31/10/08
Intérieur
Les partis politiques se préparent aux élections
Les partis politiques israéliens continuent à se préparer activement en vue des élections anticipées annoncées pour le 10 février prochain.
Selon Haaretz, les proches du ministre des Transports, Shaoul Mofaz, de Kadima, refusent de renoncer à leur demande de réserver à M. Mofaz la deuxième place sur la liste de candidats du parti, et préviennent Tzipi Livni que si elle sabstient de le faire, lunité du parti au cours de la campagne électorale sen trouvera compromise. « Lunité passe par la réservation », déclarent-ils. Les proches de Shaoul Mofaz exigent également que Mme Livni garantisse au ministre des transports le statut de suppléant au Premier ministre et de « ministre de premier rang » au sein du gouvernement, au cas où Kadima gagnerait les élections.
Haaretz rapporte par ailleurs que le président du parti travailliste, Ehud Barak, a tranché hier en faveur de la tenue délections primaires pour élire les candidats du parti à la Knesset. Il a ainsi balayé linitiative de plusieurs députés travaillistes, qui voulaient annuler les primaires et maintenir la même liste de candidats que celle que le parti avait présentée aux élections de 2006. Maariv note quétant donné la faiblesse du parti travailliste dans les sondages, le ministre des Sciences, de la Culture et du Sport, Raleb Majadleh, envisage de quitter ce parti pour créer une quatrième formation politique arabe, et que la faction centriste religieuse, Meimad, qui a conclu une alliance avec les travaillistes depuis 1999, compte y mettre fin pour rejoindre Kadima.
Haaretz signale aussi quun des messages-clé qui seront mis en avant durant la campagne électorale du parti travailliste sefforcera de présenter Kadima comme un parti de droite, en rappelant la présence au sein de ce parti de personnalités de droite comme Tzahi Hanegbi, Shaoul Mofaz et Zeev Elkin. De plus, le parti travailliste mettra en valeur son propre caractère social-démocrate en se démarquant des opinions capitalistes du Likoud et de Kadima.
Quant au Likoud, Haaretz rapporte que son président, Binyamin Netanyahou, travaille à réserver une position-clé sur la liste de candidats du parti, à lancien ministre, Dan Meridor, qui a quitté le Likoud en 1999 pour créer le Parti du Centre. Certains députés du Likoud ont fait savoir à M. Netanyahou quils feraient tout leur possible pour torpiller cette initiative, car ils considérent M. Meridor comme un traître qui a lutté pendant longtemps contre son parti dorigine. Le journal note que M. Netanyahou souhaite également réserver une place de choix à lancien chef dEtat-major, Moshé Yaalon, et quil mène des négociations avec le député Efi Eitam, de lUnion Natoinale-PNR, concernant son éventuelle adhésion au Likoud.
Toujours selon Haaretz, les quatre partis de la droite nationale religieuse, qui ont déjà constitué une seule formation politique (lUnion Nationale-PNR) pour les élections de 2006 : le PNR, Tkouma, la faction religieuse de Moledet et AHI, envisagent de procéder à une fusion en créant un seul parti unifié. Ces quatre partis devraient annoncer leur union la semaine prochaine lors dune conférence de presse.
Régional
Olmert appelle la Syrie à reprendre les pourparlers indirects avec Israël
Haaretz rapporte que le Premier ministre, Ehud Olmert, envisage de relancer les pourparlers indirects de paix avec la Syrie, qui se font par le biais de la Turquie et qui ont été interrompus en août dernier, en raison de la crise politique en Israël. En effet, suite à lanticipation des élections et à léchec de Tzipi Livni à former un gouvernement, M. Olmert devrait rester à son poste jusquen mars 2009 et pourra donc promouvoir le processus de paix avec les Syriens durant le temps qui lui reste.
A Jérusalem, un responsable diplomatique de haut rang, cité par le journal, affirme que le cabinet de M. Olmert engagera la semaine prochaine des contacts avec le cabinet de son homologue turc, Racep Tayyip Erdogan, afin de coordonner avec Damas la date de la cinquième session de négociations entre les deux pays.
Le journal note toutefois que, malgré la volonté de M. Olmert de reprendre les négociations avec la Syrie, il pourrait rencontrer des difficultés, en raison des tensions récentes entre Damas et Washington, suite à lattaque américaine en Syrie. De plus, écrit le journal, bien quen menant ces négociations de paix, M. Olmert noutrepasse pas ses compétences en tant que Premier ministre dun gouvernement de transition, sa démarche pourrait tout de même essuyer les critiques de Mme Livni, qui a pris sa succession à la tête de Kadima. En effet, la ministre des Affaires étrangères Livni a affirmé hier au ministre turc de la Défense, qui était en visite en Israël, que la communauté internationale doit faire pression sur la Syrie pour quelle mettre fin à la contrebande darmes à destination du Hezbollah.
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Mis en ligne le 31 octobre 2008, par M.











