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Pourparlers de Paix
L'Europe et le conflit palestino-israélien
Jerusalem Post en français18 février 2004
Le ministre italien des affaires européennes estime que l'Europe à vingt-cinq, qui va apparaître le 1er mai, n'acceptera pas la domination politique de la France, de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne. Ces trois pays organisent un sommet tripartite mercredi à Berlin.
Rocco Buttiglione, qui s'exprimait mardi en Israël sur les relations israélo-européennes après l'élargissement, a estimé que l'Union européenne devrait renforcer ses liens avec l'Etat hébreu.
"L'Europe n'est pas faite de trois pays. Elle est faite à vingt-cinq et ceux-ci n'accepteront pas le leadership de trois pays."
Lors de la même réunion, Yossi Beilin, l'un des architectes de l'initiative dite de Genève, un plan de paix officieux de règlement du conflit israélo-palestinien, a souligné qu'à vingt-cinq, Europe et Levant seraient désormais voisins : Chypre n'est qu'à une demi-heure de vol de pays comme Israël, le Liban ou la Syrie. Mais pour Beilin, la nouvelle Union européenne risque d'être paralysée par la complexité des règles régissant le processus de décision de l'UE, ce qui risque de limiter ses initiatives au Proche-Orient.
"Elle se caractérisera par la réaction plus que par l'initiative", estime Beilin. "Bien que le Moyen-Orient soit devenu, pour une raison ou une autre, l'un des plus importants conflits dans le monde, (...) au moment où il devient géographiquement adjacent à l'Europe, plus proche que jamais, la capacité de l'Europe à avoir une influence s'évapore."
Pour sa part, le ministre israélien des Finances et ancien chef du gouvernement Binyamin Netanyahou a estimé que les pays d'Europe centrale qui vont adhérer le 1er mai se sentaient moins concernés par le conflit au Proche-Orient : "Ils sont plus intéressés à s'aligner sur l'Amérique", selon lui.
© Jerusalem Post en français
Mis en ligne le 21 février 2004 sur le site www.upjf.org











