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Propagande anti-israélienne

L'assassinat d'Elie Hobeika: un ensevelissement des secrets de Sabra et Shatilla

L"assassinat d"Elie Hobeika: un ensevelissement des secrets de Sabra et Shatilla

Jerusalem Issue Brief

Jerusalem Center for Public Affairs

Vol. 1, n° 17, 30 janvier 2002

Original anglais, traduction française par Menahem Macina, pour CJE
Ce document peut être reprodui

L'assassinat d'Elie Hobeika: un ensevelissement des secrets de Sabra et Shatilla

L"assassinat d"Elie Hobeika: un ensevelissement des secrets de Sabra et Shatilla

Jerusalem Issue Brief

Jerusalem Center for Public Affairs

Vol. 1, n° 17, 30 janvier 2002

Original anglais, traduction française par Menahem Macina, pour CJE
Ce document peut être reproduit et diffusé librement sous réserve de la mention du Copyright du Jerusalem Issue Brief, de celle du traducteur et de celle du site de reinfo-israel, avec l"indication obligatoire de son URL : www.reinfo-israel.com


Elie Hobeika connaissait la vérité sur l"innocence d"Israël dans les massacres de Sabra et de Shatilla, et c’est pour cette raison que beaucoup de gens avaient intérêt à le faire taire.

Elie Hobeika, l"ancien chef chrétien libanais de milice, a été tué par l’explosion d’une voiture piégée devant son domicile, dans une banlieue de Beyrouth, le 24 janvier 2002. Des officiels libanais ont immédiatement accusé Israël de l"assassinat, du fait que Hobeika avait déclaré qu"il projetait de témoigner dans l"affaire, instruite par un tribunal belge, concernant des allégations du rôle prétendument joué par le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, dans le massacre des Palestiniens des camps de réfugiés de Sabra et de Shatilla, durant la guerre du Liban, en 1982.

Pourtant, un examen attentif de matériaux récent à propos de Sabra et Shatilla indique que Hobeika était beaucoup plus préoccupé par ce que la cour belge révélerait de son propre rôle dans le massacre, que par les accusations fabriquées en Belgique contre le premier ministre d’Israël.


Le legs de la Commission de Kahane

Israël a créé sa propre commission d"enquête sur les événements qui se sont produits dans les camps de réfugiés de Sabra et de Shatilla. Le rapport de la Commission Kahane, publié le 8 février 1983, concluait :

· Israël n"a eu aucune responsabilité directe dans le massacre des Palestiniens qui a été perpétré par la principale milice chrétienne du Liban, les Forces Libanaises (qui incluaient également les Phalangistes), entre le 16 septembre et le matin du 18 septembre 1982. Quand l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal) informa le ministre de la défense, Ariel Sharon, des attaques des Chrétiens contre les Palestiniens, elle insista sur le fait que les massacres avaient déjà eu lieu. Les évaluations du nombre des morts varient de 328 (selon la Croix-Rouge) à 800 (selon des sources militaires israéliennes).

· Contrairement aux allégations tendant à attribuer à Israël la responsabilité de la participation de l"armée du Sud-Liban (ALS) du commandant Haddad, soutenue par Israël, les forces de l’ALS se trouvaient en réalité, à ce moment-là, au sud du fleuve Awali, et non dans le secteur de Sabra et de Shatilla.

· Ni le Mossad, ni les services de renseignements de l’armée israélienne n"avaient averti Tsahal ou l"échelon politique en Israël de ce que la milice chrétienne du Liban pourrait perpétrer un massacre si ses hommes étaient autorisés à pénétrer dans les camps de réfugiés palestiniens. Après l"assassinat du Président libanais pro-Israélien Bashir Gemayel, le 14 septembre 1982, Israël a été contraint de pénétrer dans Beyrouth-ouest pour éviter des désordres; il aurait préféré que l"armée libanaise régulière entre dans les camps palestiniens, où les groupes de terroristes palestiniens étaient encore actifs, mais l"armée libanaise a refusé.

· Néanmoins, la Commission Kahane a estimé que le Premier ministre Menahem Begin, le chef d’état-major, le lieutenant-Général Rafaël Eitan, et le ministre de la défense, Ariel Sharon, avaient une "responsabilité indirecte" dans la mort des Palestiniens, affirmant qu"ils auraient dû prévoir les massacres, même en l"absence de tout avertissement des services de renseignements. Toutefois, ce rapport ajoute: "Nous ne disons pas que la décision de faire entrer les Phalangistes dans les camps n’aurait dû être prise en aucun cas, ni qu’elle était totalement injustifiée."


Le témoignage du chef de la sécurité d"Eli Hobeika, Robert Hatem

Robert Hatem, "Cobra" - de son nom de code -, était le chef de la sécurité d"Eli Hobeika, au début des années 80. En 1999, il a publié une biographie non autorisée de Hobeika, intitulée "D"Israël à Damas", qui a été interdite au Liban. Hatem a mis en lumière une nouvelle preuve du rôle d"Elie Hobeika dans les massacres de Sabra et de Shatilla:

· Dans l"après-midi du 16 septembre 1982, avant que les Forces Libanaises ne pénètrent dans les camps de réfugiés palestiniens, "Sharon avait donné des ordres stricts à Hobeika (qui était le chef des services de renseignements des Forces Libanaises) de se garder de tout acte désespéré, au cas où ses hommes seraient pris d’une folie meurtrière". Pourtant, contrairement à cette directive, Elie Hobeika a donné ses propres instructions à ses hommes: "Extermination totale... les camps doivent être détruits".

· En 1982, Elie Hobeika entretenait des contacts secrets avec la Syrie et avait rencontré, la même année, Abdul Halim Khaddam, qui avait été ministre des Affaires Etrangères de la Syrie. Hatem accuse Hobeika d"avoir, en fait, cherché à servir les intérêts syriens en prenant part à la conspiration qui a abouti au meurtre du Président Bashir Gemayel, et en s’efforçant "de ternir la réputation d’Israël dans le monde entier", dans l’affaire de Sabra et Shatilla. En réalité, les massacres ont créé une situation stratégique entièrement nouvelle sur le terrain, forçant Israël à se retirer de la région de Beyrouth et à accepter l"interposition de forces internationales (Itamar Rabinovich, La guerre pour le Liban, 1970-1983, [1984]).

Hobeika a intenté un procès à l’éditeur du magazine arabe al-Hawadess, pour avoir publié une interview avec Robert Hatem. Mais Hobeika avait d’autres soucis afférents aux révélations de Hatem: ce dernier affirme, en effet, que Hobeika était le responsable de l"enlèvement et du meurtre de quatre diplomates iraniens, en 1982. Cette accusation ferait de Hobeika une cible potentielle du Hizbullah pro-Iranien.

Hobeika aurait donc pu avoir intérêt à témoigner en Belgique afin de blanchir sa réputation devant la communauté chrétienne du Liban, qui en est venue à le considérer comme un agent syrien. De plus, il y a ceux qui, comme la Syrie, pouvaient se demander avec inquiétude où mènerait le témoignage de Hobeika. Le soin que met Hobeika à ne pas accuser Sharon mérite l"attention. Vincent Van Quickenborne, un sénateur belge qui a rendu visite à Hobeika juste avant sa mort, a déclaré à la chaîne de télévision par satellite, al-Jezira, du Qatar, le 26 janvier 2002, que Hobeika avait expressément affirmé qu"il n"avait pas l"intention de désigner Sharon comme étant le responsable [du massacre] de Sabra et de Shatilla (IMRA janvier 27, 2002).


Réponses internationales à l’affaire de Sabra et de Shatilla

Le massacre de Sabra et Shatilla fut un acte horrible, que des cercles bien précis de la communauté internationale essayent de mettre directement au compte d"Israël, en dépit des conclusions de la Commission Kahane. Particulièrement digne d’attention est le fait qu’ont été passées sous silence d"autres attaques, qui ont jalonné la guerre civile du Liban, et dont ont été victimes des civils libanais innocents. Pour ne prendre qu’un exemple, le 21 janvier 1976, l’OLP fut directement responsable du massacre de 260 habitants chrétiens de la ville libanaise de Damour. La focalisation sélective sur Israël, qui n"a eu aucune responsabilité directe concernant Sabra et Shatilla, montre que cette initiative des tribunaux belges est majoritairement motivée par des intérêts politiques, plutôt que par des considérations de justice internationale.

Le choix d"Israël apparaît comme particulièrement flagrant, si on l’examine à la lumière d’autres exemple d’attaques plus récentes contre des civils, dans des conflits armés. En juillet 1995, une unité militaire serbe de Bosnie a massacré près de 8.000 musulmans bosniaques dans "l’enclave de sécurité" de l"ONU, à Srebreniça; un bataillon hollandais de l"ONU, qui faisait partie de la force de maintien de la paix UNPROFOR, n"a pas pris les mesures minimales de protection des musulmans bosniaques. UNPROFOR était sous le commandement d"un officier français.

Bien que les massacres se soient poursuivis durant des semaines, aucune mesure adéquate n"a été prise, par ceux qui avaient la responsabilité opérationnelle, pour mettre immédiatement fin aux attaques. Pourtant, pas un Etat européen, ni l"ONU, n"ont censuré l’échelon ministériel de la Hollande, de la France, ou de l"état-major de l"ONU, en ce qui concerne le cas de Srebreniça (Manfred Gerstenfeld, "Srebrenica: The Dutch Sabra and Shatilla" - Srebreniça: le Sabra et Shatilla hollandais -, Jerusalem Viewpoints, No. 458, 15 juillet 2001). Aucun Etat n"a suggéré d’adopter une doctrine de la "responsabilité indirecte", comme l"a fait Israël. Il est clair qu"en 1982-83, Israël s’est situé à un niveau beaucoup plus élevé que bien d"autres organisations internationale ne l"ont fait depuis.


Ce texte du Jerusalem Issue Brief est disponible en ligne à: www.jcpa.org/art/brief1-17.htm

Dore Gold, Publisher; Saul Singer and Mark Ami-El, Managing Editors. Jerusalem Center for Public Affairs (Registered Amuta), 13 Tel-Hai St., Jerusalem, Israel; Tel. 972-2-5619281, Fax. 972-2-5619112, Email: jcpa@netvision.net.il. In U.S.A.: Center for Jewish Community Studies, 1515 Locust St., Suite 703, Philadelphia, PA 19102-3726; Tel. (215) 772-0564, Fax. (215) 772-0566. Website: www.jcpa.org. © Copyright. The opinions expressed herein do not necessarily reflect those of the Board of Fellows of the Jerusalem Center for Public Affairs.

Article mis à jour le 23-03-2002

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