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Culture
Aux sources de la marine israélienne : Adia Gourevitch, historien sioniste et idéologue cananéen, par Pierre I. Lurçat
Le nom d’Adia Gourevitch (A.D. Horon) est largement oublié en Israël aujourd’hui. Il fut pourtant, aux côtés du poète Yonatan Ratosh, le fondateur du mouvement cananéen, dont l’influence intellectuelle considérable s’exerça depuis les années 1940 et jusqu’à nos jours. Dans le beau livre qu’il a consacré à son père, Eri Jabotinsky dresse le portrait de Gourevitch, dont il fut l’ami pendant plusieurs décennies. Tous deux faisaient partie du petit cercle d’étudiants et d’intellectuels juifs russes qui gravitaient autour du mouvement sioniste Betar à Paris, au début des années 1930. Gourevitch y fondera en 1938 une revue intitulée « Shem, revue d’action hébraïque », dont l’existence sera éphémère.
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Culture
Talila au Théatre du Garde-Chasse le 16 février
« Non, le yiddish n’est pas mort, car il chante encore. Mais cela ne suffit pas à Talila qui posant un moment sa voix sur le bord du clavier et se retournant vers son quartier des Batignolles, en exhume les scintillants portraits de son enfance, nous donnant à voir le chœur des exilés d’où sourd cette sève de vie que l’on croyait tarie : chœur nostalgique, qui trouve au shtetl de Belz les charmes de Combray, chœurs de musiciens pour qui les mélodies sont l’âme du monde, chœur d’amoureuses faisant les yeux doux au garçon de Pologne, chœur moqueur, chœur blessé,, chœur enchanté. Et à mesure que la voix de Talila reprend de la hauteur c’est tout le pays disparu qui reprend vie au-dessus de la plaine du Yiddishland. » (Jean Rouaud)
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Culture
"Nietzsche l'Hébreu": rencontre avec le professeur Yakov Golomb, Pierre Itshak Lurçat
Que pensait Nietzsche des Juifs ? Quelle fut l'influence du grand philosophe allemand sur plusieurs éminents penseurs et hommes de lettres, qui jouèrent un rôle décisif dans l'évolution culturelle et politique du judaïsme européen, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle ? En quoi le sionisme politique est-il redevable à la pensée de Nietzsche ? La réponse à ces questions – qui peuvent paraître saugrenues au lecteur non averti – se trouve dans le dernier livre que vient de publier en Israël le professeur Jacob Golomb, "Nietzsche l'Hébreu". Ce livre n'est pas réservé aux seuls spécialistes de la philosophie, car son thème véritable, très actuel, est au cœur du combat pour l'identité culturelle de l'Etat juif : à savoir, la "transmutation des valeurs" opérée par les penseurs qui furent à l'origine de la création du sionisme politique. Rencontre avec un Juif nietzschéen.
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Culture
Le professeur Netanyahou décoré par l’Espagne, par M. Ben Hayoun
Le Consulat d’Espagne à New-York octroiera l’Ordre de l’Honneur, une décoration espagnole, au professeur Ben-Tsion Netanyahou, le père de l’actuel Premier ministre, pour ses recherches sur l’histoire de l’Inquisition espagnole. Le professeur Ben-Tsion Netanyahou est né le 25 mars 1910 à Varsovie. En 1920, sa famille est montée en Israël. Il a étudié l’histoire à l’Université hébraïque de Jérusalem naissante à l’époque. Le jeune Ben-Tsion Netanyahou s’est alors spécialisé chez le Professeur Yossef Klauzner. Dans les années 30, il s’est rapproché des cercles révisionnistes du Mouvement sioniste et est devenu l’ami personnel et le collaborateur de l’un de ses dirigeants idéologiques, Abba Ahimeïr.
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Culture
David Ben Gourion, journal de la création d'Israël. 1947-1949
Les archives Ben Gourion contiennent un document d'une importance exceptionnelle pour l'histoire du 20e siècle. En effet, de 1915 à 1972 (la partie antérieure ayant brûlé dans un incendie), David Ben Gourion a tenu un journal, jour après jour, tout en conservant, en parallèle, les lettres qu'il recevait du monde entier et même les copies-carbone des lettres que lui-même envoyait. Le journal, tel qu'il est conservé, compte 20 000 pages en hébreu. La partie qui nous concerne couvre cinq cahiers manuscrits petit format d'une cinquantaine de pages chacun. La période est cruciale : il s'agit de la naissance de l'Etat d'Israël, autour de sa proclamation en 1948
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Culture
Redécouverte d'un des héros du sionisme: Vladimir Zeev Jabotinsky
« Vladimir Zeev Jabotinsky est l'inconnu des pères fondateurs du sionisme. Certes, la plupart des villes d'Israël ont au moins une rue à son nom. Mais la figure proéminente du sionisme révisionniste, chronologiquement située entre Herzl et Ben Gourion, reste finalement à l'ombre de ces deux figures tutélaires. Une éclipse aussi due aux appellations de "fasciste" : il est vrai qu'écrire un livre intitulé Jeunes, apprenez à tirer ! n'est pas le meilleur moyen de passer pour un humaniste. Mais ce n'est qu'une raison de plus pour redécouvrir le personnage, en commençant par son autobiographie Histoire de ma vie. Une "histoire" qui dissipe tout d'abord quelques mythes au sujet de Jabotinsky. Notamment sur le fascisme justement : si l'homme était un nationaliste intransigeant, il est conceptuellement erroné́ de rattacher au mouvement mussolinien un homme auteur de ces lignes : "Je déteste à un point extrême, de manière organique, d'une haine qui échappe à toute justification, à la rationalité́ et à la réalité́ même, toute idée montrant une différence de valeur entre un homme et son prochain. [...] tout homme est un roi."
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"Dans la ville du massacre" : Le pogrome de Kichinev sous la plume des écrivains
On connaît bien le rôle généralement attribué à l'affaire Dreyfus dans la genèse de la doctrine de Théodor Herzl, le fondateur du sionisme politique. Neuf ans après la rédaction de l'État juif, en 1903 – un an avant le décès du "Visionnaire de l'État" – un autre événement va secouer les consciences juives et avoir des répercussions considérables sur l'histoire juive. A Kichinev, en Bessarabie, un pogrome terrible se déroule pendant trois jours de suite, faisant plusieurs centaines de victimes, morts et blessés. Plus encore que l'ampleur du drame, c'est son impact sur plusieurs écrivains juifs – et notamment H. N. Bialik et Jabotinsky – qui va donner à cet événement une importance majeure.
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Culture
Exclusif : Le film israélien Footnote nominé aux Oscars
Le film israélien Footnote réalisé par Joseph Cedar vient d’être nominé aux Oscars dans la catégorie » meilleur film en langue étrangère ». En mai, le film avait remporté le prix du meilleur scénario à Cannes. Footnote met en scène une relation compliquée entre un père et son fils. Eliezer et Uriel Shkolnik sont de brillants érudits, des universitaires réputés, qui se partagent le même champ d’étude : le Talmud. Mais une grande différence empoisonne leur relation : Uriel, le fils, cumule les honneurs et la reconnaissance de ses pairs, Eliezer, non. Footnote affrontera entre autres « The Artist », le film muet en noir et blanc, écrit et réalisé par Michel Hazanavicius mettant en scène Jean Dujardin
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Culture
Défaite des boycotteurs: la chanteuse portugaise Ana Moura en Israël
Visiblement les tenants du boycott d'Israël accumulent les échecs (Jane Birkin refuse le boycott d'Israël). Ana Moura, la célèbre chanteuse de fado portugaise va donner un concert à l'opéra de Tel Aviv le 27 janvier. Les boycotteurs sont enragés... Le chef du mouvement pour le boycott d'Israël irlandais ne décolère pas. Raymond Deane a écrit à Ana Moura mais celle-ci ... ne lui a pas répondu:
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Culture
Quatre chorégraphes israéliens en tournée en France
Dans le domaine chorégraphique, hormis le directeur de la Compagnie Batsheva, Ohad Naharin, leur aîné, qui est la figure tutélaire de la danse israélienne, Emanuel Gat, Yuval Pick, Hofesh Shechter ou Barak Marschall comptent parmi les meilleurs chorégraphes de ce petit fragment d’Europe, si prolifique en matière de danse. Ils sont sans doute même les quatre meilleurs artistes que l’on y connaît. Trois d’entre eux vivent en France et en Grande-Bretagne. Un seul est demeuré dans son pays, tant la vie au quotidien y est rude, pour les artistes comme pour leurs concitoyens. Le hasard des programmations permet de les retrouver en France à la même époque, en ces mois de janvier et de février 2012.
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Culture
Wagner contre les juifs, le nouveau livre de Pierre-André Taguieff
La réinvention des mythes germaniques par Wagner, adepte par ailleurs de la thèse de l'origine aryenne de la civilisation, a nourri l'idéologie allemande dès le Deuxième Reich, lui fournissant des modèles de héros et de créatures démoniaques ou repoussantes. Dans ses écrits doctrinaux et ses déclarations publiques, à partir de 1850, Wagner a beaucoup fait pour diffuser la thèse selon laquelle l'influence juive dans la culture européenne était essentiellement négative, porteuse de corruption et de dégénérescence, et qu'il fallait de toute urgence lutter contre le processus de « judaïsation (Verjüdung) de l'art moderne ».
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Culture
Opéra : Carmen à Massada en juin 2012
Le prochain festival de l'Opéra de Massada en juin 2012 mettra en vedette une version spectaculaire de Carmen de Georges Bizet, dans un univers coloré et passionné, a annoncé lundi la directrice de ce festival. Des centaines de tonnes de sable seront notamment déversées sur place pour reconstituer le décor, des centaines de danseurs de flamenco viendront d'Espagne pour l'occasion. Une distribution de prestige et des décors somptueux donneront lieu à un spectacle qui attirera les amateurs d'opéra du monde entier. Le Maestro israélien Daniel Oren dirigera l'Orchestre d'opéra israélien, avec des vedettes d’opéra internationales qui tiendront les rôles principaux. Les représentations auront lieu le jeudi 7 Juin 2012, samedi 9 Juin et dimanche 10 Juin. L’opéra sera chanté en français - avec surtitres en anglais et en hébreu. L'an dernier ce festival a attiré 55.000 personnes, Israéliens et touristes confondus.
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Culture
JSSNews est la cible de terroristes et a besoin de vous!
Chers lecteurs de JSSNews, chers amis, Comme vous pouvez le constater, depuis jeudi, et pour la troisième fois en moins d'une semaine, JSSNews subit une attaque de hackers palestiniens. Si les deux premières attaques ont pu être contrées avec une certaine facilité, il se trouve que cette troisième attaque, massive et contraignante, nous empêche de revenir en ligne pour l'instant. Selon nos estimations, JSSNews pourrait ne revenir en ligne que d'ici mardi au mieux. Une période longue et des sommes très importantes sont nécessaire pour mettre en terme définitif à l'attaque actuelle.
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Culture
Babi Yar, d'Anatoli Kouznetsov
Anatoli Kouznetsov avait douze ans lorsque l'armée allemande occupa Kiev en 1941. Il habitait un faubourg proche du ravin de Babi Yar, lieu où des dizaines de milliers de personnes ont été massacrées par les nazis. Lorsqu'il put s'aventurer dans le ravin, il ne trouva que des cendres et se jura de témoigner, un jour, de ce qu'il avait vu. Il consigna aussitôt ses souvenirs dans un cahier d'écolier et, durant vingt ans, l'augmenta de ses réflexions personnelles, en marge de l'histoire officielle qui taisait la vérité des massacres. Il y intégra des documents authentiques et des témoignages recueillis auprès des survivants, mena son enquête et composa un "roman-document" sur la souffrance que l'homme est capable d'infliger à l'homme, où s'entremêlent le fait historique, l'autobiographie et la réflexion sur les dictatures du XXe siècle.
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Culture
30 artistes d'Ackermann à Yankel. Peinture, sculpture, dessin, gravure, Véronique Chemla
La Capitale Galerie présente cette exposition collective éponyme. Parmi les œuvres montrées, deux tableaux du peintre et sculpteur Yankel. Des œuvres qui font éclater la distinction entre figuratif et abstraction. Né en 1920 à Paris, Yankel (Jacques) Kikoïne est le fils de Michel Kikoïne (1892-1968), peintre de la Ruche où il grandit. Après avoir passé quelques années en Afrique comme géologue, il se consacre dès 1950 à la peinture et à la sculpture. Et commence sa collection d’art brut ou primitif offerte au musée de Noyers-sur-Serein. C’est ce côté naïf ou enfantin qu’il apprécie chez Philibert-Charrin.
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Culture
1930, une année dans l'histoire du peuple juif, Jacques de Saint Victor
L'historien Simon Epstein dénonce le «double mythe» de l'inertie et de l'insouciance des Juifs avant la guerre. Même quand elles sont visibles, les grandes crises de civilisation sont rarement maîtrisables. Tel est au fond la remarquable - et triste - leçon de cet essai très utile de Simon Epstein consacré à l'attitude du «peuple juif» dans les années qui ont précédé l'arrivée de Hitler au pouvoir. L'auteur, qui s'était déjà illustré par un travail hors des sentiers battus sur un paradoxe français (dont le sous-titre dit tout: Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance), s'intéresse cette fois-ci à l'attitude des communautés juives dans le monde. L'historien entend dénoncer ce qu'il appelle un «double mythe», à savoir l'inertie et l'insouciance des Juifs avant la guerre.
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Culture
Emmanuel Ringelblum, L'archiviste du ghetto
Dans les ruines de l'ancien ghetto de Varsovie, le 18 septembre 1946. Des hommes fouillent les décombres à la recherche d'une mémoire enfouie et tombent sur dix boîtes de tôle, recouvertes d'argile et solidement ficelées. Ce sont les archives clandestines du ghetto de Varsovie. Mais l'enthousiasme s'effondre quand ils entendent le bruit de l'eau dans les boîtes... Elles sont confiées à des experts, et la première livre son secret: les carnets de reportages d'Eliyahu Gutkowski dans lesquels ressurgit le quotidien du ghetto. Ce trésor dissimulé dans le sous-sol du 68 de la rue Nowolipki (1), nous le devons à un homme, Emmanuel Ringelblum (1900-1944), et à son obstination contre la détermination des nazis à effacer toute trace de la vie juive. C'est son histoire qui nous est racontée dans ce livre à l'intensité dramatique constante. Samuel D. Kassow nous donne tous les détails du destin hors norme de l'archiviste clandestin du ghetto qui a conçu le projet Oyneg Shabes, «Joie du sabbat» en hébreu, pour que subsiste par-delà la mort la vie d'un monde.
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Culture
Yaffa Yarkoni, disparition d’une figure légendaire, par Shraga Blum
La « Voix d’Israël », la chanteuse Yaffa Yarkoni est décédée à l’hôpital « Reout » de Yad Eliyahou à l’âge de 86 ans. Yarkoni était atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis quelques années. Yaffa Yarkoni née Abramov était née le 24 décembre 1925 dans une famille immigrée du Caucase au début du XXe siècle. Elle avait commencé sa carrière de chanteuse au café familial « Tzlil » à Giv’at Rambam où elle se produisait avec son frère et sa sœur dans un ensemble appelé « Bamati ». En 1944 elle se mariait à Yossi Justin, volontaire juif dans l’armée britannique qui s’enrôla ensuite dans la Légion juive. Il fut tué en mars 1945 lors de combats en Italie près du fleuve Senio. Afin de perpétuer sa mémoire et celle de toute sa famille qui avait péri dans les camps de concentration, toute la famille Abramov prit le nom de « Justin ». En 1948, Yaffa épousait Shaïke Yarkoni un ancien combattant de la Hagana.
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Culture
Israël : rencontre avec une nouvelle génération de musiciens
C’est une petite fille en robe à bretelles et gros chaussons bleus qui ouvre la porte. Amanda, 7 ans, nous fait pénétrer dans la maison de la famille Alaev alors que des trombes d’eau s’abattent sur Rishon-le-Tzion, ville côtière à une demi-heure de route de Tel-Aviv. Il est tard, probablement l’heure d’aller au lit. Au lieu de quoi, la gamine court prévenir de notre arrivée. Quelques secondes suffisent pour que trois générations d’Alaev nous entourent. Il y a le père Ariel, l’oncle Amin, le frère Amir, la soeur Aviva et le cousin Alan. Allo Alaev, patriarche charismatique de cette tribu musicienne, fait son entrée coiffé d’une calotte et d’un gilet en soie. Parce que nous sommes français, Allo tient à évoquer ses rencontres parisiennes : Joséphine Baker, Marcel Marceau et Bruno Coquatrix, le directeur de l’Olympia où Allo s’est produit au sein d’une troupe russe dite folklorique. En soixante ans de carrière, il hésite sur le nombre de fois où il a fait le tour du monde. Mais il se souvient d’avoir partagé l’affiche avec Charlie Chaplin, serré les mains de Hailé Sélassié, de Hassan II, du shah d’Iran et embrassé Brejnev au Kremlin lors de la remise de son diplôme d’Artiste de la Nation.
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Culture
Cheikh Raymond - Une histoire algérienne par Bertrand Dicale
Raymond Leyris, alias Cheikh Raymond, portait un nom français, était juif et chantait en arabe. Né à Constantine en 1912, il fut le maître incontesté de la musique arabo-andalouse. Dans ce genre musical remontant aux siècles lointains de la splendeur arabe de l'Andalousie, il atteignit des sommets inégalés d'érudition et de puissance créatrice. Le 22 juin 1961, Cheikh Raymond est abattu d'une balle dans la nuque sur un marché de sa ville natale. Son assassinat déclenche le départ des Juifs de Constantine. Arrivé en France, son élève Gaston Ghrenassia, guitariste dans son orchestre, fera carrière dans la chanson sous le nom d'Enrico Macias.
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EN LIBRAIRIE - L'état à l'étoile jaune de Guy Millière
Faut-il y revenir encore ? Bien sûr qu' il le faut ! Les calomnies, les falsifications, les distorsions et les diffamations ne cessent pas. L'histoire est remplacée par la propagande. L'information se trouve submergée sous le flot incessant de la désinformation. Tout se passe comme si un consentement au crime se trouvait installé dans les têtes. Je parlerai ici d'Israël, mais en en parlant, je parlerai de bien davantage. La situation actuelle au Proche-Orient dépasse de beaucoup le Proche-Orient. Elle est une ligne de fracture et de séparation. Civilisation ou barbarie. Démocratie ou...