Hessel: «Je n'ai pas rédigé la Déclaration universelle des droits de l'homme», M. Knobel

Depuis quelques jours, certains attribuent MENSONGEREMENT  à Taguieff des propos extraits d'un message qu'Arié Avidor, ambassadeur israélien, avait posté sur son "mur" de discussion sur Facebook. Cette attribution mensongère est destinée à l'évidence à le nuire. Et, malgré les très nombreuses dénégations de Taguieff, cette chasse aux sorcières d’un autre âge se poursuit. Les militants du pro-palestinisme se liguent même et conspirent pour que Taguieff soit licencié du CNRS et du CEVIPOF! D'ou cette question : ne se croirait-on pas à Moscou, en 1952 ? Il règne comme un vent mauvais pour protéger et défendre Stéphane Hessel. Que n’ai-je d’ailleurs pas lu à son sujet ?Il faut à cet égard décerner la médaille de la malveillance au MRAP qui, dans un communiqué en date du 18 octobre 2010, a été le premier à déclencher cette offensive [Site du Crif]
http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=22334&returnto=accueil/main&artyd=10

Je lis en effet dans ce communiqué que le MRAP « est indigné par ces propos ainsi tenus sur Facebook à l’encontre de Stéphane Hessel, co-rédacteur de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et connu pour son engagement au service de la paix au Moyen-Orient. »
 
Revenons sur ces deux affirmations :
 
1)      Engagement d’Hessel au service de la paix ? Lorsqu’ils étaient à Gaza, dans la semaine du 22 au 27 octobre 2010, Stéphane Hessel et Régis Debray n’ont pas hésité une seule seconde à rencontrer un criminel, le Chef du gouvernement du Hamas, Ismaël Haniyeh. De quelle paix parle donc le MRAP ?
 
2)     Stéphane Hessel, co-rédacteur de la déclaration universelle des droits de l’Homme ? Nous retrouvons en effet cette affirmation -totalement gratuite- un peu partout, sur Internet. Mais, la réalité est toute autre. Je citerai donc un extrait important d’un texte qui a été publié par le très officiel Centre d’actualités de l’ONU (1).
 
« Né à Berlin en 1917, fils de l'écrivain Franz Hessel et d'Helen Grund, il (Stéphane Hessel) est entré au ministère français des affaires étrangères à la fin de la Seconde guerre mondiale. « J'étais un diplomate français frais émoulu du dernier concours. J'avais été reçu le 15 octobre 1945 et je suis arrivé à New York en février 1946. J'ai fait la connaissance d'Henri Laugier, qui était alors Secrétaire général adjoint des Nations Unies. Il m'a pris comme directeur de cabinet. Avec lui, il y avait John Peters Humphrey, directeur de la Division des droits de l'homme au Secrétariat des Nations Unies. J'étais en contact permanent avec l'équipe qui a rédigé la Déclaration, dont l'Américaine Eleanor Roosevelt et le Français René Cassin », se souvient-il. « Au cours des trois années, 1946, 1947, 1948, il y a eu une série de réunions, certaines faciles et d'autres plus difficiles. J'assistais aux séances et j'écoutais ce qu'on disait mais je n'ai pas rédigé la Déclaration. J'ai été témoin de cette période exceptionnelle », ajoute-t-il. »
 
Bref, dans ce déluge particulièrement malveillant, haineux et mensonger, il est temps de rétablir la vérité et de démythifier Stéphane Hessel, ainsi que le soi-disant engagement du "grand humaniste" en faveur de la paix: un engagement qui, en réalité est très sélectif et obsessionellement anti-israëlien.
 
Note :
1) http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=17952&Cr=droits&Cr1=anniversaire
 
Photo : D.R.