30/10/08
Intérieur
Sondage : Kadima et le Likoud au coude à coude
Haaretz donne un avant-goût dun sondage, dont lintégralité sera publiée dans lédition de vendredi (demain). Selon ce sondage, si les élections se tenaient aujourdhui, Kadima et le Likoud obtiendraient chacun 31 sièges à la Knesset, tandis le parti travailliste ferait le plus mauvais score de son histoire, avec 10 sièges seulement. Le parti travailliste deviendrait ainsi la quatrième formation politique du parlement israélien, derrière le parti dAvigdor Liberman, qui décrocherait, lui, 11 sièges.
En effet, 30 % des électeurs travaillistes aux élections de 2006 ont annoncé aux sondeurs leur intention de voter cette fois-ci en faveur de Kadima. En contrepartie, 20 % de lélectorat de Kadima en 2006 voteront cette fois-ci pour le Likoud.
Dans son commentaire de ce sondage, le journal explique quavec la répartition de sièges telle que la prévoit le sondage, le Likoud pourrait facilement former un gouvernement, avec différentes constellations possibles : soit avec Kadima et les travaillistes ; soit avec Kadima, les travaillistes et les partis ultra-orthodoxes ; soit avec Kadima, les ultra-orthodoxes et la droite ; soit avec les travaillistes, les ultra-orthodoxes et la droite.
En revanche, la présidente de Kadima, Tzipi Livni, se retrouverait en position difficile : le camp centre-gauche quelle dirige comprendrait 59 députés, dont onze députés arabes, quelle ne voudra dans tous les cas pas inclure dans son gouvernement, et deux députés verts, qui ne font que frôler le seuil de représentativité. Dans ces circonstances, conclut le journal, même si elle parvient à former un gouvernement, Mme Livni sera contrainte dy adjoindre un parti de droite ou ultra-orthodoxe, ce qui la limitera dans la promotion du processus de paix.
Le journal émet toutefois une réserve : selon le sondage, le camp de la droite comprend 61 députés, et celui de la gauche, 59 ; des événements dramatiques ou des fautes graves des candidats dici le 10 février peuvent tout à fait faire passer plusieurs mandats dun bloc à lautre. La situation sen trouverait alors changée du tout au tout.
Kadima et le Likoud se disputent les électorats laïque et russe
Selon Maariv, après son échec à former un gouvernement avec le parti séfarade-orthodoxe Shas, ce qui a mené à lanticipation des élections, la présidente de Kadima, Tzipi Livni, se tourne vers les électorats laïc et russe.
Dans une série dinterviews quelle a accordées hier aux médias israéliens de langue russe, Mme Livni sest efforcée de faire passer le message selon lequel elle ne se livrait pas au chantage des partis ultra-orthodoxes. Elle a ainsi affirmé son soutien à la mise en place du mariage civil en Israël et sest engagée à faire adopter une loi sur le mariage civil lors de la session actuelle de la Knesset, avant les élections.
Le mariage civil, notion farouchement désavouée par les ultra-orthodoxes, permettra à 265 000 personnes qui ne sont pas reconnues comme juives en Israël, pour la plupart des ressortissants de lex-union soviétique, de se marier en Israël avec des Juifs. Le journal rappelle que lélectorat russe qui représente 20 des 120 sièges de la Knesset est particulièrement convoité par le Likoud, Kadima et le parti dAvigdor Liberman.
En essayant lui aussi de se distinguer de Shas et de plaire à lélectorat laïc, poursuit Maariv, le président du Likoud, Binyamin Netanyahu, a déclaré hier à la Knesset que son parti conserverait le portefeuille de léducation dans le gouvernement quil formera après les élections. M. Netanyahou a fait cette déclaration, note Maariv, pour rassurer ses électeurs laïcs après quEli Yishaï, président de Shas, ait fait part de la volonté de son parti de réclamer le portefeuille de léducation.
Régional
Pérès et Olmert se sont excusés auprès de Moubarak, suite aux propos de Liberman
Sexprimant hier à la Knesset lors dune séance commémorative à la mémoire du ministre assassiné, Rehavam Zeevi, le député de droite (Israël Beitenou) Avigdor Liberman a critiqué les dirigeants israéliens qui « sabaissent à ramper aux pieds du président égyptien », sans que celui-ci fasse preuve de réciprocité : « encore et encore nos dirigeants se rendent en Egypte pour rencontrer Moubarak, alors que celui-ci na jamais accepté de venir en Israël en visite officielle. Tout dirigeant qui se respecte aurait conditionné ces rencontres à une expression de réciprocité. Sil veut nous parler, quil vienne ici ; sil ne veut pas venir, quil aille au diable ! ».
Le président Shimon Pérès et Ehud Olmert ont téléphoné à Hosni Moubarak pour lui présenter leurs excuses à la suite de ces propos. M. Pérès a fait part à M. Moubarak de ses regrets pour « ces propos déplacés envers le président égyptien et son pays, lors dune cérémonie de commémoration nationale ».
Ce nest pas la première fois quAvigdor Liberman provoque des tensions entre Israël et lEgypte, rappelle le journal ; en 2001, il a déclaré quen cas dattaque arabe contre Israël, ce dernier pourrait bombarder lIran et le haut barrage dAssouan en Egypte.
Par ailleurs, sans rapport avec cet incident, Hosni Moubarak a accordé au Yediot une interview dont lintégralité sera publiée demain. Moubarak y affirme quà sa connaissance, létat de santé du soldat enlevé, Guilad Shalit, est bon et que sa vie nest pas en péril car les Palestiniens savent bien que sils lui portent atteinte, « Israël ne libérera pas un seul prisonnier palestinien ». Le président Moubarak confirme en outre la réception par Guilad Shalit de la lettre qui lui a été adressée par son père, Noam, et transmise par le biais du président français, Nicolas Sarkozy, et il promet pour bientôt une lettre de réponse de Guilad, qui sera transmise à son père.
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Mis en ligne le 30 octobre 2008, par M.











