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Israel

Ce n'est pas de la Hasbara, c'est la réalité ! Daniel Greenfield

La Hasbara ou Public Relations (PR ) pro-israélienne est devenue la grande obsession des militants pro-israeliens et du gouvernement israélien. Dans un article, il est demande à Israël de porter ses efforts sur la communication de son message, comme il le ferait sur son budget de la défense. Un autre article critique sévèrement les nombreux échecs des diplomates israéliens à faire passer leur message. Dans un autre style encore , celui de Frank Luntz , qui a été amené à dire aux dirigeants israéliens qu’ils avaient besoin d'utiliser un langage plus aimable et plus doux pour gagner le débat. Arrêtons de dire «sécurité» et commencons par dire « pour la protection de vies innocentes", et tout ira bien. Seulement , bien sûr ,cela n’y fera rien . Parce que le problème n'est pas dans le message, il est dans la réalité. (Blog de l'auteur)

Ce n'est pas de la Hasbara, c'est la réalité ! Daniel Greenfield

Ce n'est pas de la Hasbara, c'est la réalité ! Daniel Greenfield

 http://sultanknish.blogspot.com/2010/08/its-not-hasbara-its-reality.html

It's Not the Hasbara, It's the Reality

Traduction française : Galila sur sionisme.xooit.com

Avec l'aimable autorisation de Daniel Greenfield

http://sionisme.xooit.com/t19451-Ce-n-est-pas-de-la-Hasbara-c-est-la-realite.htm#p59498

Il ne fait aucun doute que la PR israelienne pourrait remplir une certaine mission . Comme la plupart des pays occidentaux , les corps diplomatiques israéliens consistent en incompétents qui sont à leur poste au bénéfice d’une faveur politique, ou qui , comme ces ailiers de gauche , sont bons dans ce qu'ils font , mais ont la haine de leur propre pays jusqu'à sympathiser avec l'ennemi. Comme la plupart des démocraties occidentales confrontées aux groupes terroristes, elle souffre aussi de permettre une pluralité d'opinions, ce qui signifie qu'il n'y aura pas de pénurie d'hommes politiques israéliens, des militants et des journalistes qui travailleront activement au nom des terroristes. En plus de cela la personnalité de l'Israélien moyen a beaucoup en commun avec celui du New Yorkais moyen , tandis que les terroristes ne sont pas en pénurie d'universitaires marxistes formés à l'étranger qui savent exactement comment parler aux diplomates européens et aux journalistes.       Mais rien de tout cela n’est vraiment le sujet , parce que la Hasbara n'est pas vraiment la question . Israël ne souffre pas d'un problème de communication. Il ne perd pas le débat puisqu’ il ne peut pas se déplacer pour expliquer que la faute incombe au terrorisme. Il perd le débat parce que les médias et les gouvernements occidentaux ne cherchent pas à reconnaitre la responsabilité du terrorisme . Ils ne reconnaissent pas que les Israéliens n’ont pas à être sous les tirs ou que les terroristes ne devraient pas être récompensés en tuant des gens. Les terroristes ne marquent pas des points parce qu'Israël ne communique pas son message. Les terroristes marquent des points parce que leur public de base en Europe et dans certains cas, l'Amérique, soutient leur message.       Israël , à maintes reprises , s’est tiré lui-même une balle dans le pied , concernant la Public Relations , mais pas plus que la plupart des pays l’ont fait en essayant de transmettre son message . Parce que la Public Relations n’a pas autant d’importance que cela. Que les gens prennent ou pas le parti d'Israël ou des terroristes musulmans n'a rien à voir avec la Public Relations , et beaucoup à voir avec leur opinion politique, leur point de vue sur les juifs et les musulmans, et la légitimité du terrorisme.       C'est pourquoi la plupart des Américains continuent à soutenir Israël , même lorsqu'ils sont confrontés à un barrage de couverture médiatique négative . C'est pourquoi un nombre considérable d'Européens ont une aversion d’Israël. La couverture médiatique Européenne est plus ouvertement hostile à Israël, et apporte son soutien aux terroristes - mais pas d’assez près pour expliquer la différence.       Un sondage qui montre que les Européens classent Israël comme la plus grande menace pour la paix dans le monde, doit être lié aux sondages qui montrent que les Européens responsabilisent les Juifs pour la crise économique, et une série d'autres choses. Ce qui veut dire que les opinions négatives d'Israël sont susceptibles d'émerger à partir d'un point de vue négatif des Juifs, soit en raison de la bigoterie conventionnelle ou le sectarisme politique de la droite ou de la gauche. C'est la même raison pour laquelle la couverture médiatique américaine d'Israël est en contradiction avec l'attitude générale des Américains envers Israël . Les médias américains penchent vers la gauche. La même gauche qui n'aime pas les militaires, et qui a des problèmes de longue date concernant l'identité juive. Ce qui veut dire que parler d'une meilleure Hasbara est bien beau, mais cela signifie aussi , qu’il faut apprendre à faire un meilleur travail de polémique face à des bigots .       Les prises de position sur Israël n’ont rien à voir avec la Public Relations, mais plus avec des orientations innées de groupes religieux et politiques. Les Américains et les Européens qui sont plus conservateurs sont plus susceptibles d'être pro-israéliens . Mais ils sont aussi plus susceptibles d'être favorables aux pays en lutte contre le terrorisme en général. L'image est complétement inversée quand il s'agit de la gauche. La radicalisation du libéralisme, signifie qu'il y a beaucoup moins de soutien pour Israël parmi les libéraux , non pas tant parce que Israël a changé, mais parce que ce qui était la gauche dure est devenue un courant du libéralisme.        L'Europe n’est pas devenue hostile à Israël aux alentours de 1967 ou 1981. Elle a toujours été hostile à Israël. Il suffit de lire les commentaires de HG Wells ou de Bernard Shaw George sur Israël et les Juifs pour voir que cela était bien avant même que l'Etat moderne n’ait existé. Et les libéraux américains étaient traditionnellement plus favorables à Israël que leurs homologues européens, parce qu'ils étaient probablement moins bigots , probablement moins anti-religieux - et avaient probablement moins le réflexe rotulien anti-militaire. Deux de ces trois facteurs ont radicalement changé. Le troisième étant hésitant . Et c'est ce qui explique l'antipathie croissante parmi les libéraux pour Israël. Comme les libéraux américains deviennent de plus en plus comme leurs homologues européens, cela se traduit par de l'hostilité envers Israël.    En Europe, certains libéraux comme Nick Cohen ont essayé calmement et raisonnablement d’expliquer la situation, uniquement pour recevoir une série d’injures en retour. C'est parce que vous ne pouvez pas discuter avec les préjugés des gens. Cohen prévient la gauche des dangers de l'islamisme, et communique une vision rationnelle et concise de la situation dans laquelle Israël se trouve - et reçoit exactement dans "l'Observer", les réponses qu'il aurait reçues dans "Der Sturmer" en 1939 à essayer d'expliquer que les Juifs ne sont véritablement pas la cause de la Grande Guerre. Et très peu de porte-paroles ou militants israéliens ne sont capables de transmettre aussi bien , même la moitié , de ce que Cohen a réussi a faire .    Il est toujours bon de savoir comment répondre à un bigot , aussi longtemps que vous comprenez que vous ne pourrez pas convaincre le bigot de quoi que ce soit . Le bigot n'est pas intéressé par une discussion raisonnable, si ce n’est que pour décharger sa haine sur une cible privilégiée. Les juifs ont été cette cible durant une très longue période .    Si vous comprenez cela, vous pouvez humilier un bigot devant une large audience , comme David Horowitz l’a fait. Si vous ne comprenez pas cela , vous serez coincé pour justifier tout ce qu’Israël a toujours fait - qui est un jeu de dupes, car chaque pays a ses points noirs, et les bigots n'aiment rien de plus que les utiliser pour peindre en noir l'ensemble du pays .    Les appels d'urgence à des conférences de Hasbara sont une perte de temps pour chacun . Et en interprétant tout ce qui émane du Bushism , des conservateurs de compassion de Frank Luntz , c’est exactement le genre de chose que les syndicats font pour revaloriser leur image lors d'une crise. Malheureusement cette insistance sur la Hasbara renvoie à une action limitée. Inviter des personnes pour vous apprendre à dire des choses d'une façon aimable et douce ressort comme une esquive malhonnête, au lieu de s'attaquer au problème. Le problème d'Israël n'est pas la Hasbara , c'est la réalité. Son problème est qu'il est engagé dans un conflit terroriste confus et dans un environnement saturé par les médias, avec des militants étrangers et nationaux sur le terrain qui aident les terroristes. Jusqu'à ce qu'elle change cette réalité, la Hasbara ne fera que bien peu de chose . La Hasbara n'est pas capable d’apporter un changement à l’orientation gauchisante des libéraux américains et européens, qui dominent également les médias et les organisations de politique étrangère. Ce qui signifie qu'il est préférable de se concentrer sur des solutions intelligentes pour mettre fin au terrorisme, plutôt que d'essayer de commercialiser la guerre d'Israël contre le terrorisme comme une guerre contre des gens cruels. La plupart des individus ont déjà choisi le camp de leur appartenance , du côté des terroristes ou contre eux. La Hasbara ne fera pas changer ce qui en est , de façon significative. La plupart des individus qui soutiennent la guerre contre le terrorisme, soutiennent la guerre d'Israël contre le terrorisme, et vice versa, la plupart de ceux qui s'opposent à la guerre de l'Amérique contre le terrorisme, s'opposent aussi au droit d'Israël à se défendre contre les terroristes .       La seule façon de gagner au Public Relations contre une gauche pro-terroriste et ses alliés islamistes, est de retirer la guerre du tableau en la gagnant . Parce qu’une crise qui n’est pas claire n’apportera que des ennemis sortant de nulle part , et donnera aux bigots de quoi bien se nantir . C'est la dure réalité de celle-ci. La seule façon pour Israël de pouvoir gagner la guerre des relations publiques, est de vaincre les terroristes. Essayer de gagner la guerre des Relations Publiques afin d'être en mesure de combattre les terroristes, a été une erreur commune dans le paradigme israélien. Se dispenser de ce paradigme le plus rapidement possible pour gagner la bataille, est la seule façon de parvenir à rendre ridicule la haine à l’encontre d’Israël.                  Hasbara (הסברה) est un mot hébreu qui signifie littéralement « explication » ou « éclaircissement ». Ce terme est utilisé par Israël et les groupes pro-israéliens pour désigner des opérations de communication qui cherchent à défendre le point de vue et la politique de l’État d’Israël auprès de l’opinion publique internationale.         © Adaptation française à la disposition des lecteurs, pour toute diffusion, merci de mentionner la source et de ne faire aucune modification. 

Article mis à jour le 23-08-2010

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