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Réaction de Powell à la procédure dont il est l'objet en Belgique
Département d’Etat, bureau du Porte-parole, 18 mars 2003(Extraits d’une transcription distribuée par le bureau des programmes internationaux de l'information, Département d'Etat des Etats-Unis. Site Web: usinfo.state.gov)
Question: Êtes-vous au courant de ce qu’il y a une plainte à votre encontre en Belgique?
Colin Powell: Oui.
Question: Comment y réagissez-vous?
C. Powell: Je vais faire une brève réunion de l'OTAN à ce propos.
(Rire.)
Question: Pensez-vous que cela affecterait ?… - vous avez dit hier que vous alliez bientôt partir - pas en Belgique, apparemment.
C. Powell: C'est un sérieux problème. Le pouvoir législatif belge continue à passer des lois et à les modifier à tout bout de champ, ce qui permet ces genre de poursuites, et c’est le même genre de loi qui a affecté le premier ministre Sharon. Je suis mentionné [dans la plainte] conjointement au Président Bush, à Cheney et à Schwartzkopf. Et avant même que quelque chose se soit produit, le président Bush et Donald Rumsfeld sont également mentionnés.
Maintenant je ne sache pas que les poursuites aient été enregistrées, d’autant que les avocats préparent les arguments pour intenter les poursuites et que la législation belge projette de rendre le processus plus facile encore. Nous avons averti nos collègues belges qu'ils doivent faire très attention à ce genre d’entreprise, ce genre de législation, parce que cela nous rend difficile d’aller dans des endroits où l’on court facilement un tel risque. Et je sais que cela pose problème au siège de l'OTAN, maintenant, et aux sièges des organisations internationales qui se trouvent en Belgique, et où les officiels - pas seulement ceux des Etats-Unis, mais ceux de n’importe quel pays, y compris ceux de M. Sharon - peuvent être l’objet de ce genre de procédure, et si vous y apparaissez, qui sait ce qui s’ensuivra ?
……………..
Question: Au cas où l'un d'entre nous devrait écrire sur l’affaire [du procès] belge, pouvez-vous nous dire de quoi vous avez été accusé et si vous pensez que cela peut avoir quelque incidence?
C. Powell: Oh, non - je suppose que vous avez lu dans le […] qu’il y a des lois belges qui permettent ce genre de procédure et dans mon cas et celui du Général Schwartzkopf et du Président Bush et de Cheney, je suppose, nous sommes accusés de - ou du moins cet avocat prépare un acte d’accusation, dont je ne pense pas qu'il ait été instruit pour l’instant - mais il prépare un procès nous accusant de crimes pour le bombardement du bunker [à Bagdad, où quelque 400 civils avaient trouvé la mort].
Vous vous souvenez du bunker qui a été atteint en 1991 ? [Ils affirment] que c’était un crime. Et selon le même rapport que j'ai en ma possession, ils sont prêts à accuser l’actuel Président Bush et Don Rumsfeld, et je n'y ai pas encore été inclus, mais je suis sûr que je le serai, pour tout ce qui pourra se produire.
Question: Diriez-vous que vous pensez-vous que c’est immérité?
C. Powell: Oui, naturellement.
…………………
Question: Avez-vous dit aux Belges qu'il pourrait y a un problème avec l'OTAN, qui se trouve à Bruxelles?
C. Powell: Eh bien, non … Mais je suis justement en train de dire que l'OTAN est embarrassée, parce que cela affecte la capacité de certaines personnes de se rendre en Belgique avec le risque d’être l’objet de ce genre de menace.
Kissinger a pris ce risque, comme vous le savez en nombre d'endroits dans le monde. Et s’agissant d’un endroit qui est un centre international, ils devraient être un peu préoccupés de cette situation.
(Fin de transcription)











