Saramago: les Israéliens sont des experts en cruauté et mépris
On peut être prix Nobel de littérature et être atteint de délire obsessionnel. Saramago projette sur les Israéliens, qu'il ne connaît que par voie journalistique et télévisuelle, sa vision paranoïaque d'un peuple qui fait au monde un chantage 'kolosaal' à la Shoah. Il devrait se promener dans les rues de Tel Aviv ou de Beersheva et contempler ces Israéliens épicuriens, grands mangeurs de falafels devant l'éternel, ou s'attabler aux terrasses de cafés où se pressent des jeunes gens et jeunes filles qui ressemblent plus aux jeunes des grandes métropoles du monde entier, qu'à des militants fanatiques d'un "Grand Israël", qui, pour ce qu'il en reste, ne représentent certainement pas un danger pour qui que ce soit. Mais, à supposer que Saramago découvre la triviale réalité, ne doutez pas qu'il trouvera d'autres paramètres tout aussi déments pour criminaliser ces "hédonistes bouffeurs de falafels", si différents des ascétiques prophètes d'Israël, et dont l'abondance contraste si cruellement avec la misère des Palestiniens affamés par l'immonde blocus israélien. Il sera bien surpris le prix Nobel de littérature israélophobe quand, après sa mort, il verra dans la grande lumière de Dieu la justice et le mérite de ce peuple diffamé... (Menahem Macina).
Mise en ligne : 25/12/2008