronter depuis des années tendraient alors à l'escalade, plutôt qu'à un repli qualitatif.
L'Europe prétend déjà qu'en maintenant la souveraineté sur sa capitale et au cœur de la Judée-Samarie, Israël occupe illégalement les terres des Palestiniens. Il en va de même pour l'administration Obama.

Tandis que nous nous approchons de la date-butoir, la question qui se pose est celle des conséquences concrètes d'un Etat palestinien membre de l'ONU. Et puis : quelles nouvelles activités anti-israéliennes les organisations internationales et les nations entreprendront-elles suite à une telle démarche ? Enfin, comment allons-nous répondre à ces défis ?
La reconnaissance de "la Palestine" fera naître de nouvelles menaces provenant de trois acteurs différents : la Cour pénale internationale, l'Union européenne et les États-Unis.

Justes causes

Si "la Palestine" est acceptée comme Etat-membre de l'ONU, elle ralliera sans tarder la Cour pénale internationale (CPI) et s'empressera de porter plainte contre Israël pour crimes de guerre. Mais ce jeu se joue aussi à deux. Admettons que "la Palestine" rejoigne la CPI. Israël pourra lui aussi utiliser son statut de membre à l'encontre de son nouveau voisin. Le Fatah et le Hamas ont tous deux commis des crimes de guerre innombrables. Chaque assassinat et tentative d'assassinat perpétrés par un terroriste, chaque missile, obus de mortier et de roquette tiré constituent un crime de guerre en soi. Et toutes les victimes du terrorisme seront en droit de porter plainte pour les crimes de guerre palestiniens.

Ce qui nous ramène à Richard Goldstone. Sa rétractation n'est pas tombée dans le vide. Le fait que le juge sud-africain ait admis vendredi (1er avril) que la principale conclusion de son rapport - Israël a commis des crimes de guerre contre le Hamas à Gaza lors de l'opération Plomb durci - était fausse est un cas d'étude sur la façon dont nous devons relever les défis politiques difficiles si nous voulons sortir vainqueurs de la guerre politique.

Le sort de Goldstone et de son rapport sont source d'inspiration pour nos dirigeants.
La première leçon à en tirer est de ne jamais donner foi aux mensonges. Nous avons accueilli le fallacieux rapport Goldstone sur l'opération Plomb durci avec une indignation et une fureur justifiées, et nous n'avons jamais reculé. Devant la pression internationale massive qui a suivi la diffusion de ces insanités, nous n'avons pas fléchi. Notre comportement a sans nul doute ôté toute chance à Goldstone et ses comparses de donner à leurs allégations des allures de vérités. Grâce à notre réaction, dès le début, il était clair que ces conclusions étaient au mieux douteuses.

Deuxième leçon : le gouvernement doit maintenir le cap. A l'ère d'Internet où tout le monde peut avoir son mot à dire, le facteur-clé reste la légitimité. Si le gouvernement avait capitulé devant Goldstone, la moitié des voix qui se sont insurgées contre cette diffamation n'auraient probablement jamais trouvé oreille preneuse.

Etre craint vaut mieux que d'être aimé

Troisième leçon : c'est le peuple qui fait les gouvernements et les politiques. L'homme étant un animal social, la sphère sociale est primordiale dans le domaine des affaires étrangères. Nos diplomates et dirigeants ont tendance à agir comme si le seul objectif possible de leurs relations personnelles avec leurs homologues était de se faire aimer des étrangers. Le cas d'étude Goldstone nous montre que, comme Machiavel l'a enseigné, il est tout aussi bien, sinon préférable, d'être craint.

Lorsque Goldstone a publié son rapport tendancieux, il a sans aucun doute pensé qu'il ne subirait pas de conséquences personnelles pour avoir qualifié les soldats et commandants de Tsahal de "criminels de guerre" et les Juifs israéliens de "névrosés". Après tout, tout le monde étiquette Israël et s'en tire plutôt bien.
Mais au lieu que de se gagner des faveurs, Goldstone s'est retrouvé isolé. Dans la mouvance du gouvernement, des activistes juifs à travers le monde l'ont attaqué pour ses mensonges. Là où il se rendait, il était conspué. De toute évidence, ces attaques ont eu plus d'effet sur lui que les timides tentatives apaisement.

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Article mis à jour le 12-04-2011

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