15 septembre 2008
Sur le site de Un écho dIsraël.
Israël excelle dans de nombreux domaines : télécommunications, armement, médecine, bio-technologies, électronique. En un demi-siècle, Israël sest lancé dans une course technologique effrénée et figure en dix-septième position, avant le Japon, lIrlande et la France, dans le classement 2008 du Forum Economique Mondial des nouvelles technologies mondiales de linformation et des communications. Les universités, lInstitut Weizman, le Technion de Haïfa sont à la pointe de découvertes cruciales et travaillent avec le monde de lindustrie, ce qui permet une mise en application des découvertes.
Tout cela est connu et on la rappelé à loccasion du soixantième anniversaire dIsraël. Mais ce qui est également connu, cest la fuite des cerveaux à létranger. Autant Israël est riche en prix Nobel et créateurs de start-up, autant se profile le danger de cette émigration : un universitaire sur quatre émigre aux Etats-Unis, fuyant les bas salaires et les budgets de recherche limités. Israël fait face à un exode 6 fois supérieur à celui des Etats européens. LEtat dIsraël a pour principale richesse sa matière grise, mais, déjà en 2007, 25 000 employés du secteur high-tech ont quitté le pays, et leur nombre ne fait quaugmenter.
Le professeur Aaron Ciechanover, prix Nobel de chimie 2004, professeur au Technion de Haïfa, compare cet exil à celui des scientifiques allemands davant la Shoa, qui ne sont pas revenus. Ces départs ont pour destination principale lAmérique, où les salaires sont huit fois plus élevés. Même sils percevaient un bon salaire comme professeurs duniversité en Israël, ils ne pourraient, faute de moyens et de temps, se consacrer à la recherche.
33% des professeurs israéliens en informatique enseignent dans les 40 meilleures universités américaines. « Nous sommes très bons », dit le professeur Dan Ben David, professeur de sciences économiques et politiques à lUniversité de Tel Aviv. « Si nous réussissons à tel point à intégrer les meilleurs établissements du monde, cela veut dire que nos universités ont un très haut niveau international. » Mais, en même temps, cela prouve aussi que le système éducatif israélien fonctionne très mal, puisque, dit-il, « nous ne pouvons garder nos étudiants. »
Le gouvernement commence à sinquiéter sérieusement de cette situation et a mis en place un projet intitulé : « Rentrer à la maison ». Ce projet comprend une exemption dimpôts sur les revenus à létranger pendant 10 ans, des emplois assurés, des prêts pour créer une entreprise. Ce projet concerne 650 000 Israéliens à létranger, dont 450 000 en Amérique.
Cette fuite des cerveaux est une perte pour la science et son application - dans le domaine de la sécurité nationale, entre autres, et dans tous les autres secteurs. Pour les universités où lâge moyen des professeurs est de 55 ans et plus, la relève des jeunes est problématique.
© Un écho dIsraël
Mis en ligne le 25 septembre 2008, par











