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Du rififi au Likoud, Mati Ben-Avraham

L’histoire, dit-on, ne se répète pas : elle balbutie, les mêmes causes provoquant les mêmes effets. Courant 2005, après le retrait de la bande de Gaza, Binyamin Netanyahou avait mené la révolte, au sein du Likoud, contre le leader du parti et premier ministre Ariel Sharon. A l’arrivée, Ariel Sharon a ramassé ses affaires pour s’en aller fonder Kadima, entraînant avec lui quelques caciques de son ex-parti. Aux élections législatives suivantes, de début 2006, le Likoud de Binyamin Netanyahou se retrouvait au 36ème dessous avec 12 mandats, contre 38 lors de la précédente législature. Et voici Binyamin Netanyahou dans le rôle d’Ariel Sharon : il est sévèrement contesté par les siens, avec à leur tête le ministre sans portefeuille Binyamin Zeev Begin, le fils du leader charismatique de la droite israélienne de 1949 à 1983, Menahem Begin, l’ancien chef légendaire de l’Irgoun de 1943 à 1948. [IsraelValley] SUITE>>>

Du rififi au Likoud, Mati Ben-Avraham

Du rififi au Likoud, Mati Ben-Avraham

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S’il n’a pas, en politique, les lettres de noblesse de son père, Binyamin Zeev Begin, n’en est pas moins devenu, une figure de référence au sein du Likoud et de la droite israélienne toute entière. Pour deux raison : une honnêteté scrupuleuse d’une part et, d’autre part, une fermeté idéologique inébranlable. Et c’est bien pour cela que Binyamin Netanyahou a tenu à l’avoir près de lui. Une garantie idéologique, en quelque sorte.

Et de fait, depuis plus d’un an, Binyamin Zeev Begin s’est tu. Il a, par son silence, couvert le premier gel sur 10 mois. C’est fini. Il ne veut pas entendre parler d’un nouveau moratoire. Et il le dit. Au nom du respect de la parole donnée. Le premier ministre, martèle-t-il, s’est engagé à ce qu’à la fin de cette période, la construction dans les territoires retrouverait tous ses droits, sans plus d’entraves d’aucune sorte. Et face à ce code d’honneur, les quelques 20 milliards que la Maison blanche se propose de déverser sur Israël ne pèsent rien. Cette manne lui est même suspecte. Tant d’argent, pour trois misérables mois ? A moins que Binyamin Netanyahou ne soit engagé, dans la plus grande discrétion, à des concessions majeures, à même de sortir les négociations de l’impasse. Et que pour y parvenir, il ne soit prêt à faire appel à Kadima.

Le souci majeur, pour Binyamin Netanyahou, est que ce doute est partagé par l’aile dure du Likoud, majoritaire au sein du groupe parlementaire qui, depuis hier, brandit le drapeau de la révolte. Et que si, d’un côté, Kadima est un atout, de l’autre c’est aussi un piège. Comment pourra-t-il, affaibli en cas de scission au sein du Likoud, continuer à briguer le leadership gouvernemental face à Tzipi Livni et ses 29 députés ?



Article mis à jour le 16-11-2010

Qui est le vrai BOSS de l UMP ?




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