Cette biographie est reprise du site Web de la circonscription fédérale de Mont-Royal (Canada)
Irwin Cotler est député de Mont-Royal [Canada], où il a dabord été élu lors dune élection complémentaire, en novembre 1999, remportant ce qui a été décrit comme étant « indiscutablement la victoire électorale la plus spectaculaire du siècle » (92 % des voix). Il a été réélu lors des élections générales de novembre 2000, de juin 2004 et de janvier 2006, avec la majorité libérale la plus élevée du pays.
Le Premier ministre la nommé ministre de la Justice et procureur général du Canada le 12 décembre 2003, et la nommé de nouveau à la suite des élections générales du 28 juin 2004. Le professeur Cotler a siégé aux comités de Cabinet suivants : affaires autochtones, affaires intérieures, affaires internationales, relations Canada-É.-U.; sécurité, santé publique et protection civile. Il est actuellement porte-parole de lopposition officielle en matière de sécurité publique, et est membre du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, et du Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international.
Au titre de ministre de la Justice et de procureur général, il a aidé à changer le visage de lappareil judiciaire en nommant deux femmes exceptionnelles, les juges Rosalie Abella et Louise Charron, à la Cour suprême du Canada, faisant de cette dernière la Cour suprême la plus représentative des femmes au monde. Il a été le premier à nommer juges à des tribunaux dappel des membres des minorités visibles et de la communauté autochtone. Il a déposé des projets de loi pour la protection des enfants et dautres personnes vulnérables, et le tout premier projet de loi criminalisant le trafic des personnes ; il a fait de la poursuite de la justice internationale une priorité, et il a annulé plus de condamnations injustifiées, en une seule année, que tout ministre avant lui.
Député depuis 1999, il sest fait remarquer comme président de lAction mondiale des parlementaires (Canada); comme fondateur de la coalition parlementaire multipartite « Sauvons le Darfour »; comme coprésident du Groupe parlementaire sur les droits de la personne, tout premier comité multipartite de la Chambre et du Sénat sur les droits humains ; comme membre du Comité exécutif de lUnion interparlementaire ; et comme membre honoraire du comité des femmes parlementaires. Lun des principaux défenseurs des droits de la personne, tant à titre de membre du parlement, quà titre personnel, il a dirigé la délégation canadienne au Forum international de Stockholm sur la prévention du génocide.
M. Cotler est actuellement en congé de son poste de professeur de droit à lUniversité McGill, dont il dirige le programme des droits de la personne. Il préside InterAmicus, centre international de défense des droits de la personne situé à McGill. Il a été professeur invité à la faculté de droit de Harvard, Woodrow Wilson Fellow à la faculté de droit de Yale, et récipiendaire de huit doctorats honorifiques, dont un de lUniversité York, dont la citation le décrit comme « un érudit et un défenseur de stature internationale ».
Lun des fondateurs du mouvement du « droit des pauvres » au Canada et du centre daide juridique de Pointe-Saint-Charles, il y a environ trente-cinq ans, il est aussi lun des fondateurs du « projet Genesis », centre de services communautaires, situé dans sa circonscription de Mont-Royal, et lun des architectes de ce qui est devenu un programme de services juridiques québécois et pan-national.
Avocat en droits de la personne sur la scène internationale, le professeur Cotler a défendu d'anciens prisonniers de conscience dans l'ex-Union soviétique (Andreï Sakharov), en Afrique du Sud (Nelson Mandela), en Amérique latine (Jacobo Timmerman) et en Asie (Muchtar Pakpahan). Il a, par la suite, assumé la tâche de conseiller juridique international pour Alexandre Nikitine, environnementaliste russe, pour Wole Soyinka, dramaturge nigérian lauréat dun prix Nobel, pour le groupe chilo-canadien Vérité et justice dans laffaire Pinochet, et pour le professeur KunLun Zhang, prisonnier politique sino-canadien. Plus récemment, il a assumé la tâche de conseiller du professeur Said Edin Ibrahim, principal défenseur de la démocratie dans le monde arabe. À loccasion de la remise de lun de ses doctorats honorifiques, ses étudiants ont dit de lui quil « faisait figure de pionnier en matière de défense des droits de la personne, que les causes quil a défendues servaient aujourdhui de modèles en matière de défense des droits nouveau genre, et quil avait acquis une réputation internationale grâce à ses idées novatrices et à son dévouement à la cause des prisonniers politiques. » Un article du magazine Macleans le sacre « champion des opprimés ».
Spécialiste des droits constitutionnel et comparé, il a pris parti pour la défense de tous les articles de la Charte canadienne des droits et libertés dans ses plaidoiries, notamment en défendant des causes historiques en matière de liberté dexpression, de liberté de culte, de droit des femmes et des minorités, de crimes de guerre, de droits des prisonniers, et de droit de la paix. Il a comparu, à titre de témoin-expert en droits de la personne, devant des commissions parlementaires du Canada, des États-Unis, de la Russie, de la Suède, de la Norvège et dIsraël ; et il a donné des conférences dans de grands rassemblements internationaux duniversitaires et de professionnels, en Amérique, en Europe, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient.
Illustre militant de la paix, il a été chef de file du mouvement pour le contrôle des armes et a contribué à faire du « droit à la paix » un champ de recherche universitaire et une spécialité juridique. Le professeur Cotler a aussi participé aux démarches pour la paix au Moyen-Orient, à titre tant de spécialiste, que dobservateur. Au cours des trente-cinq dernières années, il a donné des conférences tant dans des pays arabes quen Israël, et il a participé aux dialogues de rapprochement entre Israéliens et Palestiniens. Il a été le premier ministre du gouvernement canadien à se rendre au Moyen-Orient, favorisant un programme commun pour la justice dans la région, et il a obtenu des ministres de la Justice de lÉgypte, de la Jordanie, dIsraël et de lAutorité palestinienne quils acceptent de participer au tout premier forum commun sur la justice.
Homme-phare de la lutte contre limpunité et pour le développement du droit humanitaire international, le professeur Cotler a occupé le poste de conseiller au sein de la Commission denquête Deschênes dans le procès des criminels de guerre nazis. Il est intervenu à titre damicus curiae [2] devant le Tribunal pénal international pour lex-Yougoslavie et le Rwanda, et il a joué un rôle de premier plan dans la création dune Cour pénale internationale.
Vétéran de la lutte internationale contre le racisme et la discrimination, le professeur Cotler a été à lavant-garde de la lutte internationale contre lapartheid et a été larchitecte des recours juridiques contre le racisme, au Canada et à létranger, en sa qualité tant de ministre de la Justice que de conseiller pour des ONG nationales et internationales.
Les réalisations et lexpertise dIrwin Cotler lui ont valu de siéger dans de nombreuses commissions denquête, gouvernementales et civiles : il a été président de la Commission internationale d'enquête sur laffaire Raoul Wallenberg, président de la Commission sur la coercition et la discrimination économiques, et membre de la Commission denquête sur les crimes d'apartheid.
En 1992, le professeur Cotler a été nommé officier de lOrdre du Canada, en reconnaissance de sa contribution extraordinaire à la cause des droits de la personne. Il est le seul Canadien élu à lAcadémie universelle des cultures de Paris (1993) et le premier lauréat de la médaille commémorative du juge Walter Tarnopolsky, remise conjointement par lAssociation du Barreau canadien, la Conférence canadienne des juges, lAssociation canadienne des professeurs de droit, et la Commission internationale de juristes (1994). En septembre 1999, Irwin Cotler est devenu le premier récipiendaire de la médaille du Barreau de Montréal, en reconnaissance de sa contribution exemplaire à la cause de la justice, et, plus récemment, le premier récipiendaire du Martin Luther King Jr. Humanitarian Award. Il est lauréat de la première Médaille F.R. Scott pour services distingués, de la faculté de droit de lUniversité McGill, pour ses capacités de direction et son travail communautaire ; il a été le premier récipiendaire du prix honorifique Frederick Johnson, en reconnaissance de capacités de direction dans la lutte contre le racisme; le récipiendaire du prix Philippe Pinel pour son travail au nom des opprimés dans le monde ; et du prix Jean Mayer du citoyen du monde de luniversité Tufts, en reconnaissance de « sa passion et de sa préoccupation de toujours pour les droits de la personne
pour une carrière éminente sous le signe de lintégrité en droit international et en administration de la justice ».
© Circonscription fédérale de Mont-Royal
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Notes de la Rédaction dupjf.org
[1] Voir "Autour du refus dun parlementaire canadien de faire partie dune mission de lONU à Gaza".
[2] Amicus curiae : "personnalité que la juridiction civile peut entendre sans formalités dans le but de rechercher des éléments propres à faciliter son information. Par exemple pour connaître les termes d'un usage local ou d'une règle professionnelle non écrite. L' " amicus curiae " n'est, ni un témoin, ni un expert et il n'est pas soumis aux règles sur la récusation. » (Citation extraite du Dictionnaire juridique en ligne). http://www.dictionnaire-juridique.com/definition/amicus-curiae.php
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