09/09/08
Intérieur
Sil est incriminé de blanchiment de fonds, Olmert risque de faire de la prison ferme
Selon une source au sein de lappareil judiciaire, citée par Haaretz, il y a de bonnes chances pour que le Premier ministre Ehud Olmert soit incriminé de délits relatifs à la loi sur le blanchiment de fonds. Dans ce cas-là, estime cette source, il risque dêtre condamné à une peine de prison ferme, la peine maximale prévue par la loi pour ce genre de délits étant de dix ans demprisonnement.
En effet, affirme une autre source juridique, les délits relatifs au blanchiment de fonds sont des délits relativement faciles à prouver, dautant que, selon la loi israélienne actuelle, adoptée dans le cadre de ladhésion israélienne à la campagne internationale contre le blanchiment de fonds, il nest pas nécessaire pour la police et le parquet de prouver quune activité criminelle est à lorigine des fonds non déclarés. Dans le cas dEhud Olmert, il suffirait, pour le condamner, détablir quil a reçu des sommes importantes en liquide sans en informer les autorités compétentes et sans en garder de trace écrite officielle.
Une experte juridique citée par le journal explique que, dans le cas des délits relatifs à la loi sur le blanchiment de fonds, la gravité de la sanction dépend notamment de lintention du condamné, cest-à-dire de sa volonté réelle de ne pas informer le fisc des fonds reçus, et de limportance des sommes.
Haaretz rapporte par ailleurs que la police et le parquet font pression sur deux proches dEhud Olmert, son assistante personnelle, Shula Zaken, et son ancien associé, Me Uri Messer, afin quils collaborent avec la justice et aident à incriminer le Premier ministre. Avant-hier, la police a recommandé dinculper ces deux anciens collaborateurs du Premier ministre, mais des sources impliquées dans lenquête estiment que la principale raison de cette démarche est la volonté de les pousser à incriminer Ehud Olmert.
Jusquà présent, Mme Zaken a refusé de collaborer avec les policiers, toutefois, son avocat a déclaré hier quaprès que la police ait recommandé dinculper le Premier ministre, les circonstances ont changé. Maariv cite, quant à lui, des proches de Mme Zaken, qui affirment quelle continuera à garder le silence, au moins jusquà laudition à laquelle elle a droit avant son inculpation.
Livni et Mofaz font pression pour que Shitrit et Dichter quittent la course à la présidence de Kadima
Les deux candidats en tête de la course à la présidence du parti Kadima, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le ministre des Transports, Shaul Mofaz, souhaitent éviter un second tour de scrutin, qui aura lieu si aucun des candidats ne parvient à obtenir 40 % des suffrages le 17 septembre prochain. Pour éviter un tel cas de figure, écrit Haaretz, Mme Livni et M. Mofaz cherchent à convaincre les deux autres candidats : le ministre de lIntérieur, Meir Shitrit, et le ministre de la Sécurité intérieure, Avi Dichter, de se joindre à eux.
Selon le journal, les deux favoris auraient offert à Meir Shitrit un portefeuille de premier plan dans le gouvernement quils formeront en cas de victoire, en échange de son retrait de la course. Shaul Mofaz aurait ainsi proposé à M. Shitrit le portefeuille des Affaires étrangères et le titre de vice-premier ministre. Le ministre de lIntérieur a toutefois décliné toutes les offres qui lui ont été faites de part et dautre, déclarant quil a lintention de rester dans la course « jusquau bout ». Avi Dichter et ses proches ont, pour leur part, démenti que des offres de ce genre leur aient été faites.
Israël/Palestiniens
La liste des prisonniers à libérer en échange de Shalit a été remise à Olmert
Haaretz rapporte que le comité ministériel chargé détablir une nouvelle liste de prisonniers palestiniens, quIsraël pourrait libérer en échange du soldat enlevé, Guilad Shalit, a terminé son travail et a remis la liste actualisée au Premier ministre, Ehud Olmert. La nouvelle liste comprend les noms de quatre cent cinquante prisonniers. Selon le journal, Ehud Olmert na pas encore décidé sil approuvera ou non cette nouvelle liste et si celle-ci sera remise au Hamas par le biais de lEgypte comme étant une offre israélienne officielle. Il devrait débattre de cette liste avec les ministres Barak et Livni dans les jours à venir. Le journal fait remarquer que si cette liste est approuvée, ce sera la première fois quIsraël fait sa propre contre-proposition plutôt que de se contenter de réagir à celle du Hamas.
Parmi les quatre cent cinquante prisonniers de la nouvelle liste, soixante-dix sont des prisonniers réclamés par le Hamas et dont la libération a déjà été approuvée par Israël. Dautres sont des prisonniers réclamés par le Hamas quIsraël vient dapprouver après avoir assoupli les critères de libération de prisonniers ayant commis des crimes de sang. Le reste de la liste est constitué de prisonniers dont le Hamas ne réclame pas la libération mais quIsraël est prêt à libérer. Officiellement, le Hamas exige quIsraël libère mille cinq cents prisonniers, en échange de Guilad Shalit, dont quatre cent cinquante seront libérés lors de la première phase du marché.
Le journal rapporte par ailleurs quIsraël a fait adresser au Hamas des messages fermes selon lesquels si les négociations sur Shalit navancent pas, Israël aura recours à « dautres moyens » dans la bande de Gaza. Maariv rapporte à ce propos que certains responsables au sein des milieux israéliens de la défense proposent de mettre fin à la trêve avec le Hamas pour lobliger à renouer les contacts concernant Guilad Shalit. Pour ces responsables, la détention de Shalit à Gaza constitue pour le Hamas un gage contre une attaque israélienne, une situation quIsraël a intérêt à modifier.
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Mis en ligne le 09 septembre 2008, par M.











