Vous êtes :
AccueilNoeudRacine
Propagande
Les facs de Nanterre dans la tourmente du Proche-Orient, Cécilia Gabizon
(Afin de respecter le droit de propriété littéraire, l'article est très découpé.)Le Figaro, 07 janvier 2003
[...] ...le document de l'Association générale des étudiants de Nanterre (Agen) proclame [dans son programme] «Non à la terreur sioniste»...
D'autres panneaux affichés dans le hall sont encore plus explicites : «Sionistes, fascistes, hors des facs.»
[...] Elle [une étudiante] n'approuve pas les attentats contre les civils, mais les comprend... Ceux qui n'approuvent pas cette solution radicale sont rapidement traités de «négationnistes» (vis-à-vis de la Palestine) ou «de sales juifs», comme le raconte Benjamin. ...Un débat s'engage. [...] Certains lui lancent: «Si ça ne te plaît pas, retourne dans ta synagogue.» Benjamin décide d'abandonner la discussion. Alors qu'il s'éloigne, une jeune fille le traite de «sale juif». Depuis, Benjamin a adhéré à l'UEJF. «J'ai compris qu'il fallait être solidaire entre juifs ...».
Au local de l'UEJF, beaucoup confirment s'être rapprochés de l'association après un heurt. «J'avais participé à une distribution de tracts... conférence sur la Shoah...»... Le lendemain, elle est entourée par plusieurs étudiants... qui menacent d'«appeler des copains pour lui casser la gueule». Quelques jours plus tard, elle rejoint l'UEJF.
Nelly, elle, relate les conseils avisés d'un collègue : «Tu devrais enlever ton étoile de David,
c'est une provocation.»
A les écouter parler, dans le petit local enfumé de l'association, il «ne fait pas bon être juif à Nanterre, et pas plus à Jussieu ou Villetaneuse». La plupart de leurs coreligionnaires de lycée ont «tout fait pour éviter d'y étudier»...
[...] L'année dernière, [Le président de l'Université] avait dû annuler, pour des motifs de sécurité, plusieurs conférences organisées par l'UEJF, dont celle sur la Shoah...
...A l'inverse, l'Agen [Association générale des étudiants de Nanterre] avait organisé dans un amphithéâtre une conférence sur la Palestine. L'une des intervenantes, une Palestinienne du Hezbollah, avait conclu : «Je suis prête à me faire sauter» [sic], sous les applaudissements de l'auditoire...
(Transmis par S. Hanoune.)











