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Biographie d'Irwin Cotler, juriste canadien et défenseur du droit d’Israël à un traitement équitable
Cette personnalité hors du commun, dont l’intégrité morale et professionnelle fait l’unanimité, vient de poser un acte qui témoigne d’un courage et d’une indépendance d’esprit rares, en se démarquant, publiquement et sans ambiguïté, du parti pris anti-israélien systématique du Conseil de l’ONU pour les Droits de l’homme. Nous avons mis en ligne sa déclaration à ce sujet [1]. Il était indispensable que nous fassions de même pour sa biographie, afin que nos internautes connaissent mieux cet homme remarquable. (Menahem Macina).
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17/06/07

 

Cette biographie est  reprise du site Web de la circonscription fédérale de Mont-Royal (Canada)

 

 

Irwin Cotler est député de Mont-Royal [Canada], où il a d’abord été élu lors d’une élection complémentaire, en novembre 1999, remportant ce qui a été décrit comme étant « indiscutablement la victoire électorale la plus spectaculaire du siècle » (92 % des voix). Il a été réélu lors des élections générales de novembre 2000, de juin 2004 et de janvier 2006, avec la majorité libérale la plus élevée du pays.

Le Premier ministre l’a nommé ministre de la Justice et procureur général du Canada le 12 décembre 2003, et l’a nommé de nouveau à la suite des élections générales du 28 juin 2004. Le professeur Cotler a siégé aux comités de Cabinet suivants : affaires autochtones, affaires intérieures, affaires internationales, relations Canada-É.-U.; sécurité, santé publique et protection civile. Il est actuellement porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, et est membre du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, et du Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international.

Au titre de ministre de la Justice et de procureur général, il a aidé à changer le visage de l’appareil judiciaire en nommant deux femmes exceptionnelles, les juges Rosalie Abella et Louise Charron, à la Cour suprême du Canada, faisant de cette dernière la Cour suprême la plus représentative des femmes au monde. Il a été le premier à nommer juges à des tribunaux d’appel des membres des minorités visibles et de la communauté autochtone. Il a déposé des projets de loi pour la protection des enfants et d’autres personnes vulnérables, et le tout premier projet de loi criminalisant le trafic des personnes ; il a fait de la poursuite de la justice internationale une priorité, et il a annulé plus de condamnations injustifiées, en une seule année, que tout ministre avant lui.

Député depuis 1999, il s’est fait remarquer comme président de l’Action mondiale des parlementaires (Canada); comme fondateur de la coalition parlementaire multipartite « Sauvons le Darfour »; comme coprésident du Groupe parlementaire sur les droits de la personne, tout premier comité multipartite de la Chambre et du Sénat sur les droits humains ; comme membre du Comité exécutif de l’Union interparlementaire ; et comme membre honoraire du comité des femmes parlementaires. L’un des principaux défenseurs des droits de la personne, tant à titre de membre du parlement, qu’à titre personnel, il a dirigé la délégation canadienne au Forum international de Stockholm sur la prévention du génocide.

M. Cotler est actuellement en congé de son poste de professeur de droit à l’Université McGill, dont il dirige le programme des droits de la personne. Il préside InterAmicus, centre international de défense des droits de la personne situé à McGill. Il a été professeur invité à la faculté de droit de Harvard, Woodrow Wilson Fellow à la faculté de droit de Yale, et récipiendaire de huit doctorats honorifiques, dont un de l’Université York, dont la citation le décrit comme « un érudit et un défenseur de stature internationale ».

L’un des fondateurs du mouvement du « droit des pauvres » au Canada et du centre d’aide juridique de Pointe-Saint-Charles, il y a environ trente-cinq ans, il est aussi l’un des fondateurs du « projet Genesis », centre de services communautaires, situé dans sa circonscription de Mont-Royal, et l’un des architectes de ce qui est devenu un programme de services juridiques québécois et pan-national.

Avocat en droits de la personne sur la scène internationale, le professeur Cotler a défendu d'anciens prisonniers de conscience dans l'ex-Union soviétique (Andreï Sakharov), en Afrique du Sud (Nelson Mandela), en Amérique latine (Jacobo Timmerman) et en Asie (Muchtar Pakpahan). Il a, par la suite, assumé la tâche de conseiller juridique international pour Alexandre Nikitine, environnementaliste russe, pour Wole Soyinka, dramaturge nigérian lauréat d’un prix Nobel, pour le groupe chilo-canadien Vérité et justice dans l’affaire Pinochet, et pour le professeur KunLun Zhang, prisonnier politique sino-canadien. Plus récemment, il a assumé la tâche de conseiller du professeur Said Edin Ibrahim, principal défenseur de la démocratie dans le monde arabe. À l’occasion de la remise de l’un de ses doctorats honorifiques, ses étudiants ont dit de lui qu’il « faisait figure de pionnier en matière de défense des droits de la personne, que les causes qu’il a défendues servaient aujourd’hui de modèles en matière de défense des droits nouveau genre, et qu’il avait acquis une réputation internationale grâce à ses idées novatrices et à son dévouement à la cause des prisonniers politiques. » Un article du magazine Maclean’s le sacre « champion des opprimés ».

Spécialiste des droits constitutionnel et comparé, il a pris parti pour la défense de tous les articles de la Charte canadienne des droits et libertés dans ses plaidoiries, notamment en défendant des causes historiques en matière de liberté d’expression, de liberté de culte, de droit des femmes et des minorités, de crimes de guerre, de droits des prisonniers, et de droit de la paix. Il a comparu, à titre de témoin-expert en droits de la personne, devant des commissions parlementaires du Canada, des États-Unis, de la Russie, de la Suède, de la Norvège et d’Israël ; et il a donné des conférences dans de grands rassemblements internationaux d’universitaires et de professionnels, en Amérique, en Europe, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient.

Illustre militant de la paix, il a été chef de file du mouvement pour le contrôle des armes et a contribué à faire du « droit à la paix » un champ de recherche universitaire et une spécialité juridique. Le professeur Cotler a aussi participé aux démarches pour la paix au Moyen-Orient, à titre tant de spécialiste, que d’observateur. Au cours des trente-cinq dernières années, il a donné des conférences tant dans des pays arabes qu’en Israël, et il a participé aux dialogues de rapprochement entre Israéliens et Palestiniens. Il a été le premier ministre du gouvernement canadien à se rendre au Moyen-Orient, favorisant un programme commun pour la justice dans la région, et il a obtenu des ministres de la Justice de l’Égypte, de la Jordanie, d’Israël et de l’Autorité palestinienne qu’ils acceptent de participer au tout premier forum commun sur la justice.

Homme-phare de la lutte contre l’impunité et pour le développement du droit humanitaire international, le professeur Cotler a occupé le poste de conseiller au sein de la Commission d’enquête Deschênes dans le procès des criminels de guerre nazis. Il est intervenu à titre d’amicus curiae [2] devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, et il a joué un rôle de premier plan dans la création d’une Cour pénale internationale.

Vétéran de la lutte internationale contre le racisme et la discrimination, le professeur Cotler a été à l’avant-garde de la lutte internationale contre l’apartheid et a été l’architecte des recours juridiques contre le racisme, au Canada et à l’étranger, en sa qualité tant de ministre de la Justice que de conseiller pour des ONG nationales et internationales.

Les réalisations et l’expertise d’Irwin Cotler lui ont valu de siéger dans de nombreuses commissions d’enquête, gouvernementales et civiles : il a été président de la Commission internationale d'enquête sur l’affaire Raoul Wallenberg, président de la Commission sur la coercition et la discrimination économiques, et membre de la Commission d’enquête sur les crimes d'apartheid.

En 1992, le professeur Cotler a été nommé officier de l’Ordre du Canada, en reconnaissance de sa contribution extraordinaire à la cause des droits de la personne. Il est le seul Canadien élu à l’Académie universelle des cultures de Paris (1993) et le premier lauréat de la médaille commémorative du juge Walter Tarnopolsky, remise conjointement par l’Association du Barreau canadien, la Conférence canadienne des juges, l’Association canadienne des professeurs de droit, et la Commission internationale de juristes (1994). En septembre 1999, Irwin Cotler est devenu le premier récipiendaire de la médaille du Barreau de Montréal, en reconnaissance de sa contribution exemplaire à la cause de la justice, et, plus récemment, le premier récipiendaire du Martin Luther King Jr. Humanitarian Award. Il est lauréat de la première Médaille F.R. Scott pour services distingués, de la faculté de droit de l’Université McGill, pour ses capacités de direction et son travail communautaire ; il a été le premier récipiendaire du prix honorifique Frederick Johnson, en reconnaissance de capacités de direction dans la lutte contre le racisme; le récipiendaire du prix Philippe Pinel pour son travail au nom des opprimés dans le monde ; et du prix  Jean Mayer du citoyen du monde de l’université Tufts, en reconnaissance de « sa passion et de sa préoccupation de toujours pour les droits de la personne… pour une carrière éminente sous le signe de l’intégrité en droit international et en administration de la justice ».

 

© Circonscription fédérale de Mont-Royal

 

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Notes de la Rédaction d’upjf.org

 

[1] Voir "Autour du refus d’un parlementaire canadien de faire partie d’une mission de l’ONU à Gaza".

 

[2] Amicus curiae : "personnalité que la juridiction civile peut entendre sans formalités dans le but de rechercher des éléments propres à faciliter son information. Par exemple pour connaître les termes d'un usage local ou d'une règle professionnelle non écrite. L' " amicus curiae " n'est, ni un témoin, ni un expert et il n'est pas soumis aux règles sur la récusation. » (Citation extraite du Dictionnaire juridique en ligne). http://www.dictionnaire-juridique.com/definition/amicus-curiae.php

 

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Mis en ligne le 17 juin 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org
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