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L'anti-américanisme primaire des Socialistes, Victor Perez
Guysen Israel NewsJusqu’à ce jour et depuis la guerre en Irak, je me suis souvent demandé ce que l’on reproche exactement à George W. Bush pour que l’américanophobie française, ainsi que les tensions entre la France et les USA, s'amplifient à ce point. Grâce à une lettre ouverte de François Hollande, Premier secrétaire du parti socialiste, en date du 04 juin, intitulée «L’esprit du 06 juin», et adressée au Président américain, je suis enfin au parfum.
Après une mise en bouche et les fioritures circonstancielles, la lettre - écrite «au nom de cette amitié, (et) au nom de ces valeurs» communes - accuse :
« L’intervention unilatérale et sans justification que vous avez décidée en Irak, l’occupation de ce pays, le recours à des pratiques inacceptables de torture et d’humiliation, le mépris à l’égard de l’ONU, ne correspondent pas à l’idéal de justice qui imprègne tant votre peuple ». !?!?
Voici donc constitué le dossier socialiste à charge, qui ne diffère pas - ou peu - de celui de Jacques Chirac, ni de celui du Quai d’Orsay.
En effet, si l’intervention a été décidée par une coalition de pays, menée par W. Bush, et a passé outre au refus onusien, elle ne fut pas «sans justification». Car aucun pays, ni parti socialistes n’avaient alors remis en cause l’existence des Armes de Destruction Massive irakiennes (ADM). En faire aujourd’hui la critique c’est oublier, un peu vite, les propositions françaises d’accorder un délai supplémentaire aux inspections de l’ONU, ainsi qu’à Saddam Hussein pour qu’il désarme. Il semble donc que François Hollande ait la mémoire courte - voire sélective, si ce n’est partisane -, ce qui l’incite à "collaborer", voire encourager l’ambiance de lynchage politique et médiatique anti-américain qui prévaut aujourd’hui en Europe.
Que dire, ensuite, de l’accusation d’«occupation de ce pays» ? Qui peut croire raisonnablement que les Etats-Unis occupent l’Irak, comme, par exemple, la Syrie occupe le Liban, la Chine le Tibet, ou encore la Russie la Tchétchénie ? Toutes occupations – à l’évidence illégales - qui ne tourmentent pas le Bureau National de ce parti au point qu’il dénonce oralement, par écrit, ou en marchant, les visites officielles en France des despotes de ces trois pays.
Trois Présidents "fréquentables", qui, selon le PS, n’ont probablement pas - comme George W. Bush - «recours à des pratiques inacceptables de torture et d’humiliation». Car sinon, comment comprendre le silence des pontes socialistes et l’absence d’une exigence de jugement et de condamnation des tortionnaires syriens, chinois et russes, ou de leurs autorités respectives ? J’avoue que moi, je ne comprends pas.
Tout comme je ne saisis pas l’incompréhension du PS quant au « mépris [américain, ndlr de Primo-Europe] à l’égard de l’ONU». L’Onu dénommée - il y a longtemps et par un Français célèbre - «ce machin», qui vote, plus vite que son ombre, les résolutions anti-israéliennes, du fait de sa majorité systématique (et pro-dictatures arabo-musumanes) - à laquelle collabore aussi la France, qu’elle soit UMP, ou PS - et qui se tait lors de génocides réels, comme, par exemple, au Soudan. Organisation internationale qui, du reste, condamnerait sans hésitation les Etats-Unis, si ces derniers ne disposaient pas de la protection de leur droit de veto.
Pour conclure sa lettre, François Hollande en appelle à un retour «à l’esprit des pères fondateurs» des Etats-Unis, qui « a rassemblé contre la barbarie nazie, (et) pour la création d’une société internationale plus fraternelle», et sépare, sans appel, la «démocratie américaine» de sa «politique en Irak et dans le monde».
En raison de cette condamnation, la France ne pourra pas, un jour, se prévaloir d’une quelconque participation à la chute du tyran irakien et de son régime qui «occupaient» l’Irak et avaient «recours à des pratiques inacceptables de torture et d’humiliation» jusqu’à ce que mort s’ensuive, tout en ayant le plus grand «mépris à l’égard de l’ONU» et de ses lois internationales.
Tout comme le PS ne pourra pas, non plus, se glorifier de la liberté de pensée et de l’économie de marché que feront naître les forces vives ainsi libérées par la coalition, ni de la fin du programme «pétrole contre nourriture», qui appauvrissait la population tout en enrichissant le pouvoir en place et ses acolytes français ou onusiens, entre autres profiteurs.
Par ailleurs, à l’heure où, dans les rues françaises, l’on poignarde un étudiant parce que JUIF, au cri de «Allah est le plus grand», et qu’à cinq ou six, on en brutalise un autre, identifié comme fils d’un RABBIN, la gauche plurielle marche contre la présence, en France, du Président d’un régime démocratique, seul garant de sa propre liberté et de la nôtre.
Si l’on se souvient également que la population parisienne a tant peiné, il y a quelques semaines, à se réunir massivement pour manifester contre l’antisémitisme FRANÇAIS, on peut raisonnablement s’inquiéter de l’état d’esprit collectif actuel de ce pays.
A la lumière de ce triste constat, il est, d’ores et déjà et malheureusement, inutile de compter sur l’aide du Parti Socialiste pour corriger cette dérive.
Il a d’autres priorités électorales.
Victor Perez
© Guysen Israel News
[Texte aimablement communiqué par Simon Pilczer.]
Mis en ligne le 07 juin 2004 sur le site www.upjf.org.











