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Les Etats-Unis préserveront la liberté d'internet contre l'ONU
Comme l'illustre plaisamment la caricature ajoutée par mes soins à cette intéressante information : "Sur Internet, personne ne sait que tu es un chien". Et cet incognito déplaît aux Etats, qui veulent tout savoir, et pas seulement pour surveiller les pédophiles et les terroristes... (Menahem Macina).
1er octobre 2005
Sur le site de lUnion Républicaine
[La note liminaire, ainsi que le ciché et sa légende ont été ajoutés par la Rédaction d'upjf.org.]
La guerre du contrôle du Web naura pas lieu. Le débat actuel sarticule autour dun problème simple : cest celui de la maîtrise des serveurs racines du web ainsi que de l'ICANN [Internet Corporation for Assigned Names and Numbers]. Pour lheure, ce sont les Etats-Unis qui en assurent la protection et restent ainsi chef dorchestre, pour une raison simple, cest eux qui ont fondé lInternet et tissé la toile mondiale.
Les Nations Unies et plusieurs pays membres sen moquent, et après ny avoir jamais cru pendant longtemps, ils cherchent maintenant à se laccaparer en constatant le formidable pouvoir que le réseau mondial a créé.
Ils prétendent ainsi vouloir prendre part au contrôle et à la surveillance de lInternet. Non, comme les Etats-Unis, pour en assurer la continuité technologique et le développement économique autant que démocratique, en favorisant, notamment, la liberté dexpression sur le Net, mais, bien au contraire, pour imposer un pouvoir de censure sur le Web.
Les Nations Unies et plusieurs pays membres sen moquent, et après ny avoir jamais cru pendant longtemps, ils cherchent maintenant à se laccaparer en constatant le formidable pouvoir que le réseau mondial a créé.
Ils prétendent ainsi vouloir prendre part au contrôle et à la surveillance de lInternet. Non, comme les Etats-Unis, pour en assurer la continuité technologique et le développement économique autant que démocratique, en favorisant, notamment, la liberté dexpression sur le Net, mais, bien au contraire, pour imposer un pouvoir de censure sur le Web.
Sur Internet, personne ne sait que tu es un chien !
Tous avancent leurs arguments, la Chine, qui voit dans lInternet un «outil de subversion politique» contribuant à la «déstabilisation des Etats», et qui, chez elle, emprisonne des internautes pour avoir osé contester le régime communiste ; la France, qui veut empêcher la diffusion de sites Internet faisant la promotion didées prétendument « racistes », en fait anti-islamistes, et qui, elle aussi, poursuit et sanctionne judiciairement des internautes et animateurs de sites Web, en faisant se substituer la justice aux prédicateurs islamiques, et mène de véritables « djihads » dans les tribunaux contre tous ceux qui tentent de résister à lislamisation de la France sur le Net.Fort heureusement, les Etats-Unis viennent de faire connaître sans nuance leur opposition à ce changement de gestionnaire et à un transfert du contrôle de lInternet à lONU. « Nous naccepterons pas la prise en charge de lInternet par les Nations Unies », a déclaré David Gross, ambassadeur et coordinateur de la politique de la communication et de l'information des Etats-Unis au niveau international.
«Certains pays le désirent, mais nous pensons que cest inacceptable». A quelques semaines dune grande réunion de la Société de lInformation en Tunisie, David Gross juge que certains progrès ont été accomplis, mais rien sur la question de la gouvernance dInternet. Quant à lidée de transférer les pouvoirs de lICANN à une organisation intergouvernementale, sans doute sous légide des Nations Unies, Gross ny va pas par quatre chemins : « Nous pensons que cest inapproprié ».
Les Etats-Unis, parfaitement conscients des risques liés à la liberté de lexpression politique sur Internet, à laquelle ils tiennent farouchement, estiment en fait quen létat actuel, lONU est bien loin de garantir que les Etats ne profiteraient pas dun contrôle international du réseau mondial pour imposer subrepticement une censure politique progressive.
Les récentes déconvenues américaines face à la diplomatie mondiale - qui a montré, encore dernièrement à lAEIA, détranges connivences en donnant un blanc-seing à la bombe iranienne -, et les tentatives, françaises notamment (heureusement infructueuses), dintenter des procès contre des sites hébergés aux Etats-Unis (comme le nôtre) ne risquent pas dencourager les Américains à renoncer à leur rôle historique sur le Net, ni à lâcher du lest, dautant que le diplomate précité a précisé, à Genève : « Ce n'est pas un problème de négociation. C'est une question de politique nationale ». Dont acte !
Une chance pour la liberté dexpression dans le monde qui peut trouver là des raisons solides despérer en sa pérennité.
Une chance pour la liberté dexpression dans le monde qui peut trouver là des raisons solides despérer en sa pérennité.
© Union Républicaine
Mis en ligne le 03 octobre 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org











