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Pourparlers de Paix
Conférence de Londres: jeter les bases d'un État palestinien
28/02/05www.lematin.ma/journal/article.asp?ida=44779
Annoncée en décembre dernier, lors d'une visite du Premier ministre britannique Tony Blair en Israël et dans les territoires palestiniens, la "conférence de Londres" sur les réformes palestiniennes doit se tenir ce 1er mars. Outre M. Blair, hôte de la conférence, et Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, assisteront également à cette réunion le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, le représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana, ainsi que les chefs de la diplomatie de vingt-cinq pays arabes et étrangers dont, en particulier, la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, et le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier.
Israël, en revanche, n'y sera pas représenté. Probablement parce que le thème central de la réunion - les réformes palestiniennes - ne le concernant pas directement, il a jugé bon de ne pas y participer ; ou alors, ce sont les initiateurs de la rencontre qui n'ont pas estimé nécessaire ou utile de l'y inviter.
Ce qui, dans un cas comme dans l'autre, est pour le moins curieux, puisqu'on imagine mal comment des réformes pourront être réalisées en Palestine sans une implication totale, ou du moins la "complicité" de l'occupant d'aujourd'hui et puissant voisin de demain.
Le Premier ministre britannique semble d'ailleurs en être conscient. Il disait, la semaine dernière, lors de sa conférence de presse mensuelle, que cette conférence ne serait « que le début du renouveau pour les perspectives de paix au Proche-Orient. »
« Nous sommes encore loin du retour à la feuille de route, loin des négociations sur un accord final, a concédé M. Blair et c'est pourquoi, selon lui, il n'avait pas été envisagé que les Israéliens assistent à cette conférence. »
Aussi, estime-t-il, « il faut d'abord établir d'une façon claire, pouvant recueillir l'accord de toute la communauté internationale, ce que nous entendons par un État palestinien indépendant et viable en termes de structures, quelles sont les institutions politiques, économiques et de sécurité nécessaires. »
Et M. Blair d'ajouter « qu'une part très, très importante de tout cela consiste à voir comment nous pouvons aider les Palestiniens dans leur désir d'avoir leurs propres structures de sécurité, la transparence économique, de bonnes institutions politiques fondées sur la démocratie, avant de conclure que quiconque est intimement impliqué dans ce processus sait que (les questions qui seront examinées lors de cette conférence) seront absolument fondamentales. »
Un avis que partage, dans une certaine mesure, le ministère français des Affaires étrangères, dont la porte-parole adjointe, Cécile Pozzo di Borgo, affirmait récemment : « cette réunion sera l'occasion de marquer le soutien de la communauté internationale au programme de réformes dans tous les domaines, dans lequel s'est engagée l'Autorité palestinienne, et permettra également l'accompagnement du retrait israélien, afin que celui-ci soit un succès. »
D’après un article d'Ahmed El-Fadili
© Le Matin
Mis en ligne le 28 février 2005 sur le site www.upjf.org.
Israël, en revanche, n'y sera pas représenté. Probablement parce que le thème central de la réunion - les réformes palestiniennes - ne le concernant pas directement, il a jugé bon de ne pas y participer ; ou alors, ce sont les initiateurs de la rencontre qui n'ont pas estimé nécessaire ou utile de l'y inviter.
Ce qui, dans un cas comme dans l'autre, est pour le moins curieux, puisqu'on imagine mal comment des réformes pourront être réalisées en Palestine sans une implication totale, ou du moins la "complicité" de l'occupant d'aujourd'hui et puissant voisin de demain.
Le Premier ministre britannique semble d'ailleurs en être conscient. Il disait, la semaine dernière, lors de sa conférence de presse mensuelle, que cette conférence ne serait « que le début du renouveau pour les perspectives de paix au Proche-Orient. »
« Nous sommes encore loin du retour à la feuille de route, loin des négociations sur un accord final, a concédé M. Blair et c'est pourquoi, selon lui, il n'avait pas été envisagé que les Israéliens assistent à cette conférence. »
Aussi, estime-t-il, « il faut d'abord établir d'une façon claire, pouvant recueillir l'accord de toute la communauté internationale, ce que nous entendons par un État palestinien indépendant et viable en termes de structures, quelles sont les institutions politiques, économiques et de sécurité nécessaires. »
Et M. Blair d'ajouter « qu'une part très, très importante de tout cela consiste à voir comment nous pouvons aider les Palestiniens dans leur désir d'avoir leurs propres structures de sécurité, la transparence économique, de bonnes institutions politiques fondées sur la démocratie, avant de conclure que quiconque est intimement impliqué dans ce processus sait que (les questions qui seront examinées lors de cette conférence) seront absolument fondamentales. »
Un avis que partage, dans une certaine mesure, le ministère français des Affaires étrangères, dont la porte-parole adjointe, Cécile Pozzo di Borgo, affirmait récemment : « cette réunion sera l'occasion de marquer le soutien de la communauté internationale au programme de réformes dans tous les domaines, dans lequel s'est engagée l'Autorité palestinienne, et permettra également l'accompagnement du retrait israélien, afin que celui-ci soit un succès. »
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D’après un article d'Ahmed El-Fadili
© Le Matin
Mis en ligne le 28 février 2005 sur le site www.upjf.org.











