27/11/07
Sur le site dUn écho dIsraël.
Louverture de négociations sur la création dun État palestinien vivant côte à côte avec Israël en paix et en sécurité
« Je vous souhaite la bienvenue à lun des meilleurs instituts de notre pays, lÉcole navale des États-Unis. Nous vous sommes reconnaissants de vous joindre à nous pour ce qui, je pense, constitue une occasion historique dencourager lexpansion de la liberté et de la paix en Terre sainte.
Nous nous sommes réunis pour poser les fondements nécessaires à linstauration dune nouvelle nation, un État palestinien démocratique qui vivra côte à côte avec Israël en paix et en sécurité. Nous nous sommes réunis également pour contribuer à mettre fin à la violence qui est le véritable ennemi des aspirations tant des Israéliens que des Palestiniens.
Nous sommes partis dun bon pied. (le président Bush lit la déclaration israélo-palestinienne de la conférence dAnnapolis)
Toutes mes félicitations pour votre rôle dirigeant.
Les Palestiniens sont dotés de nombreux dons et talents. Ils veulent avoir la possibilité de se servir de ces dons pour améliorer leur vie et pour créer un avenir meilleur pour leurs enfants. Ils veulent la dignité qui accompagne la souveraineté et lindépendance. Ils veulent la justice et légalité dans le cadre de lÉtat de droit. Ils veulent être à labri de la violence et de la crainte.
Le peuple dIsraël a lui aussi des aspirations légitimes. Il veut que ses enfants puissent monter dans un autobus ou aller à lécole sans craindre un attentat-suicide. Il veut que les attaques à la roquette cessent de même que les incessantes menaces dassaut. Il veut que sa nation soit reconnue et acceptée là même où il vit.
Désormais, Palestiniens tout autant quIsraéliens comprennent que, pour réaliser leurs propres aspirations, la clé est de sentraider à réaliser leurs aspirations mutuelles, et que les deux peuples ont besoin dun État palestinien indépendant, démocratique et viable. Un tel État donnerait aux Palestiniens la possibilité davoir une vie caractérisée par la liberté, la motivation et la dignité. Un tel État permettrait aux Israéliens davoir ce quils recherchent depuis des générations : vivre en paix avec leur voisin.
Il ne sera pas facile de réaliser cet objectif. Si cela lavait été, ce serait chose faite depuis longtemps. Pour parvenir à la liberté et à la paix, les Israéliens et les Palestiniens devront faire des choix difficiles. Les deux côtés ne se font pas dillusions sur le travail qui les attend, mais ayant eu loccasion de mentretenir avec leurs dirigeants, (je sais) quils sont prêts à sattaquer aux questions difficiles. Ainsi que le premier ministre Ehoud Olmert la dit récemment, « Nous nécarterons aucune des questions historiques ; nous naurons pas peur den parler. » Et, ainsi que la dit le président Abbas, « Je pense quune occasion se présente non seulement à nous, mais aussi aux Israéliens. Nous disposons dune occasion historique et importante quil nous faut saisir. » Cest dans cet esprit que nous avons conclu - quils ont conclu - la déclaration que je viens de lire.
Notre objectif, ici à Annapolis, nest pas de conclure un accord. Cest plutôt de lancer des négociations entre les Israéliens et les Palestiniens. Pour nous, la tâche est dencourager les parties à cette fin, et de leur donner lappui dont ils ont besoin pour réussir.
À la lumière de récents développements, certains ont émis lavis que le moment nétait pas propice pour rechercher la paix. Je ne suis pas daccord. Je pense que cest précisément le moment de commencer ces négociations, et ce pour plusieurs raisons :
Premièrement, le moment est propice parce que les Palestiniens et les Israéliens ont des dirigeants qui sont bien décidés à rétablir la paix. Le président Abbas voudrait réaliser les espoirs de son peuple davoir son propre État, davoir la dignité et la sécurité. Le président Abbas comprend bien que ce nest pas le terrorisme qui engendrera un État palestinien mais que le terrorisme est lennemi qui empêche létablissement dun tel État. M. Abbas et le premier ministre Fayyad ont tous les deux affirmé sans hésitation quils étaient opposés au terrorisme et attachés à la paix. Ils se sont engagés à traduire ces déclarations en des actions sur le terrain afin de lutter contre le terrorisme.
Larrivée de dirigeants palestiniens responsables a donné aux dirigeants israéliens la confiance dont ils avaient besoin pour tendre la main aux Palestiniens en tant que véritables partenaires. Le premier ministre Olmert a exprimé sa compréhension des souffrances et des outrages ressentis par le peuple palestinien. Il a dit clairement que létablissement dun État palestinien responsable et démocratique renforcerait la sécurité dIsraël. Avec des dirigeants courageux et animés de conviction des deux côtés, le moment est venu deffectuer un rapprochement et de rechercher la paix que les deux côtés souhaitent.
Deuxièmement, le moment est propice parce que la lutte est engagée pour lavenir du Moyen-Orient - et nous ne devons pas concéder la victoire aux extrémistes. Avec leurs actions violentes et leur mépris pour la vie humaine, les extrémistes cherchent à imposer une sombre vision sur le peuple palestinien, une vision qui se nourrit du sentiment dimpuissance et du désespoir pour semer le chaos en Terre sainte. Si cette vision prévalait, lavenir de la région serait marqué par un terrorisme incessant, une guerre sans fin et de perpétuelles souffrances.
Le président Abbas et son gouvernement sont opposés à cette sombre vision. Ils offrent au peuple palestinien une autre vision de lavenir - une vision où figurent la paix, son propre territoire et une amélioration de ses conditions de vie. Si des dirigeants palestiniens responsables peuvent réaliser cette vision, ils assèneront un coup dévastateur aux forces de lextrémisme. Et lorsque la liberté prendra racine dans le sol rocailleux de la Cisjordanie et de Gaza, elle sera une inspiration pour les millions de gens qui, aux quatre coins du Moyen-Orient, veulent que leur société soit construite sur la liberté, sur la paix et sur lespoir.
Par contre, si les réformateurs palestiniens ne réussissent pas à réaliser cette vision despoir, les forces de lextrémisme et du terrorisme seront alors renforcées, et le désespoir grandira au Moyen-Orient. Nous ne pouvons permettre une telle issue. Le moment est venu de montrer aux Palestiniens que leur rêve dun État libre et indépendant peut se réaliser à la table de la paix, et que la terreur et la violence que prônent les extrémistes palestiniens sont les plus gros obstacles à un État palestinien.
Troisièmement, le moment est propice parce que le monde comprend lurgence quil y a à appuyer ces négociations. Nous sommes reconnaissants que des représentants de tant de gouvernements et dinstitutions internationales, notamment du monde arabe, soient venus se joindre à nous ici à Annapolis. Nous sommes ici parce que nous savons quels sont les enjeux. Nous sommes ici parce que nous avons tous un rôle essentiel à jouer afin daider les Palestiniens à forger les institutions dune société libre. Nous sommes ici parce que nous comprenons que la portée de la réussite des efforts visant à instituer la paix entre les Israéliens et les Palestiniens sétendra bien au-delà de la Terre sainte.
Ce sont les raisons pour lesquelles nous sommes réunis ici à Annapolis. Et maintenant nous entamons le difficile travail de la liberté et de la paix. Les États-Unis sont fiers daccueillir cette réunion, et nous réaffirmons la voie tracée vers la paix par la feuille de route. Mais au bout du compte, lissue des négociations lancées ici dépend des Israéliens et des Palestiniens. LAmérique fera tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir cette quête de la paix, mais elle ne peut pas la trouver pour eux. Le succès de ces efforts nécessitera que toutes les parties fassent preuve de patience, de souplesse et de responsabilité.
Pour que ces négociations réussissent, les Palestiniens doivent faire leur part. Ils doivent montrer au monde quils comprennent que si les frontières dun État palestinien sont importantes, la nature de cet État palestinien est tout aussi importante. Ils doivent démontrer quun État palestinien créera des possibilités pour tous ses citoyens, gouvernera justement et démantèlera linfrastructure du terrorisme. Ils doivent montrer quun État palestinien acceptera ses responsabilités et sera capable de devenir une source de stabilité et de paix - pour ses propres citoyens, pour le peuple dIsraël et pour lensemble de la région.
Les Israéliens doivent également faire leur part. Ils doivent montrer au monde quils sont prêts à commencer à mettre fin à loccupation qui a commencé en 1967, par un accord négocié. Cet accord établira la Palestine comme patrie palestinienne, tout comme Israël est la patrie du peuple juif. Israël doit donner les preuves de son soutien à la création dun État palestinien prospère et florissant en éliminant les colonies sauvages, en stoppant lexpansion des colonies et en trouvant des moyens pour lAutorité palestinienne dexercer ses responsabilités sans compromettre la sécurité dIsraël.
Les États arabes ont également un rôle vital à jouer. La relance de linitiative de la Ligue arabe et son soutien à la conférence daujourdhui sont des étapes positives. Tous les États arabes devraient montrer leur ferme soutien au gouvernement du président Abbas - et fournir à lAutorité palestinienne laide dont elle a besoin. Les États arabes devraient également tendre la main à Israël, uvrer à la normalisation de leurs relations avec lui et montrer tant par leurs paroles que par leurs actions quils admettent quIsraël et son peuple ont une terre permanente au Proche-Orient. Ce sont là des étapes vitales vers lobtention dune paix globale que nous recherchons tous.
Enfin, la communauté internationale a des responsabilités importantes. Le premier ministre Fayyad est en train de finaliser un plan visant à accroître louverture, la transparence et la responsabilité dans lensemble de la société palestinienne, ainsi quà évaluer les ressources et les appuis de la communauté internationale dont elle a besoin. Avec le ferme soutien de ceux qui sont rassemblés ici, le gouvernement palestinien peut créer des institutions démocratiques qui soutiendront un État palestinien libre.
Les États-Unis aideront les dirigeants palestiniens à bâtir ces institutions - et ils honoreront leurs engagements envers la sécurité dIsraël en tant quÉtat juif et patrie du peuple juif.
Les États-Unis sont convaincus que ces efforts déboucheront sur la paix que nous voulons, et cest pourquoi ils vont continuer de soutenir le peuple libanais. La démocratie au Liban est également vitale pour la paix au Moyen-Orient. Les Libanais sont en train délire un président. Cette décision leur appartient, et ils doivent être en mesure de la prendre sans ingérence de lextérieur et sans intimidation. Alors quils sengagent dans ce processus, ils doivent savoir que le peuple américain se tient à leurs côtés, et nous avons hâte de voir le jour où ils pourront jouir des bienfaits de la liberté sans craindre la violence ou la coercition.
La tâche entreprise ici à Annapolis sera difficile. Cest le début dun processus, non son aboutissement. Il ne fait aucun doute quil reste encore beaucoup de travail à faire. Pourtant, les parties peuvent aborder leur travail avec confiance. Le moment est bien choisi. La cause est juste. Et si nous ne ménageons pas nos efforts, je sais que nous pouvons réussir.
Monsieur le Président Abbas et Monsieur le Premier ministre Olmert, je vous promets de consacrer le maximum defforts aussi longtemps que je serai président afin de vous aider à atteindre cet objectif ambitieux. Je mengage personnellement à soutenir vos travaux avec les ressources et la résolution du gouvernement des États-Unis. Je suis convaincu que le jour viendra où la liberté engendrera la paix que nous désirons. Et la terre qui est sainte aux yeux de tant de peuples sera le phare de la paix.
Le jour approche où les Palestiniens jouiront des bienfaits de la liberté et où tous les Israéliens jouiront de la sécurité quils méritent. Ce jour approche. Le jour viendra où les terroristes et les extrémistes qui menacent les Israéliens et les Palestiniens seront marginalisés et, finalement, battus. Et lorsque ce jour viendra, les générations futures se pencheront sur les travaux que nous avons entamés ici à Annapolis. Ils remercieront les dirigeants qui se sont réunis sur les rives de la Chesapeake pour leur perspicacité, leur sagesse et le courage davoir choisi un avenir de liberté et de paix.
Je vous remercie dêtre venus. Que Dieu bénisse votre travail. »
(Diffusé par le Bureau des programmes dinformation internationale du département dEtat.)
Mis en ligne le 30 novembre 2007, par M.











