Israël-Palestiniens
Un nouveau plan égyptien pour un règlement à Gaza
Selon Maariv, lEgypte a élaboré un nouveau plan multipartite pour mettre fin à la crise dans la bande de Gaza. Le journal a pris connaissance des détails de ce plan, qui comprendrait les éléments suivants : la création dun gouvernement dunion Hamas-Fatah et la reprise du contrôle de lAutorité palestinienne dans la bande de Gaza ; louverture du poste frontière de Rafah et la levée du blocus israélien de la bande de Gaza ; la poursuite de la trêve et de larrêt des tirs sur Israël ; la libération du soldat enlevé, Guilad Shalit, en échange de 450 prisonniers palestiniens ; lintroduction dans la bande de Gaza dune force militaire multinationale composée de soldats de pays arabes. Le journal nindique pas si lordre de ces éléments correspond à lordre chronologique de leur application. Le Caire, note le journal, a déjà entamé des contacts avec les factions palestiniennes en vue de sa mise en place. Le Hamas na pas encore fait part de sa réaction, toutefois, des sources égyptiennes estiment que les principes du plan pourraient servir de base à la poursuite des négociations avec lorganisation islamiste.
Le journal rapporte, par ailleurs, que le comité ministériel chargé de définir les critères pour la libération de prisonniers palestiniens en échange de Guilad Shalit, devrait se réunir aujourdhui pour débattre des nouveaux critères élaborés il y a un mois, et selon lesquels Israël pourrait libérer encore 80 prisonniers figurant sur la liste du Hamas en plus des 70 prisonniers dont la libération a déjà été approuvée. Si le comité adopte ces nouveaux critères, la liste israélienne comprendra 150 sur les 450 prisonniers dont le Hamas réclame la libération. Israël propose de libérer 300 prisonniers supplémentaires condamnés pour des délits moins graves et qui ne figurent pas sur la liste du Hamas.
Selon le journal, si les 80 nouveaux noms sont approuvés demain par le comité, le négociateur israélien, Ofer Dékel, transmettra la nouvelle liste aux Egyptiens, qui la communiqueront au Hamas. Ce sera la première fois quIsraël soumet au Hamas sa propre liste. Selon des responsables diplomatiques israéliens, « cest la meilleure offre que le Hamas puisse obtenir dIsraël ». Le journal estime toutefois quil y a peu de chances que le Hamas, qui vient de durcir ses positions et réclame désormais la libération de 1 500 prisonniers en échange de Shalit, accepte cette offre.
Diplomatie
Shimon Pérès répond à Ahmadinejad
Yediot Aharonot rapporte que le président israélien, Shimon Pérès, a choisi de répliquer aux propos tenus avant-hier par le président iranien, Mahmoud Ahmedinejad, devant lassemblée générale des Nations-Unies. « Le dirigeant iranien est un danger pour son peuple, pour la région et pour le monde entier », a déclaré dans son discours M. Pérès qui a qualifié de « honte » la participation de Mahmoud Ahmedinejad à lassemblée générale.
« Au cur de la violence et du fanatisme se trouve lIran. Il représente un danger pour le monde entier. Sa volonté dexercer une hégémonie religieuse et de contrôler la région divise le Proche-Orient, éloigne les chances de paix et affaiblit les droits de lhomme. Hier, du haut de cette estrade, le dirigeant iranien a renouvelé le mythe antisémite le plus sombre, celui des Protocoles des Sages de Sion, dans une tentative de raviver une des calomnies les plus abjectes de notre histoire », a déclaré Shimon Pérès.
Le président israélien a appelé les dirigeants des différents pays du Proche-Orient à venir dialoguer à Jérusalem, ajoutant quIsraël est prêt à accepter linvitation des pays arabes. Il a aussi appelé le président syrien, Bachar Assad, à suivre les traces du président égyptien, Anouar Sadate, et du roi Hussein de Jordanie, qui se sont rendus à Jérusalem. « Les Premiers ministres israéliens ont fait comprendre à la Syrie quen échange de la paix nous étions prêts à envisager un compromis global, nous attendons une réponse », a-t-il déclaré.
Shimon Pérès, ajoute Haaretz, a également fait part de son optimisme concernant les négociations avec les Palestiniens : « Nous avons essayé de faire aboutir les négociations cette année, mais cela prendra encore quelque temps. Les deux camps ont accepté la création dun Etat palestinien aux côtés dIsraël. Nous avons accepté davancer, malgré les changements de dirigeants qui pourraient avoir lieu et il me semble que nous pourrons parvenir à lobjectif lannée prochaine. Je sais que linquiétude grandit et que certains estiment que la paix est encore loin, ma longue expérience moffre une perspective différente. Jai vu des moments de paralysie et de recul tout au long de ce voyage, aujourdhui je sais reconnaître une voie qui va dans le bon sens ».
Intérieur
Barak exigera de Livni quelle lui confie le dossier syrien
Haaretz rapporte que la ministre des Affaires étrangères et nouvelle présidente du parti Kadima, Tzipi Livni, et le président du parti travailliste, Ehud Barak, se sont rencontrés hier, pour la deuxième fois, afin de discuter de la participation du parti travailliste au gouvernement que doit former Mme Livni. Au cours de leur entretien, Mme Livni a assuré M. Barak de sa volonté de créer un partenariat de longue durée, plein et franc, entre les deux partis, afin de gérer ensemble les affaires de lEtat. Elle a en outre garanti que le statut privilégié du parti travailliste au sein du gouvernement serait préservé.
Le journal rapporte, par ailleurs, que des représentants de Mme Livni ont rencontré hier les députés du parti de gauche, Meretz, qui devrait décider aujourdhui sil entame ou non des négociations en vue de son entrée au gouvernement Livni.
Selon des responsables travaillistes cités par le journal, vu sa victoire serrée aux élections primaires et les problèmes internes au sein de Kadima, Tzipi Livni estime que son parti se trouverait dans une position défavorable en cas délections anticipées. Elle aurait, par conséquent, pris la décision stratégique de faire des efforts considérables afin de former un gouvernement avec le parti orthodoxe séfarade, Shas, et les travaillistes.
Le journal rapporte par ailleurs quEhud Barak devrait exiger de Mme Livni quelle lui confie la tâche de mener les négociations avec la Syrie dans le futur gouvernement, et quelle lui garantisse quil sera « impliqué de façon pleine et continue, en temps réel » dans les pourparlers avec les Palestiniens. Selon le journal, M. Barak naurait pas encore évoqué ces demandes auprès de Mme Livni, mais devrait le faire au cours des négociations. Selon des responsables travaillistes, Ehud Barak veut être chargé du dossier syrien, car il estime que les questions liées à la défense en constituent un élément majeur.
Yediot Aharonot note, quant à lui, que le groupe parlementaire travailliste doit se réunir aujourdhui pour donner son feu vert de principe à la participation du parti au gouvernement Livni, tout en lui soumettant une série de demandes : laugmentation des allocations de retraite, laugmentation du déficit budgétaire de 1,7% à 2,5%, et la suppression de toutes les initiatives controversées du ministre de la Justice, Daniel Friedman.
Un avion dEl Al escorté par larmée de lair suite à une alerte à la bombe
Deux F-15 de larmée de lair israélienne ont été envoyés hier pour escorter un avion de la compagnie El Al qui effectuait le trajet de Paris à Tel-Aviv.
Selon Yediot Aharonot, il y a quelques jours un courrier électronique signé « al-Qaïda » est parvenu aux bureaux de la compagnie El Al. Dans ce message, il était dit : « Nous viserons le vol 324 du 24.9.08 ». Les services de sécurité sont arrivés à la conclusion quil ne sagissait pas dune véritable menace, mais ont tout de même décidé de renforcer les mesures de sécurité autour de ce vol.
Après le décollage de laéroport Charles de Gaulle, lappareil a été escorté par des appareils de larmée de lair française. Selon un haut responsable israélien, bien quelles aient, elles aussi, conclu quaucune véritable menace ne pesait sur le vol, les autorités militaires françaises ont saisi cette occasion pour effectuer un exercice daccompagnement en vol. Les aviations dautres pays survolés par lavion ont, elles aussi, suivi lappareil.
Enfin, en Israël, il a été décidé descorter lappareil depuis son entrée dans lespace aérien israélien et jusquà latterrissage. Lopération a été suivie par le Premier ministre, Ehud Olmert, qui a dû donner à lavion lautorisation de se poser. Conformément aux procédures de sécurité, latterrissage sest effectué dans un lieu éloigné du terminal, et de nouvelles vérifications ont été faites avant de laisser les passagers débarquer.
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Mis en ligne le 25 septembre 2008, par M.











