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Proposition de résolution condamnant les violences infligées aux femmes au Darfour
Viviane Teitelbaum, Jacques Simonet, Marion Lemesre et François Roelants du Vivier ont déposé une proposition de résolution condamnant les violences infligées aux femmes et aux jeunes filles au Darfour et dénonçant le viol stratégiquement utilisé comme arme de guerre et de destruction.
Communiqué de presse
18 janvier 2007
A lEst du continent africain, le Soudan vit, depuis des années, dans la guerre et la violence. Depuis plus de 20 ans, le pays est déchiré par des combats et des affrontements qui ont déjà fait des millions de victimes. Le Darfour, région du Soudan, connaît une véritable tragédie.
Tandis que les armées soudanaises commencent par bombarder les villages, les milices Janjawid, soutenues par le gouvernement de Khartoum, détruisent les villages, brûlent les maisons, pillent ou volent cultures et bétail, torturent, enlèvent et tuent des civils, opèrent des transferts de population obéissant à un schéma discriminatoire, violent des femmes et des jeunes filles.
Ces violences commises contre les femmes constituent une nouvelle arme de guerre. Il faut, en effet, ajouter aux sévices sexuels endurés par ces femmes, les conséquences à long terme sur leur situation et celle de leur groupe social.
Ainsi que le relevait un rapport dAmnesty International, le viol est utilisé ici comme moyen dhumiliation. Les Janjawid violent des femmes en public devant leur mari ou dautres membres de la famille. Des viols collectifs sont également signalés. Les femmes enceintes néchappent pas à la règle et sont elles aussi violées et tuées. A côté de la violation des droits fondamentaux, le viol sert ici à humilier la femme, sa famille, sa communauté.
Ces violences sexuelles ont encore dautres conséquences, moins visibles mais tout aussi destructrices pour ces femmes et leur entourage.
En effet, outre la violation des droits humains que constitue le viol, les femmes et les jeunes filles victimes de ces actes subissent ensuite la honte et le déshonneur qui y sont liés. Cest pourquoi, un certain nombre de ces femmes victimes cherchent refuge ou restent dans ces camps de réfugiés, éloignées de leur famille.
Les conséquences sur le plan médical sont catastrophiques, dans le contexte sanitaire et dhygiène publique qui prévaut au Soudan. Les risques de lésions graves et de complications, suite à ces violences, sont en effet très sérieux. Le danger est encore plus important dès lors que la plupart de ces femmes ont été excisées, ce qui augmente considérablement le risque de blessures pendant les viols et, par conséquent, celui de contracter une maladie sexuellement transmissible.
La Commission internationale denquête a qualifié ces violations des droits de lhomme, commises par les forces gouvernementales et les milices quelles contrôlent, de crimes de guerre et de crimes contre lhumanité. Elle a, par ailleurs, reconnu des aspects à lappui de la thèse du génocide, à savoir, dune part, lélément matériel (meurtres, atteintes graves à lintégrité physique ou mentale, soumission intentionnelle à des conditions dexistence susceptibles dentraîner la destruction physique), et, dautre part, lexistence dun groupe protégé que les auteurs dactes criminels semblaient viser.
Tandis que les armées soudanaises commencent par bombarder les villages, les milices Janjawid, soutenues par le gouvernement de Khartoum, détruisent les villages, brûlent les maisons, pillent ou volent cultures et bétail, torturent, enlèvent et tuent des civils, opèrent des transferts de population obéissant à un schéma discriminatoire, violent des femmes et des jeunes filles.
Ces violences commises contre les femmes constituent une nouvelle arme de guerre. Il faut, en effet, ajouter aux sévices sexuels endurés par ces femmes, les conséquences à long terme sur leur situation et celle de leur groupe social.
Ainsi que le relevait un rapport dAmnesty International, le viol est utilisé ici comme moyen dhumiliation. Les Janjawid violent des femmes en public devant leur mari ou dautres membres de la famille. Des viols collectifs sont également signalés. Les femmes enceintes néchappent pas à la règle et sont elles aussi violées et tuées. A côté de la violation des droits fondamentaux, le viol sert ici à humilier la femme, sa famille, sa communauté.
Ces violences sexuelles ont encore dautres conséquences, moins visibles mais tout aussi destructrices pour ces femmes et leur entourage.
En effet, outre la violation des droits humains que constitue le viol, les femmes et les jeunes filles victimes de ces actes subissent ensuite la honte et le déshonneur qui y sont liés. Cest pourquoi, un certain nombre de ces femmes victimes cherchent refuge ou restent dans ces camps de réfugiés, éloignées de leur famille.
Les conséquences sur le plan médical sont catastrophiques, dans le contexte sanitaire et dhygiène publique qui prévaut au Soudan. Les risques de lésions graves et de complications, suite à ces violences, sont en effet très sérieux. Le danger est encore plus important dès lors que la plupart de ces femmes ont été excisées, ce qui augmente considérablement le risque de blessures pendant les viols et, par conséquent, celui de contracter une maladie sexuellement transmissible.
La Commission internationale denquête a qualifié ces violations des droits de lhomme, commises par les forces gouvernementales et les milices quelles contrôlent, de crimes de guerre et de crimes contre lhumanité. Elle a, par ailleurs, reconnu des aspects à lappui de la thèse du génocide, à savoir, dune part, lélément matériel (meurtres, atteintes graves à lintégrité physique ou mentale, soumission intentionnelle à des conditions dexistence susceptibles dentraîner la destruction physique), et, dautre part, lexistence dun groupe protégé que les auteurs dactes criminels semblaient viser.
Cette tragique situation a déjà fait, à ce jour, plus de 300.000 morts et plus de 2.000.000 de personnes déplacées. Cependant, la communauté internationale garde un silence insoutenable.
Les députés MR demandent par cette proposition de résolution que le Parlement bruxellois :
Les députés MR demandent par cette proposition de résolution que le Parlement bruxellois :
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dénonce et condamne formellement les actes de barbarie visant spécifiquement les femmes et les jeunes filles soudanaises au Darfour ;
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dénonce le viol stratégiquement utilisé comme arme de guerre et de destruction. Il qualifie le viol et les autres violences sexuelles ayant pour conséquence lostracisme et le rejet des victimes de crimes contre lhumanité ;
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demande au gouvernement bruxellois dinitier ou dapporter son appui à des projets destinés à éradiquer ces violences, et demande quil intercède dans le même sens auprès des gouvernements fédéral, régionaux et communautaires ;
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demande au gouvernement bruxellois de préserver la mémoire des génocides arménien, juif et rwandais, pour lutter contre toutes formes de négationnisme ;
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invite le gouvernement bruxellois à mobiliser les citoyens et les décideurs belges et européens :
- en faveur dune intervention de lONU ;
- afin dobtenir le désarmement des milices Janjawid ;
- afin dobtenir larrêt des massacres des populations civiles au Darfour ;
- afin de soutenir lacheminement de laide humanitaire à destination des populations civiles du Darfour.
Cette proposition est ouverte à la co-signature des partis démocratiques
[Texte communiqué par Viviane Teitelbaum Hirsch, députée du MR (Mouvement Réformateur du Parlement bruxellois).]
Mis en ligne le 19 janvier 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org











