16/10/08
Intérieur
Pourparlers
Les négociations entre le parti Kadima et le parti orthodoxe séfarade, Shas, se poursuivent. Selon des membres du Shas, cités par Haaretz, le parti, qui réclame une augmentation des allocations familiales à hauteur dun milliard de shekels (200 millions deuros), a rejeté hier après-midi loffre de 600 millions de shekels faite par Kadima. Le président du Shas, Eli Yishaï, a annulé hier, au dernier moment, pour des raisons familiales, la rencontre quil devait avoir avec la présidente de Kadima, Tzipi Livni.
Hier, Tzipi Livni a décidé dintensifier les pourparlers avec le parti ultra-orthodoxe ashkénaze, Yahadut Hatora, afin, écrit le journal, de signifier aux responsables du Shas quelle est capable de former un gouvernement sans eux. Toutefois, au terme de sa rencontre avec Tzipi Livni, le président du groupe parlementaire, Yahadut Hatora, Yaakov Litzman, a déclaré quaucune avancée navait eu lieu. M. Litzman a ajouté quil était peu probable que son parti entre au gouvernement sans le parti Shas, les principales revendications des deux partis étant identiques. « Si Livni pense pouvoir nous utiliser contre le Shas, elle se trompe », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Maariv cite un haut responsable de Deguel Hatora, un des partis qui constituent la liste de Yahadut Hatora, qui a déclaré hier quau-delà des difficultés qui pourraient apparaître au cours des négociations avec Kadima, le fait que Tzipi Livni soit une femme pourrait poser problème. Selon ce haut responsable, le chef spirituel de Deguel Hatora, le rabbin Yossef Shalom Eliashiv, a fait part, ces derniers jours, de sa position selon laquelle, selon la loi religieuse, « ce nest pas si simple de siéger au sein dun gouvernement lorsque le Premier ministre est une femme ». Si les négociations aboutissent, le rabbin Eliashiv aura à trancher sur cette question.
Tzipi Livni sest aussi entretenue hier avec le président du parti de gauche, Meretz, Haïm Oron, afin de préparer le terrain en vue de la rencontre entre les équipes de négociation des deux partis qui doit avoir lieu aujourdhui. M. Oron a souligné que Meretz ne participerait pas au gouvernement si une quelconque condition était posée quant aux négociations avec les Palestiniens.
Le parti des retraités à nouveau uni
Le président du parti des retraités, Rafi Eytan, et le président du groupe parlementaire Tzedek Lazaken, Moshe Sharoni, ont tenu hier une conférence de presse pour annoncer lunion de leurs deux partis, rapporte Haaretz. Cette « union » est, en réalité, une réconciliation, puisquen juin dernier, Moshe Sharoni et deux autres députés du parti des retraités avaient fait scission pour former leur nouveau groupe parlementaire. Un de ces deux députés dissidents, Elhanan Glazer, na pas participé hier à la cérémonie de réconciliation, mais on estime que, dans les prochains jours, il réintégrera, lui aussi, son parti dorigine.
Cette réconciliation, ajoute le journal, est le résultat des pourparlers pour la formation du nouveau gouvernement. En effet, la semaine dernière, Tzedek Lazaken sétait lancé dans des pourparlers avec le parti travailliste en vue dune éventuelle union, ce qui aurait permis au parti travailliste dagrandir son groupe parlementaire de dix-neuf à vingt-deux députés. Parallèlement, dans le cadre de ses négociations avec le parti Kadima, le parti travailliste a demandé et obtenu une augmentation des allocations-vieillesse. Voyant que le parti travailliste chassait sur les terres du parti des retraités, Rafi Eytan, qui affirmait encore il y a quelques jours quil refuserait de siéger au sein du gouvernement avec Moshe Sharoni, a proposé à ce dernier dabandonner leurs querelles intestines et de sunir à nouveau.
Cette réconciliation pourrait rendre la tâche plus difficile à Tzipi Livni qui, au lieu davoir face à elle quatre députés, devra à présent offrir une contrepartie à un groupe parlementaire de sept députés pour obtenir leur participation à la coalition gouvernementale.
Israël-Palestiniens
Israël souhaiterait la reconduction de la trêve avec le Hamas
Selon le Yediot Aharonot, Israël uvre, ces jours-ci, à la prolongation de la durée de laccord de trêve dans la bande de Gaza, qui a été conclu avec le Hamas en juin dernier. Cette question était au cur des entretiens qua eus le directeur des affaires politiques du ministère de la Défense, le général Amos Guilad, avec des officiels égyptiens, au Caire, dimanche dernier.
Depuis lentrée en vigueur de laccord de trêve, conclu séparément entre Israël et lEgypte et entre le Hamas et lEgypte, les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza ont presque totalement cessé, et les forces de sécurité israéliennes estiment quIsraël a fort intérêt à stabiliser et à approfondir cette trêve, intérêt que partagent lEgypte et le Hamas, ce dernier désirant la reconduction de la trêve au moins jusquà lété prochain.
Le journal émet toutefois une réserve : en décembre prochain, cela fera six mois que la trêve sera entrée en vigueur, et selon la promesse égyptienne faite au Hamas, au terme de cette première phase, Israël devrait létendre à la Cisjordanie et, parallèlement, augmenter le transit de personnes et de marchandises par les points de passage entre Gaza et lEgypte, ainsi quentre Gaza et Israël. Israël na toutefois jamais accepté ces conditions du Hamas, et ces divergences pourraient constituer un obstacle à la prolongation de la trêve.
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Mis en ligne le 16 octobre 2008, par M.











