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EDITO
En ces premiers jours de 2008, toute l’équipe de l’UPJF vous souhaite une très belle année pleine de paix et de joies. Permettez moi d’élargir ces vœux a notre organisation : souhaitons lui de continuer à conquérir de nouveaux adhérents sur la lancée de son exceptionnelle année 2007.
Souhaitons aussi que ceux qui la connaissent en parlent et fassent adhérer autour d’eux. Le propre d’une organisation comme la notre est de gagner des adhérents par ses actions : c’est ce qu’elle a fait l’année dernière dans notre pays lors de l’élection présidentielle et des élections législatives ainsi qu’en Israël lors des deux voyages exceptionnelles que nous y avons organisés l’un en Février auquel participaient des journalistes, l’autre fin Octobre destiné à dix députés appartenant à tous les partis démocratiques de notre pays.
Au cours de ces deux voyages, tous ont pu constater où Israël est le seul état démocratique de cette région, où il y a des élections libres, et où les partis arabes fonctionnent légalement. Il on pu rencontrer un ministre arabe et même des députés arabes qui peuvent dirent publiquement tout ce qu’ils pensent d’Israël.
Bref unanimement les journalistes comme les députés ont pu constater qu’Israël reste le phare démocratique de la région.
Nos amis ont également pu constater qu’Israël est un pays d’excellence en matière de recherche et de science, que ses universités peuvent être citées en exemple en dépit des problèmes que connaît sa jeunesse confrontée trop vite à la guerre.
Vous le savez, l’UPJF a décidé depuis longtemps de montrer la véritable image d’Israël aux hommes politique, aux intellectuels, aux médias et plus généralement à toutes les personnes qui influencent d’une façon ou d’une autre la vie politique et la politique étrangère de la France.
Israël va fêter cette année le soixantième anniversaire de son indépendance.
Quel chemin parcouru dans la difficulté mais toujours dans la dignité.
Nous participerons bien entendu aux festivités qui feront mieux connaître le pays si souvent calomnié. Souhaitons à l’état du peuple juif une très longue vie jalonnée d’événements heureux dans la paix retrouvée.
Pourtant sur "le conflit du Proche Orient" comment ne pas constater, comme les députés, qui ont participé à notre dernier voyage, que jamais l'état d'esprit des palestiniens n'a été aussi mauvais, jamais l'éducation qu'ils dispensent à leurs enfants n'a été aussi calamiteuse, jamais le courant islamiste n'a été aussi fort.
Pourtant certains pensent, y compris chez les israéliens, qu'il y a l'amorce d'un tournant et qu'émergent chez les palestiniens un noyau pragmatique qui, pour un ensemble de raisons intérieures mais aussi extérieures, tente de négocier avec ISRAEL.
Je reste sceptique et pour l'instant le chemin d'une vraie paix reste introuvable.
En France, Nicolas SARKOZY a été élu Président de la République pour 5 ans. Certains d'entre nous, comme d'ailleurs une grande partie de la communauté Juive de France ont voté pour lui. Pourquoi ?
D'abord parce que la communauté Juive est à l'image des autres communautés de notre pays : elle avait envie d'un changement de génération.
Ensuite, au delà de cette structure générationnelle qui a semble-t-il été très importante pour tous les français quelque soit leur ancrage, Nicolas SARKOZY a montré dans ses différentes interventions qu'il avait une écoute particulière des problèmes que rencontre ISRAEL en tant qu'Etat dans la région.
Heureusement, le souci du Président de la République n'est pas d'inscrire la politique de la France dans la seule tradition gaulliste.
Il y a une inflexion nouvelle de la politique française car avec ISRAEL, il y a maintenant des rapports plus sereins et plus apaisés. Il y a aussi proximité et franchise.
Une ère nouvelle dans les relations Franco-Israélienne démarre dans l'intérêt des deux pays.
En France, nous constatons qu'il n'y a ni fossé politique, ni fossé idéologique entre la droite et la gauche, pas plus qu'en Allemagne où les deux partis gouvernent ensemble, pas plus qu'en Grande-Bretagne ou en Espagne. Les différences sont sensibles, mais pas insurmontables.
C'est le moment d'aider Nicolas SARKOZY à créer l'irréversible en faisant entrer la France dans la modernité : fiscalité plus équitable, justice plus efficace, Universités plus libres et plus proches de l'entreprise, relations sociales pacifiées, travail récompensé, le chantier est immense.
Mais nous ne pouvons pas nous contenter de faire que notre mieux.
Nous avons une obligation de résultat.
Les contempteurs de l'ouverture doivent admettre qu'un vaste rassemblement n'est pas un obstacle à la réalisation des objectifs.
Il en est au contraire une condition.
Pour terminer, je voudrais vous avouer ma grande inquiétude sur l'Iran.
Aujourd'hui, les services secrets américains affirment que le programme nucléaire iranien n'est pas aussi avancé qu'on ne pensait laissant ainsi entendre qu'ils seraient disposé à discuter après les élections du mois de mars en Iran qui seront décisives.
Les américains feront tous pour favoriser l'élection des réformateurs et l'isolement d'AHMADINEJAD.
Je crains qu'ils ne soient prêts à ce marchandage où l'on troquerait la paie iranienne au Liban et en Irak contre l'impunité de TEHERAN dans son "affaire" d'armes atomiques. Il ne faut à aucun prix accepter ce "MUNICH PERSAN" sous couleurs américaines et multiplier les mises en garde fermes contre tous les marchés de dupes proposés par le guide suprême KHAMANEI et son Valet AHMADINESAD.
Je vous souhaite de nouveau à tous une bonne et heureuse année 2008.
Claude Barouch
Président de l’UPJF














