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SEPTEMBRE 2011 : LE MOIS DE TOUS LES DANGERS, Shmuel Trigano

La stratégie palestinienne : une simulation

Les choses commencent à se préciser. Nous savions déjà que le projet de l’Autorité palestinienne de déclarer unilatéralement l’Etat de Palestine en septembre prochain était coordonné avec un ensemble de manifestations internationales à New York – Durban III, l’Assemblée générale de l’ONU, la réunion du Conseil de sécurité – pour en être l’apothéose. La demande que formule, le 10 avril 2011, auprès du Conseil de sécurité, le président de la Ligue arabe, Amr Moussa, de décréter une zone d’exclusion aérienne au dessus de Gaza, pour empêcher les représailles d’Israël, ne laisse plus de doute sur le coup monté qui vise à acculer Israël dans la situation de la Libye de Khadafi. Voici en condensé, une simulation du processus que l’Autorité Palestinienne projette de déclencher...

SEPTEMBRE 2011 : LE MOIS DE TOUS LES DANGERS, Shmuel Trigano

SEPTEMBRE 2011 : LE MOIS DE TOUS LES DANGERS, Shmuel Trigano

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21 septembre 2011 : ouverture de la conférence de Durban III à New York. Dès la première séance, l’assemblée unanime condamne le régime d’apartheid israélien

25 septembre 2011 : Ouverture de la 66ème Assemblée générale de l’ONU. Le bloc mené par l’Organisation de la Conférence Islamique met à l’ordre du jour la demande du Conseil des droits de l’homme d’intervenir auprès du Conseil de sécurité pour qu’il mette en œuvre les recommandations du rapport Goldstone et engage une action devant le Tribunal Pénal International.

27 septembre 2011 : Lors de la réunion du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU remet un rapport examinant le suivi des recommandations du Rapport Goldstone sur la situation à Gaza.

28 septembre  2011: l’Autorité Palestinienne de concert avec le Hamas déclare l’indépendance de l’Etat de Palestine.

29 septembre 2011 : l’Assemblée générale de l’ONU le reconnaît comme un membre de l’ONU, même si elle n’est pas habilitée à le faire. Tous les pays d’Amérique latine, de la Ligue arabe et de l’Union Européenne lui emboitent alors le pas.

A l’annonce de cette déclaration, une effervescence embrase les territoires palestiniens. Des foules menaçantes se massent devant les villages israéliens des Territoires et tentent de forcer les checkpoints.

C’est le premier jour de Rosh Hashana, le Nouvel an juif.

30 septembre 2011 : deuxième jour de Rosh Hashana. La situation est très tendue dans la capitale israélienne, proclamée capitale de l’Etat de Palestine. Une pluie de pierres s’abat sur les fidèles du Kotel tandis que des manifestations arabes secouent les quartiers Est.

31 septembre : l’Organisation de la conférence islamique accuse Israël de vouloir détruire la mosquée El Aksa. De violentes manifestations secouent le monde arabe. Le pape demande le respect des lieux saints de l’islam et du christianisme.

1er octobre 2011 : Israël déclare l’annexion unilatérale des blocs d’établissements israéliens en Cisjordanie, comme il l’avait annoncé dès le printemps 2011, en cas de déclaration unilatérale palestinienne.

1er octobre 2011 : le président égyptien, récemment élu, El Baradei dénonce le traité de paix avec Israël et envoie des troupes dans le Sinaï. La Turquie rompt ses relations avec Israël. Israël mobilise son armée.

2 Octobre 2011 : des manifestations violentes secouent les quartiers Est de Jérusalem isolant du reste de la ville les secteurs juifs, soumis aux tirs de snipers palestiniens. La ville de Maale Haadoumim, à l’est de Jérusalem est assiégée. L’armée israélienne force le blocus : on relève 30 morts palestiniens.

JCall appelle Israël à se retirer des territoires et demande à l’Europe d’intervenir pour arrêter le bain de sang.

3 octobre 2011 : des attentats frappent la synagogue de la Victoire à Paris et l’antique synagogue sépharade Bevis Marks de Londres.

4 octobre 2011 : L’Etat de Palestine émet une plainte devant le Conseil de sécurité pour occupation illégale de son territoire par un Etat étranger : à Jérusalem-Est et en Cisjordanie Israël s’est mis hors-la-loi internationale.

Les Etats Unis d’Obama n’opposent pas leur veto à la résolution condamnant Israël, à qui le Conseil de sécurité demande de se replier d’urgence sur les frontières de 1967.

5 octobre 2011 : l’Union européenne par la voix du président Sarkozy et de David Cameron somme Israël de se retirer des territoires et de reconnaître l’Etat de Palestine.

6 octobre 2011: une vague de manifestations violentes secouent les territoires sous l’Autorité palestinienne et enflamment les rues d’Europe de l’ouest contre Israël.

La Ligue arabe et l’Organisation de la Conférence Islamique demandent que la résolution 1973 autorisant les frappes contre la Lybie pour protéger des populations civiles en danger soit mise en oeuvre pour protéger le peuple palestinien en danger.

7 octobre 2011: Jour de Kippour. Forts de la résolution du Conseil de sécurité, le Hamas et le Hezbollah font pleuvoir une pluie de missiles sur Israël. Le quartier des gratte-ciels de Tel Aviv est touché, même si le dispositif du « dôme d’acier », encore peu développé, a protégé les lieux stratégiques. Israël bombarde Beyrouth et Gaza.

9 octobre 2011 : Le Conseil de sécurité vote l’envoi d’une force d’interposition de l’ONU « pour éviter le bain de sang ». France, Angleterre, Espagne, Suède et Hollande proposent de fournir le contingent militaire. Obama les assure de son soutien pour « sauver Israël ».

10 octobre 2011 : Israël s’oppose à cet envoi alors que les condamnations mondiales pleuvent à son encontre.

11 octobre 2011 : des partis de la coalition se retirent du gouvernement qui n’a plus la majorité. A Tel Aviv, défilent dans les rues les pacifistes israéliens. Le président Peres autorise la formation d’un gouvernement de transition sous la houlette de Tzipi Livni et du parti Kadima, sans passer par des élections, au vu de l’urgence. Son premier acte est d’ordonner le repli hors des Territoires. 300 000 Israéliens s’enfuient en hâte vers la zone côtière, dans la région de Tel Aviv. La situation à Jérusalem reste incertaine. Des secteurs de la population quittent la ville où règne la terreur entretenue par des snippers isolés.

12 Octobre 2011 : l’Etat de Palestine est proclamé à l’Orient House de Jérusalem. Dans sa déclaration d’indépendance, le nouvel Etat réclame un couloir territorial divisant Israël en deux, pour réunir la Cisjordanie à Gaza et annonce ses revendications sur 46 % des terrains de Jérusalem Ouest. Il concède aux Juifs le droit de prier pour des périodes temporelles réduites devant le Kotel. Le quartier juif de la vieille ville et il va sans dire les nouveaux quartiers juifs sont revendiqués. Il inscrit dans sa déclaration d’indépendance le droit au retour dans l’Etat d’Israël des descendants des réfugiés palestiniens.

Premier jour de la fête de Soukkot.

13 octobre 2011 : des milliers d’Israéliens fuient Jérusalem. Les Arabes israéliens sous la houlette de leurs députés à la Knesset et du « Comité de suivi arabe» se réunissent à Nazareth et dénoncent l’apartheid auquel ils se disent soumis. Ils exigent qu’Israël renonce au caractère national juif de l’Etat. Ils en appellent à l’Assemblée générale de l’ONU pour imposer à Israël de devenir « l’Etat de tous ses citoyens ». Les secteurs arabes de Galilée, de Saint Jean d’Acre, de Jaffa et du nord du Néguev se mettent en grève générale pour obtenir satisfaction.

14 octobre 2011 : le réseau mondial BDS et les comités Palestine du monde entier engagent des manifestations dans les capitales européennes pour « sauver » les Arabes israéliens. La réprobation envers Israël est unanime dans les médias. Les agressions antisémites se multiplient en Europe.

15 octobre 2011 : L’Etat de Palestine annonce un accord militaire avec l’Iran qui installe tout le long de sa frontière avec Israël des batteries de missiles. Désormais, le cœur d’Israël, ses zones vitales, Tel Aviv, l’aéroport de Ben Gourion, Haïfa se trouvent sous la menace permanente de la mitraille et de simples katiouchas.

16 octobre 2011 : Israël déclare la guerre à l’Etat de Palestine et ré-occupe la Cisjordanie.

18 octobre 2011 : le président Sarkozy demande la convocation du Conseil de sécurité  pour condamner Israël. Ce dernier, unanime, sauf l’abstention de la Chine, menace Israël de sanctions.

19 octobre 2011 : les Palestiniens bravent le couvre feu imposé par Israël et s’affrontent à Tsahal. Le Conseil de sécurité qui siège en permanence menace Israël d’une intervention militaire s’il ne se retire pas immédiatement de Palestine.

Le débat fait rage aux Etats-Unis sur cette éventualité mais il y a trois précédents : la Serbie, la Libye, la Côte d’Ivoire, sans compter l’Irak et l’Afghanistan.

Dernier jour de la fête de Soukkot.



Article mis à jour le 11-04-2011

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