Réponse aux articles de Dounia Bouzar, Elisseivna

[Voir "Qui est Dounia Bouzar, du Conseil Français du Culte Musulman?". Voir aussi, du même auteur : "Un enseignement islamique de la haine en France". Et [Voir "Qui est Dounia Bouzar, du Conseil Français du Culte Musulman?". Voir aussi, du même auteur : "Un enseignement islamique de la haine en France". Et "Un Islam sans haine raconté aux enfants".


Voilà une dame censée s"occuper des jeunes, des jeunes délinquants, au ministère de la justice. Elle leur prescrit le théoricien de l"endoctrinement islamiste, Tariq Ramadan, et son émule, né en France, Hassan Iquioussen, auteur de propos d"un antisémitisme virulent. Elle consacre un ouvrage entier L"islam des banlieues (1) à les encenser comme "travailleurs sociaux". Autrement dit, à encenser deux personnages dont le but est défini par leur maître (2), Al Qaradawi, comme étant la soumission mondiale à l"Islam, c"est-à-dire deux personnages extrêmement dangereux pour la paix civile et la sécurité en France.

Or, voilà que Tariq Ramadan s"embrouille face à Monsieur le Ministre Nicolas Sarkozy, que son antisémitisme devient perceptible jusqu"à l"UMP (3), que des féministes peu soupçonnables (quoique... des "Surduts") s"interrogent, dans Libération (4), sur sa présence au FSE, que Marc Blachère dénonce, dans L"Humanité, la "haine antijuive" de Iquioussen (5).

Allons, allons, voilà qui risque de faire une ombre sur une crédibilité ...

La dame s"aperçoit donc, aujourd"hui, qu"elle s"est trompée, mea culpa : «Avant, en tant qu"éducatrice, j"appréciais le "nouveau discours religieux" des prédicateurs et des responsables associatifs musulmans, qui enseignaient des valeurs positives : du type "pour être un bon musulman, il faut ramasser les papiers sales de son quartier, porter les paquets de la vieille dame, faire des études, aller voter", etc. Aujourd"hui, je prépare une thèse et, sur la durée, j"ai vu se dessiner une situation plus complexe.» (6)

Dans un rapport sur les associations socioculturelles musulmanes (7), elle nous fait découvrir des choses extravagantes, mieux, elle les dénonce, voyez comme elle protège la République :

«Certains groupuscules dénommés "salafistes" (...) prônent, à l"instar du discours suivant, une lecture littérale hostile à toute valeur moderne".

Mais ce n"est pas de ces groupuscules dont elle se préoccupe :

«Le discours religieux des leaders associatifs étudiés ici s"inscrit exactement à l"envers de cette pensée. Il va s"agir de montrer que, par essence, l"islam est une référence moderne. Mais cet " islam moderne" ne se décline pas de la même façon dans les pratiques des associations».

Elle rappelle clairement que «Pour tous les leaders interviewés, l"islam représente la référence principale qui justifie l"engagement associatif. Apparaît à travers leurs discours la volonté commune de définir un islam universel moderne, au-delà des cultures spécifiques, souvent dépassées, dans lesquelles un certain nombre de jeunes nés en France ne se retrouvent pas.»

Parmi ces interviewés, elle distingue deux catégories :

«Même si ces animateurs [seconds cités parmi les interviewés] pensent que les textes religieux concernent tous les domaines de la vie, cela ne les empêche pas de recourir à des données non religieuses pour trouver de nouvelles explications et compléter leur argumentation. Ils n"hésitent pas à inviter des spécialistes de sciences humaines pour aborder, dans leurs débats, des thèmes qui étaient jusque-là traditionnellement traités par des "religieux"».

«Pour les premiers animateurs cités, que l"on va appeler "les islamisants", l"islam reste la source exclusive à partir de laquelle tout est conçu.»

«On peut se demander si ce processus de pensée selon lequel l"islam aurait tout inventé n"injecte pas dans l"inconscient des enfants pris en charge une vision du monde où la conception musulmane serait supérieure à toute autre, ne laissant pas de place à d"autres types de conceptions du monde.»

Ainsi, ce que Dounia Bouzar "révèle", pour synthétiser plusieurs pages d"un style assez jargonneux, c"est que certains responsables d"associations enseignent aux enfants que tout est dans le Coran, alors que d"autres leur enseignent que l"on peut apprendre d’autres choses que le Coran pour savoir comment se soumettre au Coran.

Voilà une grande nouvelle... toute personne connaissant les "ultra" religieux sait que ce genre de débat existe dans les religions.

Après ce constat, Dounia Bouzar se présente en défenseur des principes Républicains. Après avoir regretté un défaut d""examen rationnel des exégèses" :

«Accepter un travail herméneutique reviendrait à se priver de ce "modèle d"identification" en sapant cette vision mythique de l"univers musulman. Réfléchir à une méthodologie pour "déconstruire" les normes islamiques, élaborer un cadre de référence interprétatif des textes fondateurs, reviendrait à détruire toutes ces stratégies personnelles de contournement de certaines normes, puisque cela remettrait en cause la méthode utilisée : la sublimation elle-même. Un conflit d"intérêts s"établit donc entre le besoin immédiat des jeunes filles d"élaborer des outils pour contourner les normes au quotidien, et l"examen rationnel de l"histoire des exégèses, qui est pourtant la seule façon, à long terme, de remettre un certain nombre de normes en question.» (Propos qui mériteraient pour le moins certaines précisions...)

Dounia Bouzar préconise, en conclusion : «de chercher à vivre l"islam en contexte de modernité.»

Pour reprendre sa phrase complète : contre «le passage systématique et exclusif par le Coran» qui «peut faire intérioriser [aux jeunes] une vision du monde islamique supérieure à toute autre», il faut, selon elle :

«Une autre posture qui consiste à s"attarder sur la fonction du mythe mobilisé, sur la manière dont il est utilisé : on peut faire l"hypothèse que ce "nouveau discours religieux", de type mythique, des leaders, ne correspond qu"à une étape pour réactualiser le mythe musulman en réajustant ses images au nouvel environnement. La réactualisation du mythe montre que le destin d"un groupe humain évolue, se réorganise. Ce rapport d"adéquation du mythe à la réalité est capital. Il est au principe de sa fonction, qui est de rassembler un groupe d"hommes et de femmes autour d"un même ordre du monde et d"une même conception de l"existence : le souci de consensus. Or, il s"agit bien, tout au long de ce processus de recomposition religieuse musulmane, de chercher à vivre l"islam en contexte de modernité

- La belle prescription que voici, à nouveau…

Seulement voilà, un(e) démocrate se contrefiche que l"on enseigne qu"il faut se soumettre au Coran, avec ou sans l"aide des psys, ou des scientifiques des temps actuels, de façon "moderne" ou pas. Un(e) démocrate ne veut SURTOUT PAS d"un enseignement, qu"il soit plus large ou étroit, visant à apprendre aux jeunes comment se bien soumettre au Coran.

Un(e) démocrate ne veut pas, avant tout, que des enfants soient soumis uniquement à l"influence d"éducateurs pour qui «l"islam représente la référence principale» et qui ont «la volonté commune de définir un islam universel moderne», surtout pas lorsque l"adjectif "universel" est pris dans le sens "large" de "appelé à s"appliquer à tous", ce qui est bien le sens dans lequel l"entend Al Qaradawi.

Un(e) démocrate demande que l"on enseigne aux enfants les dangers de certains versets du Coran, l"utilisation impérialiste, guerrière, génocidaire, faite de cette doctrine, de ses "mythes", les nombreux et affreux crimes antisémites commis dans les pays musulmans au nom de l"Islam orthodoxe (et pas seulement des "traditions"), les crimes contre les femmes, commis en son nom. Un(e) démocrate demande que l"on ne s"abrite pas derrière les "traditions" pour prétendre que les crimes des Musulmans ne seraient pas dus aux Musulmans, ni liés aux textes islamiques eux-mêmes (que leur interprétation soit "juste", "vraie" ou pas).

Autrement dit, un(e) démocrate accepte que l"on enseigne une religion aux enfants, mais exige qu"on leur enseigne aussi la critique des religions, de toutes les religions, les crimes commis sous l"influence de leurs doctrines, en commençant par ceux de leurs propres "prophètes".

- Ah ! que voilà, en vérité, une prescription fort différente, en effet, de ce qui précédait...

Sur le fond, Tariq Ramadan s"est toujours démarqué des "salafistes" et a toujours écrit que tout n"était pas dans Coran, et préconisé l"intégration de la modernité dans le Coran. Dounia Bouzar recommande donc exactement la même chose qu"auparavant, dans son ouvrage sur l"islam des banlieues.

La seule utilité objective de ce texte, selon notre interprétation, est d"avertir les "salafistes" et les "islamisants" que leurs méthodes ne sont pas efficaces à long terme. On attaque les plus visiblement anti-démocrates, pour paraître soi-même démocrate, alors que le fond du message que l"on veut faire passer ("on", c"est-à-dire la pensée de Tariq Ramadan, ou celle de Dounia Bouzar, qui semblent bien être exactement les mêmes) est exactement le même, et absolument antidémocrate.

On a envie de dire que la manipulation est d"une grossièreté impressionnante.
  1. A la question large (sur l"enseignement et le contenu de l"Islam), on répond sur un point partiel, bien sélectionné, à savoir le type de référence inclus dans l"enseignement (le terme endoctrinement serait plus juste) : le Coran seul, ou d"autres données du monde passé et présent.
  2. On présente un fait, les différences dans l"ouverture ou non de ces références (rien que le Coran ou d’autres choses), comme une "découverte", comme "le" point central à considérer pour répondre à la question générale posée, - alors qu"il n"a rien de bien nouveau pour qui connaît un tant soit peu les débats religieux, et plus précisément, la littérature publiée en France par des islamistes.
  3. On ajoute un diagnostic avec lequel tout le monde ne peut qu"être d"accord : le risque d"inculquer aux jeunes que l"Islam est supérieur à tout.
  4. Fort de cet accord, de ce point incontestable, donc de l"approbation de l"auditeur (qui estime partagés par l"auteur ses valeurs pluralistes, démocratiques, égalitaires, etc., et les objectifs correspondants), on préconise benoîtement une solution centrée sur le point sur lequel on a focalisé l"étude, ce qui paraît tout ce qu’il y a de logique : un islam "moderne". Las ! Cette solution est en contradiction totale avec les principes pluralistes, démocratiques et égalitaires.

    Cette solution c"est, encore et toujours : laissons les jeunes dans l"Islam.

    Mettons leur un foulard "français", c"est à dire un foulard en tissu français. Voilà une autre recommandation de Dounia Bouzar (au cours d"une interview télévisée), qui résume bien sa conception de l"Islam en France et des droits des femmes.

    Là dessus, une perle de Tartufferie «Désislamisons le débat !» (8). Grand merci, Madame, de nous sauver de cette e(ho)rreur. Mais, au fait, vous vous souvenez, vous autres, d"avoir voulu l"islamiser, un jour ?! Mais oui, c"est vrai :"l"enseignement du fait religieux", vous voyez bien...

    En réalité, si quelqu"un préconisait d"islamiser le travail social, c"est bien Dounia Bouzar, et personne d"autre, à notre connaissance, même parmi ceux qui pensent qu"un enseignement sur les religieux accroîtrait la tolérance.

    Voilà donc, ici, une figure rhétorique bien hypocrite, qui tend à générer une confusion chez l"auditeur par un mensonge énorme, dit sur un ton empathique. Troublé par l"assurance et par l"empathie apparente, l"autre croit d"abord au mensonge, avant de faire appel à sa propre mémoire.

    On remarque surtout les manques de cette étude. Le sujet de ce rapport, tel que rédigé par l"IHESI, n"est pas mentionné, mais ce qui est cité par Dounia Bouzar, ce sont les questions, qu"elle annonce dans l"introduction de son rapport :

    «Comment fonctionnent ces associations musulmanes ? Ont-elles la capacité d"éviter l"enfermement et le communautarisme ? Peuvent-elles s"appuyer sur la religion comme tremplin vers une véritable citoyenneté nationale ? Vers une ouverture à des dimensions plus collectives et sociales ? Dans quelles conditions ? (...) Quel contenu et quelle fonction recouvre l"islam dans une société laïque ? [C’est moi qui souligne]. Se libère-t-il de la tutelle des pays musulmans ? Dans quelle logique s"effectue sa transformation ? Vers quels objectifs tendent ses animateurs ? Avec quelles aspirations ?».

    On ne trouve rien de rien sur le contenu de l"Islam, ni sur sa compatibilité avec la République. La question a disparu, s’est évanouie. Cela ne nous surprend pas.

    Il faudrait aborder la question des kilomètres de vociférations coraniques contre les "mécréants-qui-iront-en-enfer-et-subiront-de-douloureux-chatiments", anathèmes qui pourraient poser un léger problème dans une société laïque et tolérante.

    Il faudrait envisager de comparer le contenu de livres pour enfants où figure une phrase telle que : «Le Coran autorise beaucoup de choses qui nous semblent d"un autre âge : ce qu"il ne faut pas oublier, c"est qu"il a apporté, à l"époque, un progrès dans l"existence de nombreuses personnes. Quand, à ton tour, tu liras le Coran, ce sera à toi de réfléchir et d"agir selon ta conscience» (9), avec ceux qui annoncent l"enfer aux non-Musulmans.

    Bref, il faudrait certainement un blasphème (10), une "diffamation religieuse", une touche d""islamophobie".

    On trouve, par contre, bien au contraire, dans l"interview de Dounia Bouzar par Le Figaro, une attaque - là encore, par une pirouette mensongère - contre ceux qui peuvent critiquer l"Islam : «Les "défenseurs de l"islam" et les "défenseurs de la République", islamistes et laïcards, appréhendent le débat selon les mêmes termes : ils imaginent que c"est l"islam qui produit les comportements des jeunes. Et le cercle vicieux commence : d"un côté on dénigre l"islam, de l"autre on le surinvestit pour le défendre...». Comme si les "laïcards" voulaient ignorer les discriminations à l"embauche, la question de l"Algérie et autres données "produisant" (11) "les comportements des jeunes".

    Ce qu"un(e) démocrate exige, c"est que les enfants sortent de leur cercle musulmano-musulman, que ce soit à l"école ou pendant les loisirs, qu"ils puissent connaître réellement autre chose, la pensée "libre", les athées, les autres religions, toutes les autres philosophies.

    Il est évident que si les petits "français de souche" n"étaient renvoyés qu"au catéchisme et aux appels du Pape, avec ou sans conférences de scientifiques, de surcroît, on aurait des milliers de jeunes autour de Xavier Dor, et aucun avortement ne serait plus praticable, ni même, peut-être, aucun divorce. Le cas de l"Islam ne se pose pas en des termes différents, les jeunes de familles musulmanes ne fonctionnent, évidemment, pas autrement que leurs petits camarades.

    Un(e) démocrate exige aussi que les penseurs légitimant religieusement l"humiliation et le mépris des autres religions - et des juifs en particulier - soient condamnés pour incitation à la haine raciale (dans la mesure où cette incrimination existe), et en tout cas condamnés moralement par des rapports tels que ceux demandés à Dounia Bouzar.

    Il est assez incroyable (mais malheureusement pas du tout étonnant) de ne pas trouver, dans un rapport ayant pour sujet l"enseignement dispensé aux jeunes par les responsables musulmans, la dénonciation des prêches antisémites, des textes antisémites et anti-chrétiens, (tel celui d"Iquioussen, tel le livre pour enfants, avalisé par l"UOIF) (12). Nous vivons, depuis des années, des agressions entre enfants par antisémitisme, mais pas une ligne, pas une interrogation là-dessus, dans le rapport de Dounia Bouzar.

    Nous ne nous sommes pas attardé ici sur nombre d"autres ambiguïtés dans le rapport de Dounia Bouzar, notamment sur ce qu"elle dit du "contournement des lois"; ni sur des phrases telles que "l"apport de la civilisation arabo-musulmane au Siècle des Lumières".

    Dounia Bouzar se présente comme défenseur de la République, cherchant à lutter contre l"intolérance et le communautarisme. Nombre de phrases de son long texte sont là pour marquer cette position. Mais le sens global de ses propos ne confirme en rien cette présentation.

    Si, un jour, Dounia Bouzar préconise des mesures concrètes pour faire échapper les enfants à l"influence des religieux, si elle cesse de nous faire comprendre qu"ils ont besoin d"eux pour se construire, pour se sentir "sujets de l"Histoire", si, un jour, elle met autant d"ardeur à dénoncer l"antisémitisme ou le négationnisme enseignés aux jeunes par ses prédicateurs préférés (voir les attaques de Tariq Ramadan contre Bat Yé’or), qu"à faire leur éloge. Bref, si, un jour, elle cesse de présenter comme normal, inéluctable ou même "libérateur", pour les femmes (censées tenir un discours féministe en étant voilées) (13), l"endoctrinement des jeunes par des religieux, dont le projet islamique - la vie sous la référence absolue à l"islam - est exactement le contraire de la démocratie, alors il sera possible de la classer parmi les démocrates...

    En attendant, il est assez incroyable que ce soit à elle que s"adresse le IHESI, autrement dit, l"Institut des Hautes Études de la Sécurité intérieure.

    Elisseievna

    © upjf.org


    mai 2004

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    Notes de l’Auteur

    (1) Les prédicateurs musulmans : nouveaux travailleurs sociaux ? Editions Syros 2001.
    (2) On peut déduire cette parenté spirituelle du fait que Tariq Ramadan fait la préface du livre du Conseil européen de la fatwa, présidé par Al Qaradawi.
    (3) Le Journal des élus UMP du 3e arrondissement de Paris évoque une subvention de 10.000 euros, votée par le Conseil de Paris, et ajoute : ""Le MRAP a participé au Forum Social Européen, aux côtés du prédicateur controversé, Tarik Ramadan, qui a accusé ""les intellectuels juifs français"" de défendre ""Israël par réflexe communautaire". (Guysen.Israël.News).
    (4) 12 novembre 2003.
    (5) 17 janvier 2004.
    (6) Interview dans Le Figaro du 28 mai 2004.
    (7) Rapport à l"IHESI, publié par www.proche-orient.info, 28 mai 2004.
    (8) Le Figaro, 28 mai 2004.
    (9) Le Coran raconté aux enfants, éditions Les Portes du Monde, 2002.
    10) Selon les critères des radicaux.
    (11) Le terme est discutable.
    (12) Le Coran expliqué à mon enfant "Production" : Révélation, 30 rue Franklin - 93120 La Courneuve. Tél : 01/49349078.
    (13) Voir chapeau de l"interview du Figaro du 28 mai 2004.

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    Mis en ligne le 21 juin 2004 sur le site www.upjf.org.