28/10/08
Intérieur
Tzipi Livni renonce à former un gouvernement
Le président de lEtat, Shimon Pérès, a annoncé hier officiellement à la présidente de la Knesset, Dalia Itzik, être parvenu à la conclusion que, dans létat actuel des choses, il est impossible de former un nouveau gouvernement. Selon la loi, écrit Haaretz, des élections législatives devraient donc se tenir le 10 février prochain.
Le président du groupe parlementaire Kadima, Yoël Hasson, a déposé hier une proposition de loi dautodissolution de la Knesset. Toutefois, dans les rangs de Kadima et du Likoud on estime quune telle loi est superflue car il semble impossible, sur un plan pratique, de tenir des élections avant le 3 février. De plus, des responsables de ces deux partis craignent que louverture du débat sur la date des élections mène à leur report au mois de mars.
La présidente de la Knesset, Dalia Itzik, réunira aujourdhui les chefs des différents groupes parlementaires afin de convenir de « règles du jeu » parlementaire pour les semaines à venir. La Knesset devra ainsi sabstenir de voter des lois controversées et ne pas approuver de propositions en lecture préliminaire. La session parlementaire dhiver, qui sest ouverte hier, pourrait se refermer dès mercredi prochain, pour cause délections.
Lors du discours quil a prononcé hier, en ouverture de la session parlementaire, le président Pérès a appelé les députés à un examen de conscience. « La confiance dans les institutions sest affaiblie et, plus encore, le crédit que les Israéliens accordent à leurs élus », a déclaré le président.
Le président du Likoud, Binyamin Netanyahu, sest, lui aussi, exprimé hier, en sa qualité de chef de lopposition. Dans son discours, M. Netanyahu a déclaré que les trois grands défis auxquels est confronté Israël sont : « la crise économique mondiale, la baisse permanente des résultats des élèves israéliens et, en premier lieu, les menaces contre la sécurité dIsraël, émanant dEtats et dorganisations terroristes. Le Likoud fera tous les efforts nécessaires pour parvenir à la paix, mais lhistoire nous a prouvé, à plusieurs reprises, que la paix doit se faire à partir dune position de force et non par faiblesse. Deux questions ne sont pas négociables : le retour de réfugiés et Jérusalem », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre, Ehud Olmert, a quant à lui annoncé quil resterait en poste jusquà la formation dun nouveau gouvernement, après les élections. Haaretz cite toutefois des responsables de la police, qui, au terme dune série dinterrogatoires effectués aux Etats-Unis, restent convaincus quil y a lieu dinculper Ehud Olmert dans les affaires Talansky et RishonTours. Selon ces responsables, il suffirait de quelques jours pour rédiger un acte daccusation.
La tenue délections anticipées en février prochain étant devenue une quasi-certitude, les partis politiques israéliens devront bientôt présenter leurs listes de candidats à la Knesset. Mais, écrit Haaretz, si Kadima et le Likoud ont déjà annoncé quils tiendront des élections primaires « ouvertes », auxquelles pourront participer tous leurs adhérents afin délire leurs candidats, au sein du parti travailliste de plus en plus de voix se font entendre en faveur de lannulation des primaires et du maintien de la liste du parti telle quelle était lors des élections de 2006. Seule différence, le président du parti, Ehud Barak, absent des élections de 2006 et qui sera, cette fois-ci, placé en tête de liste.
Cette idée bénéficie du soutien dune large majorité des ministres et des députés travaillistes mais est vivement contestée par le ministre sans portefeuille, Ami Ayalon, et par les députés Shelly Yahimovitch et Ophir Pinès-Paz, qui la qualifient danti-démocratique. Selon le journal, les institutions du parti travailliste devraient se réunir avant la fin de la semaine pour trancher cette question.
En effet, explique Maariv, les sondages créditant le parti travailliste dun score très faible (11 sièges, selon un sondage publié hier par le journal), les députés et ministres du parti craignent ne pas être réélus à la Knesset en cas de changement de leur position sur la liste. A cela sajoute la mauvaise situation financière du parti et le coût délections primaires.
Haaretz rapporte par ailleurs que, selon des proches de la présidente de Kadima, Tzipi Livni, une scission pourrait bientôt avoir lieu au sein du parti travailliste, et un groupe de députés, dirigé par le ministre sans portefeuille, Ami Ayalon, pourrait quitter le parti pour rejoindre Kadima. M. Ayalon a démenti hier ces affirmations tout en déclarant quil nexcluait pas de se présenter à nouveau à la présidence du parti travailliste contre Ehud Barak.
Régional
Israël accuse lEgypte : vos manuvres militaires sont dirigées contre nous
Des tensions sont apparues ces derniers jours entre Israël et lEgypte, suite à des manuvres militaires effectuées par larmée égyptienne, rapporte Maariv. Amos Guilad, directeur des affaires politiques au ministère israélien de la Défense, aurait protesté officiellement auprès de lEgypte contre ces manuvres, qui seraient, selon lui, « dirigées contre Israël ».
Le général Guilad, qui était récemment au Caire, a affirmé, lors de ses entretiens, quIsraël était inquiet de labsence de relations entre Tsahal et larmée égyptienne. Selon lui, « il ny a pas de visites dofficiers égyptiens en Israël, de délégations réciproques, ou de rencontres régulières entre homologues ». Il a ensuite fait savoir quIsraël était inquiet de « manuvres effectuées par larmée égyptienne, destinées à réagir à une menace de la part dIsraël, du fait quIsraël est considéré comme un ennemi et de limportance accordée par le commandement égyptien au renforcement de ses capacités militaires ».
Le ministre égyptien de la Défense, Hussein Tantawi, a répondu au général Guilad quun réchauffement des relations entre les deux armées pourrait avoir lieu dans lavenir, parallèlement aux avancées dans le processus de paix avec les Palestiniens. En ce qui concerne le renforcement militaire égyptien, M. Tantawi a affirmé à son interlocuteur israélien que les défis auxquels doit faire face lEgypte lobligent à mettre en place une force dissuasive efficace.
Malgré ce désaccord, ajoute le journal, la visite dAmos Guilad au Caire a été fructueuse et essentiellement consacrée à Guilad Shalit et au « package deal » égyptien destiné à régler la question de la bande de Gaza. Le chef des renseignements égyptiens, Omar Suleiman, a affirmé que si le plan égyptien était rejeté par le Hamas, le Caire ferait en sorte que lorganisation soit isolée, voire sanctionnée par la Ligue arabe.
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Mis en ligne le 28 octobre 2008, par M.











