27 septembre 2008
Source : Jérusalem Post 19 sept. 08
Texte repris du site de Un écho dIsraël.
Les Juifs dEthiopie sont patients et persévérants. Même si, à certains moments, le gouvernement israélien décide de fermer la porte, refusant toute autre arrivée dEthiopiens en Israël, les Juifs éthiopiens et leurs représentants à la Knesset ne baissent pas les bras. Des milliers attendent à Adis Abéba, des milliers également dans les montagnes du Gondar. Ce sont ces Falashas qui assurent être Juifs dorigine, même si leurs ancêtres se sont convertis au christianisme.
Le gouvernement actuel vient de se déclarer prêt à accepter la venue de 3000 nouveaux Ethiopiens, correspondant aux critères fixés pour le retour au pays. Les Ethiopiens ouvrent actuellement des écoles dans les villes du Gondar, où des milliers denfants pourront se préparer à la « nouvelle vie » qui les attend en Israël.
Le gouvernement éthiopien soutient ce projet qui est financé par des organisations juives américaines, sous la direction du North American Conference on Ethiopian Jewry (NACOEJ), et par les Communautés juives unifiées (UJC).
Daprès les organisateurs de ces écoles, il y a encore actuellement en Ethiopie 10 000 Falashas qui attendent, à Gondar et à Adis Abéba, dêtre « trouvés dignes » de faire leur aliya (immigration) selon les critères de la « loi de Retour ».
Grâce à ces écoles permettant aux enfants dapprendre lhébreu, la religion et la culture juives, ces nouveaux immigrants sintégreront plus facilement que les précédents.
Mais Israël va-t-il les laisser se préparer à un avenir incertain ? Et les organisations comme LUJC vont-elles continuer à fournir largent nécessaire non seulement pour ces écoles, mais aussi pour la survie de ces familles qui devront attendre encore des mois, voire des années ?
Même si Israël semble prêt à réétudier les cas de 3000 Ethiopiens dont la liste a déjà été approuvée en 1999 (liste Efrati), plusieurs responsables de communautés éthiopiennes et ceux qui les soutiennent insistent : « il y a 8000 à 10 000 Ethiopiens, dont on doit réétudier les dossiers, car ils correspondent aux critères de laliyah.
La patience et la persévérance des Ethiopiens seront-elles soutenues par la persévérance des donateurs?
Antoinette Brémond
© Un écho dIsraël
Mis en ligne le 3 octobre 2008, par











