Agents d'influence, Caroline B. Glick

Mercredi, la Knesset a voté la formation d’une commission d’enquête pour examiner les sources de financement de ces groupes. La motivation de cette enquête parlementaire est claire. Le temps est venu de déterminer exactement quelles sont véritablement ces organisations « israéliennes » qui forment une part aussi intégrale de la guerre politique internationale contre Israël. Quelle part de leurs financements provient de gouvernements étrangers ? Et si leur financement étranger est significatif, alors comment peuvent-ils se réclamer d’être des groupes israéliens ?

B'tselem par exemple reçoit des fonds des gouvernements britanniques, suisses, et irlandais, de l’organisation ‘Christian Aid’, de la ‘Fondation Ford’, de ‘DanChurchAid’ (financée par le gouvernement danois), de ‘Diakonia’ (financée par les gouvernements suédois et norvégiens et par l’UE), ‘Tröcaire’ (financée par les gouvernements irlandais et britanniques), et d’autres.

Yesh Din, qui se spécialise dans la conduite de procédures judiciaires contre Tsahal, est financé par les gouvernements irlandais, hollandais, britanniques, allemands et norvégiens, l’UE et l’Institut ‘Open Society’ de George Soros. [Jerusalem Post] SUITE>>>

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Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Le temps est venu de savoir exactement à quel point ces organisations, qui forment une telle part de la guerre politique internationale contre Israël, sont vraiment israéliennes.

Dimanche 19 décembre, le groupe autoproclamé de  « défense des droits de l’homme israélien » B’tselem a diffusé vers les media locaux et internationaux une histoire choquante. B’tselem a proclamé que la veille, le berger palestinien Samir Bani Fadel faisait paisiblement paître ses moutons quand il fut attaqué par une foule de ‘colons’ israéliens. Il prétendit que ces Israéliens revêtus d’une kippah conduisaient une voiture et le chassèrent. Ils mirent alors le feu au pâturage et brûlèrent vives 12 brebis gestantes et en brûlèrent gravement cinq autres. B’tselem fournit aux journalistes des photographies des moutons morts.

Alors que les media publièrent le rapport sans la moindre once de suspicion, la police trouva que la déposition de Fadel était difficile à croire. Des Juifs observants ne conduisent pas ni n’allument des feux le samedi.

De fait, interrogé par les enquêteurs de la police, Fadel admit qu’il avait montré toute l’attaque. Il avait tué accidentellement son troupeau lui-même en mettant le feu à un tas de ronces. Trop embarrassé pour reconnaître sa faute, il décida de mettre le blâme sur les Juifs et devint un héros local. B’tselem n’était que trop heureux de répandre ses mensonges.

Le 3 janvier, ‘Channel 2’ diffusa une vidéo produite par B’tselem. Cette vidéo avait pour objet de montrer les résidents d’Yitzhar – une communauté de Samarie – jetant des pierres sur des Palestiniens du village voisin de Bureen, sans aucune raison. ‘Channel 2’ présenta le reportage comme preuve supplémentaire  - s’il en fallait encore – que les Israéliens qui vivent en Judée, Samarie et à Jerusalem Est sont un groupe de fanatiques violents, hors la loi, pleins de haine.

Malheureusement pour B’tselem et Channel 2, les résidents d’Yitzhar possèdent aussi une caméra vidéo. Et ils ont aussi filmé l’évènement. Le Conseil Régional de Samarie a diffusé la vidéo auprès des media mardi.

La vidéo d’Yitzhar démontre que la vidéo de B’tselem est une tromperie complète. Quand cela se produisit le lundi après-midi, un groupe de Palestiniens rejoint par des Israéliens et/ou des étrangers descendit sur Yitzhar avec des briques et des pierres de toutes tailles. Parmi les assaillants, le caméraman qui tourna le reportage présenté sur Channel 2. Non seulement le vidéaste, un blond – participe à l’attaque violente sur Yitzhar, mais il met en scène l’incident en jetant alternativement des pierres, en filmant, et en ordonnant a ses compagnons d’agression où jeter leurs pierres.

Les Juifs d’Yitzhar n’ont commencé à jeter des pierres que pour repousser leurs agresseurs.

Samedi dernier, les Palestiniens ont inventé ce qui constitue tous les attributs d’une nouvelle diffamation contre Israël.

Chaque vendredi, des activistes israéliens antisionistes, des employés de l’Autorité Palestinienne, et des groupes étrangers anti-israéliens joignent leurs forces à Bil’in. Ensemble, ils attaquent des soldats de Tsahal montant la garde sur la construction de la barrière de séparation près du village de Bil’in.

Samedi, l’AP prétendit que Jawaher Abu-Rahma, une femme de Bil’in, était morte par inhalation de gaz lacrymogènes lors de l’émeute de la veille. Le chef négociateur de l’AP Saeb Erekat prétendit que sa mort était un crime de guerre de Tsahal.

Erekat bien sûr, ne s’est pas distingué comme un parangon de fiabilité. Au contraire, il a à son actif un long passé de mensonges répandus sur Israël sur la scène internationale. Pour seul exemple notable, en avril 2002, Erekat prétendit en de nombreuses apparitions à la télévision que Tsahal avait tué plus de 500 personnes dans le camp de réfugiés de Jénine pendant l’opération ‘Bouclier Défensif’. Il prétendit aussi que Tsahal avait brûlé quelques 300 personnes dans des fosses communes.

L’ONU rapporta plus tard que pendant la bataille rangée dans le camp de réfugiés de Jénine, 52 Palestiniens furent tués. 23 soldats de Tsahal furent tués dans cette bataille.

Malgré la longue histoire de mensonges d’Erekat, la Directrice Générale de B’tselem, Jessica Montell a rejoint son camp immédiatement. Comme ‘NGO Monitor’ l’a documenté, sur un article de ‘Twiter’ samedi, Martell écrivit : « Triste début d’année, Jawaher Abu Rahmeh est morte ce matin après avoir inhalé des gaz lacrymogènes hier lors d’une manifestation à Bil’in ».

Sa déclaration a été reprise dans des déclarations identiques de ses groupes de pression israéliens antisionistes. ‘Anarchistes contre le Mur’, ‘Yesh Din’, ‘Gush Shalom’, ‘Médecins d’Israël pour les droits de l’homme’, et l’avocat Michel Sfard, associé à ‘Yesh Din’, ‘Al Haq’ et ‘Breaking the silence’ ont aussi prétendu que Tsahal avait tué Abu Rahmah avec des gaz lacrymogènes.

Par chance, des témoins oculaires disent qu’Abu Rahma n’a même pas participé à l’émeute hebdomadaire. Ilham Abu Rahma, son cousin de 19 ans et voisin, a déclaré au journal britannique ‘Independent’ que la personne décédée était à la maison quand l’émeute se tenait.

Pour sa part, Tsahal a rapporté que l’information médicale reçue au sujet de la mort d’Abu Rahma n’est pas cohérente avec une mort due à une surexposition à des gaz lacrymogènes. Pendant son hospitalisation, Abu Rahma a reçu un mélange inhabituel de médicaments  généralement administrés uniquement pour traiter un empoisonnement, une surdose de drogue ou une leucémie. Tsahal a aussi révélé qu’Abu Rahma avait été récemment hospitalisée dans un hôpital palestinien.

La manière la plus facile de déterminer la cause de la mort d’Abu Rahma aurait été bien sûr de pratiquer une autopsie. Tsahal demanda qu’elle soit réalisée. Mais l’AP refusa cette requête et au lieu de cela, la fit incinérer en un temps record.

La triste vérité est que tout cela aurait pu être évité si B’tselem n’avait pas pris sur lui de délégitimer le droit d’Israël à l’autodéfense. Comme part de ses efforts, B’tselem a été le fer de lance de la campagne internationale contre le droit d’Israël à construire une barrière de séparation pour garder les islamikazes à la bombe palestiniens hors de ses principales villes. 

Comme le montre un rapport en profondeur récent de ‘NGO Monitor’ sur la campagne de poursuite juridique utilisant le vocabulaire juridique pour criminaliser Israël, B’tselem a été la première ONG à lancer une campagne contre la barrière de sécurité. Elle forgea le terme draconien « le Mur » pour définir la barrière qui n’est dans la plupart de ses segments rien de plus qu’une barrière barbelée. NGO Monitor rappelle qu’en 2002 et 2003 B’tselem « publia deux longs articles de prise de position [c.à.d. idéologique, NdT], qui furent acceptés comme les analyses définitives du ‘Mur’ et largement adoptées ».

La campagne de B'tselem contre la barrière de sécurité a été prestement rejointe par d’autres ONG, l’ONU et l’UE. Ses allégations ont formé la base de la campagne internationale pour délégitimer le droit d’Israël de construire la barrière.

Cette campagne atteignit son point culminant en 2004 avec la publication de l’avis de ‘la Haute Cour Internationale de Justice’ (CIJ) sur cette affaire. L’avis de la CIJ répétait comme un perroquet l’accusation de B’tselem selon laquelle Israël n’a aucun droit à se défendre contre une agression palestinienne. De même, la « preuve contre le droit d’Israël à se défendre » soumise par l’OLP était largement fondée sur les deux rapports de B’tselem.

Si B'tselem n’avait pas lancé la campagne contre la barrière, il est possible que la décision d’Israël de la construire aurait été reçue dans la même indifférence que les barrières de sécurité érigées par les émules de l’Inde, de l’Espagne et nombre d’autres pays dans des territoires disputés. A savoir que cela aurait pu être considéré comme l’acte légitime d’autodéfense qu’il est. 

Le rôle central que jouent B'tselem et ses camarades antisionistes dans la communauté des ONG israéliennes dans la guerre politique internationale menée contre le droit d’Israël à l’existence est d’abord venu significativement sous l’œil attentif du public après la publication du rapport Goldstone au Comité des droits de l’homme de l’ONU sur l’opération ‘Plomb Durci’ en 2009.  

Comme le NGO Monitor et le Mouvement des Etudiants Sionistes ‘Im Tirtzu’ l’ont démontré l’an dernier, B’tselem et 15 autres ONG israéliennes financées par le ‘New Israel Fund’ (NIF) et des gouvernements étrangers, ont fait campagne auprès du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU pour former la Commission Goldstone avec le clair projet politique de criminaliser Israël et de blanchir les crimes de guerre du Hamas contre l’Etat juif. De plus, B'tselem et ses contributeurs du NIF ont fourni 92 % des allégations anti-Israël provenant de sources israéliennes. Ces allégations – dont la plupart étaient fermement démenties par Tsahal – ont été utilisées par le juge Goldstone et ses collègues pour « prouver » qu’Israël avait commis des crimes de guerre en poursuivant une campagne pour protéger le Sud d’Israël contre des attaques illégales de missiles du Hamas.

Sans surprise, à l’examen attentif, comme l’histoire des brebis gestantes brûlées, des ‘agresseurs’ de Yitzhar et ‘l’illégalité’ de la barrière, toutes ces allégations furent dissipées.

Par exemple, B’tselem prétendait que pendant ‘Plomb Durci’, Israël avait tué 1387 habitants de Gaza et que seuls 330, soit moins d’un quart d’entre eux étaient des combattants. Comme le remarque NGO Monitor, la déclaration du rapport Goldstone sur la proportion de « seulement une victime de Gaza sur cinq était un combattant » était clairement fondée sur les chiffres de B’tselem.

Tsahal - dont B'tselem et ses camarades prétendent qu’il n’a aucune crédibilité – a rapporté que sur 1166 morts palestiniens, 709 étaient des combattants tués pendant la bataille. Goldstone a écarté les données de Tsahal.

Pourtant en novembre [2010], le ‘ministre de l’intérieur’ du Hamas, Fathi Hamad a admis dans le journal publié à Londres ‘Al Hayat’ que les chiffres de Tsahal étaient bien plus exacts que ceux de B’tselem. Selon Hamad, 600 à 700 combattants du Hamas furent tués pendant ‘Plomb Durci’.

L’une des raisons pour lesquelles les fausses histoires des émules de B’tselem et de ses groupes de pression alliés composés de personnels israéliens antisionistes sont traités avec respect par les media locaux et la communauté internationale, c’est parce qu’ils sont perçus comme des groupes israéliens. Pourquoi des Israéliens mentiraient-ils au sujet de leur propre armée ?

Mercredi, la Knesset a voté la formation d’une commission d’enquête pour examiner les sources de financement de ces groupes. La motivation de cette enquête parlementaire est claire. Le temps est venu de déterminer exactement quelles sont véritablement ces organisations « israéliennes » qui forment une part aussi intégrale de la guerre politique internationale contre Israël. Quelle part de leurs financements provient de gouvernements étrangers ? Et si leur financement étranger est significatif, alors comment peuvent-ils se réclamer d’être des groupes israéliens ?

B'tselem par exemple reçoit des fonds des gouvernements britanniques, suisses, et irlandais, de l’organisation ‘Christian Aid’, de la ‘Fondation Ford’, de ‘DanChurchAid’ (financée par le gouvernement danois), de ‘Diakonia’ (financée par les gouvernements suédois et norvégiens et par l’UE), ‘Tröcaire’ (financée par les gouvernements irlandais et britanniques), et d’autres.

Yesh Din, qui se spécialise dans la conduite de procédures judiciaires contre Tsahal, est financé par les gouvernements irlandais, hollandais, britanniques, allemands et norvégiens, l’UE et l’Institut ‘Open Society’ de George Soros.

‘Médecins pour les droits de l’homme’, ‘Breaking the silence’, ‘Bimkom’, ‘Shalom Archav’, ‘Gush Shalom’, ‘Adalah’, ‘l’Initiative de Genève’, ‘le Comité pour la Paix et la Sécurité’ et ainsi de suite reçoivent tous un financement massif de gouvernements étrangers. Le Conseil Régional de Samarie déclare qu’au cours de la décennie passée, des gouvernements étrangers ont donné des centaines de millions d’euros, de dollars et de shekels à ces groupes « issus du peuple » israéliens.

Le fait que la prétention au statut ‘issu du peuple’ de ces groupes est aussi crédible que leurs allégations sur la criminalité d’Israël et la situation victimaire palestinienne. En vérité, ces ONG sont des agents locaux de gouvernements étrangers qui les utilisent pour faire progresser leur stratégie politique anti-Israël.

La décision de la Knesset d’enquêter sur ces groupes a été accueillie avec la rage légitime des dirigeants de ces groupes et des membres de la Knesset de la Gauche sympathisante. La décision de la Knesset a été qualifiée de « Maccarthyste et antidémocratique ». Mais il est clair que ces groupes et leurs alliés parlementaires protestent franchement trop.

Personne ne parle de les fermer. Mais le public a le droit de savoir ce que sont vraiment ces groupes. Et nos représentants politiques ont l’obligation d’enquêter et de mettre à jour les agents subversifs. Israël et son système démocratique sont affaiblis, et non pas renforcés, quand la réputation internationale de l’Etat et le discours intérieur sont pris en otage par des gouvernements étrangers qui se cachent derrière leurs hommes de mains israéliens.

 

caroline@carolineglick.com