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Leadership d'Arafat déjà remis en question par des Palestiniens
Leadership d'Arafat déjà remis en question par des PalestiniensTexte portugais original: "Liderança de Arafat já é questionada por palestinos". jornalnacional.globo.com/semana.jsp?id=35003&mais=1#
12/07/2004
Traduction française : Claude Detienne, pour upjf.org
Les presque quatre années de conflit avec Israël ont plongé les territoires occupés dans une crise économique grave : le revenu par habitant a diminué de moitié, et un tiers de la population est au chômage. Une situation qui pousse de nombreux Palestiniens à remettre en question le leadership de Yasser Arafat.
Silence dans la tour - la messe dans l'église de la Nativité, construite à l'endroit où Jésus est né, a été supprimée une nouvelle fois. Le manque de fidèles dans des lieux considérés comme sacrés est le baromètre principal de la crise, qui dure depuis déjà quatre ans.
Sept établissements commerciaux sur dix, dans les territoires palestiniens, ont déjà fermé. "Le problème, c'est cette guerre qu'une minorité s'obstine à continuer", dit un commerçant de Bethléem.
Pour une bonne partie des victimes de la crise, ce qui manque c'est un leadership. "Yasser Arafat est un homme bon, mais il n'a plus de pouvoir", grommelle le patron d'un restaurant, qui ne sert plus aucun repas depuis une semaine.
La cible des critiques vit à Ramallah, ville de 300.000 habitants, au nord de Jérusalem. Sur le chemin qui mène au quartier général d'Arafat, d'autres symptômes de la crise: des centaines de taxis font la file en attendant des passagers qui n'arrivent pas.
Le drapeau qui flotte en haut du mât est le signe de ce qu'au moins l'orgueil n'a pas été atteint. Le siège du pouvoir palestinien est un tas de ruines.

Il y a deux ans et demi, l'immeuble a été bombardé par l’armée israélienne, et le président de l'Autorité palestinienne n'est plus jamais sorti de l'endroit. Yasser Arafat vit reclus. Il peut recevoir des visites, mais il lui est interdit de quitter le QG, ou ce qu'il en reste [1].
Selon ses conseillers, tant que la situation restera en l'état, indéfinie, Arafat ne pensera même pas à organiser de nouvelles élections pour choisir un nouveau dirigeant, ou confirmer son leadership.
Quand il a appris le sujet de l'interview, Yasser Arafat l'a annulée. Un conseiller qui a demandé à garder l'anonymat a admis qu'Arafat n'est pas en bonne santé et que c'est aussi pour cela qu'il évite de rencontrer des journalistes.
Le journaliste palestinien de radio, Adib Bakri, qui a vécu au Brésil pendant 30 ans, pense que le peuple ne chassera pas Arafat du pouvoir, ne fût-ce que pour ne pas donner ce plaisir au gouvernement d'Israël. "S'il organise dix élections, il gagnera dix fois", affirme-t-il.
© Globo.com, Brazil, pour l’original portugais et upjf.org, pour la version française
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Note de la rédaction d’upjf.org
[1] En réalité, Arafat peut quitter la Moukata, mais il a été prévenu que, dans ce cas, il ne pourra plus revenir à Ramallah. Israël lui a déjà proposé, à plusieurs reprises, de le transférer à Gaza, mais le vieux leader a toujours refusé de quitter ses ruines symboliques.
Mis en ligne le 14 juillet 2004 sur le site www.upjf.org.











