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Elle renvoie deux universitaires israéliens et... risque le même sort, Douglas Davis
Jerusalem Post, 14 juillet 2002Voir texte original anglais .
[Cette affaire, si elle évolue comme je l'espère, devra servir de cas d'école à tous ceux et celles qui luttent contre la discrimination politique dont sont victimes l'Etat d'Israël et ses ressortissants, au nom d'idéaux en soi légitimes, mais subvertis et mis au service d'une haine anti-israélienne et antijuive qui fait flèche de tout bois - et qui, elle, n'a rien d'honorable. Jusqu'ici, la mobilisation générale contre cette iniquité a été payante. Ceci pour conforter les hésitants et secouer les défaitistes. Menahem.]
Pour en savoir plus, consulter, entre autres :
Non aux révocations de rédacteurs israéliens de revues de traduction, J. Algazy
Boycott des Universités israéliennes: Ne baissons pas la garde ! Norbert Lipszyc, J. Algazy
Titre original de l'article de Douglas Davis :
"L’universitaire de Manchester qui a congédié des Israéliens appréhende maintenant le choc en retour"
LONDRES – Le professeur d’origine égyptienne, Mona Baker, qui a congédié deux Israéliens membres des Comités de rédaction de ses revues de traduction, le mois dernier, craint maintenant d’être elle-même renvoyée de l'Institut de Science et de Technologie de l'Université de Manchester (UMIST).
Baker, qui dirige le Centre de Traduction et d’Etudes Interculturelles de l'université de Manchester, a congédié le prof. Gideon Toury, de l'Université de Tel Aviv, et le Dr. Miriam Schlesinger de l'Université de Bar-Ilan – tous deux Israéliens - après qu'elle eût signé une pétition appelant au boycott des Institutions académiques israéliennes. Les deux universitaires renvoyés avaient travaillé pour Baker pendant trois ans, avant d'être invités à démissionner. Ayant refusé de le faire, ils ont été congédiés. Le mouvement a déclenché un mouvement international de réprobation.
"Il est presque certain que je vais être virée de l'UMIST, à présent", a déclaré Baker, dimanche, au ‘London Sunday Telegraph’. Selon certaines sources, les autorités de l'Université ont recommandé, de manière non officielle, à Baker de réintégrer les Israéliens, ou de quitter son poste.
Après un silence prolongé, l'Université a déclaré qu'elle "a toujours eu une position claire sur cette question. Nous croyons fermement que la discrimination est inacceptable, que les universitaires israélien n’auraient pas dû être renvoyés, et que cette décision était erronée". L’Université a précisé qu’une enquête "approfondie" déciderait de "toute action ultérieure nécessaire".
Le Ministre des Affaires Etrangères, Jack Straw, a blâmé l’initiative de Baker, la qualifiant de "honteuse". Il a affirmé que les universitaires israéliens devaient "être immédiatement réintégrés".
La ministre de l'Education, Estelle Morris, a déclaré qu'elle déplorait toute discrimination "pour des motifs de nationalité, de race, ou de religion".
Un certain nombre de signataires de la pétition anti-israélienne – qui a été publiée dans le "Guardian" sous forme de lettre adressée à la Rédaction, ont affirmé qu'ils étaient consternés de l’action entreprise par Baker, et qu’ils étaient en train de reconsidérer l’initiative dans son ensemble.
Le prof. Richard Dawkins, biologiste de pointe de l'Université d'Oxford, qui avait d’abord signé la pétition, mais s’était repris plus tard, a déclaré que les actions de Baker lui "laissaient un goût amer dans la bouche".
D'autres signataires de la pétition ont également affirmé que Baker "avait discrédité" la campagne.
Le Professeur de Physiologie de l'Université d'Oxford, Colin Blakemore, a affirmé que les congédiements avaient "ravalé cette action symbolique au niveau d’une accusation contre des individus".
Dans un développement relatif à cette affaire, le "Times", de Londres, estimait, le week-end dernier, que l’implication d'Israël dans le budget de la recherche et du développement de l’Union Européenne, d’un montant d’un milliard et demi de dollars, était mise en question.
Selon ce rapport, des scientifiques français ont refusé de participer à une expertise commune avec leurs homologues israéliens, et les vétérinaires norvégiens ont rejeté une demande de fournir un échantillon de clone d'ADN à un institut de recherche de recherche de Jérusalem.
[Information aimablement signalée à reinfo-israel par M. D., Israël.]
Source : www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/A/JPArticle/Full&cid=1025787783889











