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Culture
Jabotinsky, prophète de la « Révolution sociale » biblique en Israël ? Pierre Itshak Lurçat
S’il est un domaine dans lequel l’Etat d’Israël et le sionisme ont, pour l’instant, échoué, ce n’est pas comme l’affirment les tenants du faux messianisme de « La Paix Maintenant », celui des relations entre Israël et le monde arabe… Car l’instauration de relations pacifiques avec nos voisins ne dépend pas des sacrifices faits par Israël sur l’autel du « processus de paix ». Non, le domaine où le sionisme a véritablement échoué est tout autre : il peut se résumer dans cette information terrible qui a été publiée cette semaine : 860 000 enfants israéliens vivent en-dessous du seuil de pauvreté !
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Culture
En librairie: Rachel Blaustein, dite RACHEL - De loin suivi de Nébo
« Enracinée dans la Bible, soulignait Jean-Pierre Jossua, cette poésie de l’irréalité et de l’éphémère où luisent des signes cachés qu’il faut découvrir pour marcher vers la lumière est moderne par son dépouillement, sa brièveté incisive, sans oublier une intense présence personnelle. » Rachel est l’une des grandes pionnières de la littérature hébraïque moderne. Son œuvre se compose de trois recueils dont le troisième est paru juste après sa mort : Saphiah (Regain), Minégéd (De loin) et Nébo. Auteur de textes critiques, elle a donné en outre des traductions de l’hébreu (Bialiq, Schnéour…), du russe (Anna Akhmatova…), du yiddish et du français (Jammes).
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Culture
Pierre Birnbaum, fils reconnaissant de la République, par Pierre Assouline
« Ca, il vaut mieux ne pas l’écrire… » Prudent, Pierre Birnbaum. On ne se refait pas. Il ne va pas être facile de mettre à nu son rosebud, ce détail invisible et profondément ancré qui le révèle mieux que tout aveu. Né à Lourdes en 1940, il est en quelque sorte un fils du miracle. Pas seulement en raison de la proximité de la grotte de Massabielle : un père juif venu de Varsovie, une mère juive venue de Dresde, des parents maroquiniers arrivés en France en 1933 et qui parlaient allemand à la maison… Pierre Birnbaum est un fils de la République mais un fils reconnaissant, tout à sa dévotion.
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Culture
« Remplir le vide », quand une femme juive orthodoxe fait du cinéma
Shira a 18 ans. Elle est la fille cadette d’une famille religieuse orthodoxe. Elle est en âge de se marier. Un jeune homme lui est destiné qu’elle va discrètement observer avec sa mère dans un supermarché pour se faire une idée. Elle en est tout émue. Sa soeur aînée qu’elle aime tendrement est mariée à Yokhai et doit accoucher bientôt. Hélas sa soeur meurt en couches en donnant naissance à un petit garçon et le deuil accable la famille.
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Culture
La compagnie de Danse Bat Sheva et Ohad Naharin en France, Carmela P. Hakim-Serfaty
Ohad Naharin s’est défait des effets multimédia et des écrans géants qui lui étaient propres comme à Philippe Découfflé et maintes chorégraphes . Il a ramassé sa danse autour d’une inspiration plus intime du corps. Sa Gaga Danse’ est individualisante, libératrice et fédératrice à la fois . Elle part de l’individu pour aller vers le groupe et l’universel. Elève de Martha Graham et de Maurice Béjart dont il s’inspire, Ohad Naharin s’est imposé comme l’un des auteurs majeurs de la danse moderne. Artiste très engagé, il voit Israël et ses contradictions comme un environnement porteur d’opportunités.
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Culture
Les feux de l'amour orthodoxe, par Samuel Blumenfeld
Rama Burshtein garde la tête couverte, les cheveux dissimulés derrière un foulard. Sa robe a des manches longues, et recouvre tout aussi bien ses chevilles. Elle est encore jeune, 44 ans, mais son âge semble neutralisé par sa tenue, étrangère à toute mode. La distance instaurée entre elle et son interlocuteur masculin, à qui elle adresse un simple salut amical de la tête, confirme son appartenance : israélienne, cette cinéaste est aussi une juive orthodoxe, vivant au sein d'une communauté hassidique à Tel-Aviv. Son dernier film, qui sort en France le 1er mai, offre une plongée saisissante dans ce monde très à part, dont le public "laïque" ne voit généralement rien.
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Culture
EN LIBRAIRIE - L'état à l'étoile jaune de Guy Millière
Faut-il y revenir encore ? Bien sûr qu' il le faut ! Les calomnies, les falsifications, les distorsions et les diffamations ne cessent pas. L'histoire est remplacée par la propagande. L'information se trouve submergée sous le flot incessant de la désinformation. Tout se passe comme si un consentement au crime se trouvait installé dans les têtes. Je parlerai ici d'Israël, mais en en parlant, je parlerai de bien davantage. La situation actuelle au Proche-Orient dépasse de beaucoup le Proche-Orient. Elle est une ligne de fracture et de séparation. Civilisation ou barbarie. Démocratie ou totalitarisme. Amour de l'accomplissement ou ressentiment criminel.
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Culture
Concert au profit d'Ihoud Atzala au Palais des Congrès le 1er mai
Campagne je sauve des vies! Qui ne s’est pas retrouvé devant une personne inanimée sans savoir quoi faire? Qui ne s’est pas retrouvé face à un bébé ou un enfant qui ayant inhalé un objet, devient bleu? Et ne s’est pas retrouvé seul avec son téléphone, ne sachant que faire d’autre qu’appeler les secours?
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Culture
« Tout ce que je suis », d’Anna Funder : un grand roman sur fond de montée du nazisme
Pour ceux qui croient en la littérature, la découverte d’un grand roman est comme une rencontre amoureuse : on s’attache au livre jusque dans ses moindres détails et on se souvient avec émotion des instants passés en sa compagnie… Rares sont évidemment les livres qui nous font passer de tels moments, car la production littéraire contemporaine est marquée par l’inflation et la médiocrité, en France comme ailleurs. « Tout ce que je suis », d’Anna Funder, est un de ces livres qui vous marquent et vous transforment.
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Culture
70e anniversaire de l'insurrection du ghetto de Varsovie
Les sirènes et les sons de cloches des églises doivent retentir à travers Varsovie vendredi matin. Ils donneront le coup d'envoi à une cérémonie du souvenir, 70 ans après qu'une poignée de combattants juifs attaquèrent les nazis pour mourir plutôt l'arme à la main que dans un camp d'extermination.
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Culture
« Hannah Arendt », de Margarethe von Trotta : un film ambitieux et captivant, par Pierre Itshak Lurçat.
Adapter au cinéma la controverse fameuse suscitée par la couverture du procès Eichmann par Hannah Arendt : projet ambitieux et non dénué de risque, que la réalisatrice allemande Margarethe von Trotte, dont le film vient de sortir en Israël (à l’occasion du Jour du souvenir de la Shoah et de l’Héroïsme) et sortira en France le 24 avril a entrepris avec audace. Le résultat est un film intéressant et même captivant, servi par une interprétation talentueuse (en particulier celle de Barbara Sukowa, qui avait déjà incarné Rosa Luxembourg en 1986 et qui joue le rôle principal avec beaucoup de force).
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Culture
Amir Gutfreund, un nouveau regard israélien sur la Shoah, P.I.Lurcat
Le livre d’Amir Gutfreund, Les gens indispensables ne meurent jamais, a rencontré un succès inattendu lors de sa parution en Israël (sous le titre « Shoah shelanou »), en l’an 2000. Sa parution en France, sept ans plus tard, est un événement littéraire, même si la critique française ne paraît pas lui accorder une grande importance. Amir Gutfreund, né en 1963 à Haïfa, est sans doute un écrivain israélien atypique : il est lieutenant-colonel de l’armée de l’air, et Les gens indispensables ne meurent jamais est son premier livre. Il n’a pas vraiment le profil des écrivains favoris des médias internationaux, intellectuels « engagés » d’extrême gauche, comme Amos Oz ou A.B. Yehoshua.
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Yom ha-Shoah - Revue de la presse israélienne : « Sauver l’honneur de l’homme »
La presse de ce shabbat est pleine de témoignages et d’articles évoquant la période la plus sombre de notre histoire, à l’approche de Yom Ha-Shoah qui sera commémoré ce dimanche soir et lundi en Israël. Nous avons choisi deux articles de Makor Rishon qui abordent le sujet sous un angle original et important : celui de la remise en cause des héros de notre peuple par certains courants idéologiques en Israël. Amnon Lord rappelle que nous commémorons cette année le 70e anniversaire du soulèvement du Ghetto de Varsovie, et s’élève contre les tentatives de « déboulonner » les héros de cet épisode glorieux ou d’en diminuer la portée historique, au nom d’un relativisme moral et historique qui s’est développé ces dernières années en Israël.
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Culture
EN LIBRAIRIE - Court traité de complotologie Pierre-André Taguieff
Présentation de l'éditeur (Fayard). L’histoire universelle est remplie de complots réels, qui ont abouti ou échoué. Mais elle est aussi pleine de complots fictifs ou imaginaires attribués à des minorités actives (francs-maçons, jésuites, Juifs, lobbies) ou aux autorités en place (gouvernements, services secrets, etc.). Ces entités, supposées maléfiques et dotées de très grands pouvoirs, sont des objets de croyances collectives depuis plus de deux siècles. Les schémas anciens, qui ont beaucoup servi au XXe siècle, ne cessent d’être réinvestis : ils traduisent un état psycho-social qui mérite d’être observé et analysé.
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Culture
Un beau roman familial sur fond d’histoire des Juifs au Maroc, par Pierre Itshak Lurçat
L’histoire des Juifs du Maroc à l’époque contemporaine offre un exemple unique de ce que l’historien Yosef Hayim Yerushalmi avait appelé « l’alliance royale » : à savoir la volonté des représentants des communautés juives de tisser des liens les plus directs et étroits possibles avec les plus hautes sphères du pouvoir. Cette volonté est, selon l’historien américain, une constante de l’histoire juive en diaspora. Mais elle a rarement atteint un niveau aussi élevé – sinon peut-être dans l’Autriche-Hongrie de François-Joseph – qu’au Maroc, où le Roi Hassan II jouissait d’une véritable vénération de la part de « ses » Juifs.
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Culture
L’autre visage du cinéma israélien : au-delà des clichés et de la propagande, Pierre Itshak Lurçat
L’ouverture cette semaine du 13e Festival du cinéma israélien à Paris et la mystérieuse affaire de l’agression du réalisateur Yariv Horowitz à Aubagne – qui ressemble à une provocation du journal Ha’aretz, lequel n’en serait pas à son coup d’essai – sont l’occasion de revenir sur un sujet rarement abordé, celui du double visage du cinéma israélien. Trop souvent en effet, les films israéliens présentés à l’étranger offrent un visage tronqué et déformé de la réalité du septième art israélien, en n’abordant que le sempiternel « conflit israélo-palestinien », de manière plus ou moins tendancieuse (c’est le cas du film de Yariv Horowitz, « Rock the Casbah », que je n’ai pas vu et sur lequel je ne me prononcerai donc pas).
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Culture
EN LIBRAIRIE - Un prince à Casablanca, de Ralph Toledano
Casablanca, juillet 1971 : la sanglante tentative de coup d’État contre Hassan II annonce la fin proche de la vie idéale menée par la famille de Semtob, patriarche d’une vieille famille juive sépharade du Maroc. Leur communauté aura t-elle toujours sa place dans un pays où le roi ne sera plus là pour la protéger ? Un nouveau départ doit-il être envisagé ? Les protagonistes contemplent, effrayés, la perspective inéluctable de leur arrachement au paradis. Au cours d’un été où les lambeaux du rideau postcolonial se déchirent à jamais, Semtob, entouré de sa femme et de ses enfants, s’interroge sur les notions universelles d’identité, de foi et de destin.
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Culture
Lior Ashkénazi, l'Israélien au cœur tendre, par Pierre Itshak Lurçat
Lior Ashkénazi a présidé hier la cérémonie de remise des prix du Festival du Film israélien NICE ISRAEL. Occasion de découvrir cet acteur talentueux encore mal connu du public francophone. Portrait. On pouvait le voir récemment au théâtre Beit Lessin, à Tel-Aviv, où il joue le Docteur Astrov dans la pièce classique de Tchekhov, Oncle Vania. Aux yeux de beaucoup d'Israéliens – et aussi de francophones – Lior Ashkénazi est connu comme un acteur de cinéma et de télévision populaire, mais en réalité, il est avant tout un acteur de théâtre. Cela fait deux ans qu'il est en effet revenu à ses premières amours – les planches – et qu'il refuse tout autre rôle, même si on a pu le voir au cinéma dans "Ilai ou Ben", film tourné en 2008. Portrait d'un artiste israélien talentueux.
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Culture
Dictionnaire du cinéma israélien : Reflets insolites d’une société, d’Hélène Schoumann
Le cinéma israélien connaît depuis plusieurs décennies un essor spectaculaire, qui se traduit à la fois par la diversité et la qualité des films réalisés, et par le succès qu’ils rencontrent tant à l’intérieur des frontières d’Israël qu’à l’étranger. Depuis la fin des années 1990, les productions israéliennes sont en effet présentes dans les plus grands festivals internationaux, où elles obtiennent parfois des prix prestigieux (Lion d’Or à Venise pour Lebanon, Prix du meilleur scénario à Cannes pour Footnote…). Quant aux festivals de cinéma israélien, ils poussent comme des champignons, en France notamment.
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Culture
Mémoire d’un dhimmi – Cinq siècles d’histoire juive en Algérie de Didier Nebot
1493… Gabriel, jeune juif miraculé, se retrouve en Algérie, ayant échappé aux violences et persécutions ordonnées par Isabelle la Catholique, en Espagne. Il va tenter de retrouver sa famille exilée quelque part en Afrique. Au fil des pages, on suit le parcours chaotique de ce petit homme têtu qui refusera l’adversité. Ses descendants survivront dans ce Maghreb pas toujours bienveillant jusqu’à l’arrivée de la France en 1830, qui leur permettra de sortir de l’obscurantisme. En 1962, fuyant l’Algérie indépendante, ils se réfugieront en France, abandonnant à tout jamais leurs biens et leurs racines.
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