
Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
14/15 octobre 2006 22/23 Tichri 5767
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16.58 |
19.00 |
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17.53 |
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19:07 |
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser un Dvar Thora sur SIMHAT & CHEMINI ATSERET.
Dans le but de diffuser encore et toujours le message éternel de la Thora, nous envoyons ce Dvar Thora à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Cette année, notre Institution a emménagé dans un nouveau bâtiment, qui porte dorénavant le nom de BEIT YEHOUDA VEHANA au nom de la famille qui a contribué au financement de cette acquisition ; notre reconnaissance est infinie tant pour cette famille que pour tous nos généreux donateurs et amis.
Le bâtiment est situé face au Mont HERZL et nous serons toujours heureux de pouvoir vous y accueillir avec les 18 enseignants, les 10 avrehim et les 153 étudiants.
Durant les vacances scolaires, nous avons mis le bâtiment à la disposition des familles du nord du pays qui recherchent un peu de répit.
Pour visualiser les photos et le film d'inauguration du bâtiment à Jérusalem vous pouvez cliquer sur le lien suivant :
http://www.daathaim.org/evenement/index.htm

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Ce Dvar Thora est écrit pour la guérison (refoua chelema) du fils de
Rav Eliahou Elkaïm,
Haïm Yéhouda ben Mazaltov
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabbat Chalom,
BULLETIN DE SOUSCRIPTION
Association Loi de 1901
12, rue Notre Dame des Victoires - 75002 PARIS
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Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
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La double joie Par le Rav Eliahou Elkaïm
Le peuple Juif a reçu un cadeau inestimable. Il lui a été transmis des mains de D.ieu Lui-même. Moïse, en brisant les premières tables de la loi, a finalement permis que la Thora soit adaptée à notre niveau. A nous de savoir goûter la joie que ce fabuleux présent doit susciter
En réalité, en Israël, on ne fête quun seul jour de Chemini Atséreth, et Simhath Thora a été fixée ce même jour. Cest en dehors dIsraël, (Houts laaretz), que lon fête deux jours de Chemini Atséreth et cest le deuxième jour que lon fête Simhath Thora. Cest à cette occasion quon lit la dernière paracha de la Thora et que lon commence un nouveau cycle, avec la lecture des premiers passages de Berechit(Genèse) Ces réjouissances sont juxtaposées à la joie occasionnée par la fête de Chemini Atséreth. Cette décision (Takana) des Guéonim suscite plusieurs questions : Dabord, pourquoi avoir fixé de fêter la Thora à cette période de lannée, alors quil aurait été plus logique de le faire à Chavouot, date anniversaire de la révélation du Sinaï, où la Thora a été transmise au peuple dIsraël. Ensuite, et dans le même ordre didée, il aurait été plus normal de commencer la lecture de la première paracha de Berechit à Chavouot, et de terminer le cycle des parachioth au même moment, car cela aurait uni les deux éléments : le don de la Thora et la fin dun cycle détude annuelle de cette même Thora. Enfin, et cela regroupe les deux premières questions, pourquoi avoir scindé en deux parties les réjouissances autour de la Thora ?
Cela est déjà précisé dans le Talmud (Méguila 31a) bien avant la Takana des Guéonim fixant Simhath Thora le premier ou le deuxième jour de Chemini Atséreth. Par ailleurs, le Talmud (Méguila 32 a) nous apprend quà chaque fête, nous avons le devoir de lire dans le Séfer Thora les textes en rapport avec cette même fête. Nos maîtres ont déduit cela du verset : « Et Moïse exposa les Solennités de lEternel aux enfants dIsraël. » (Lévitique 23 ; 44). Mais alors, quel est le rapport entre la fête de Chemini Atséreth et la lecture de Vezot Haberaha, où cette fête nest même pas mentionnée ? Cela ne peut être expliqué par le seul fait quà ce moment-là de lannée, on doit terminer le cycle des parachioth car Maïmonide (Yad Hahazaka, Hilhoth Tefila13 ; 1) fait acte de deux coutumes différentes concernant la lecture de la Thora : « La coutume la plus répandue en Israël, est de terminer chaque année la lecture de tous les livres de la Thora, en commençant par la parachath Berechit le chabbath qui suit la fête de Souccoth, et en terminant la dernière paracha à la fête de Souccoth ; selon certaines coutumes, moins répandues, on termine le corpus de la Thora en trois ans. » On le voit, Chemini Atséreth nest pas nécessairement lié à la conclusion de la lecture de la Thora. Cela renforce notre question au sujet du lien qui unit cette fête à cette paracha. Dans son ouvrage « Hever maamareï Hathora, le Rav Simha Zissel Broïde zatsal (Roch Yéchivat Hevron à Jérusalem) nous fait découvrir le véritable rapport entre Chemini Atséreth et Simhath Thora, et nous éclaire sur le sens de cette dualité des réjouissances autour de la Thora. « Votre départ mest douloureux »
La première fois dans la Parachat Emor : « Le huitième jour, vous aurez encore une convocation sainte, et vous offrirez un sacrifice à lEternel. Cest une fête de clôture, vous ny ferez aucune uvre servile » (Lévitique 23 ; 36) Le mot Atséreth (traduit littéralement par clôture) est expliqué différemment par Rachi : «Cest un arrêt ; Je vous ai retenu chez Moi (D.ieu) tel un roi qui a invité ses enfants à un festin pour un certain nombre de jours. Lorsque le temps est venu de prendre congé, il dit : Mes enfants, je vous prie de rester chez moi encore un jour, votre départ mest douloureux » (Rachi ad hoc) Le deuxième passage dans lequel Chemini Atséreth est mentionné, se trouve dans la Parachat Pinhas : « Le huitième jour, il y aura pour vous une fête de clôture, vous ne ferez aucune uvre servile » (Nombres 29 ; 35) Rachi rapporte au nom du Talmud (Soucca 55) : « Cest parce que pendant les sept jours de Souccoth, les soixante-dix taureaux offerts en sacrifice correspondent aux soixante-dix nations. Cest pour ces soixante-dix nations quIsraël implore D.ieu afin quIl leur accorde Sa bénédiction ; lorsque arrive le moment de la séparation, D.ieu sadresse à Israël : Je vous en prie, préparez-moi un repas sobre (séouda ketana) pour que Je puisse avoir du plaisir avec vous. » (Rachi ad hoc) Le Midrach est plus explicite : « Lorsque se sont écoulés les sept jours de la fête, D.ieu dit à Israël : A présent, Moi et vous allons nous réjouir ensemble, et Je ne vais pas beaucoup vous importuner. Il suffira comme sacrifice dun taureau et dun bélier ; en entendant cette requête, Israël loue D.ieu en disant : Ce jour, le Seigneur la préparé. Consacrons-le par notre joie, par notre allégresse. » (Psaumes 118 ; 24) Rabbi Avin dit : Il nest pas précisé dans ce verset si nous nous réjouissons du jour de fête ou de D.ieu lui-même. Cest Salomon qui vient spécifier : Mais cest en Toi que nous cherchons joie et allégresse (Cantique des Cantiques 1 ; 4) Il faut comprendre : « En Toi et ta Thora, en Toi et ta délivrance » (Yalkouth Chimoni chapitre 782) Deux notions se dégagent de ces versets concernant Chemini Atséreth. La première est celle de la proximité et de laffection toute particulière témoignée par D.ieu à légard dIsraël quand Il dit : « Votre départ mest douloureux » Ces mots étant le motif de cette fête supplémentaire, ils expriment de façon prenante lamour de D.ieu envers Israël. La deuxième est celle de lunion entre D.ieu et Israël, union exprimée dans les mots du Talmud et du Midrach : « Nous allons nous réjouir ensemble, entre nous. » Union parfaite où aucun élément étranger ne sera admis. Des chants et des louanges Dans son commentaire sur le verset de la parachath Emor, le Sforno précise encore le concept de Atséreth et la forme sous laquelle il doit être exprimé. Atséreth est un arrêt (atsira) : Cela ne signifie pas seulement une obligation darrêter tout travail interdit, mais cela implique également un recueillement dans les endroits de culte pour servir D.ieu par létude de la Thora, les prières et le service divin. (
) Le jour qui suit la fête de Souccoth, et qui clôt le cycle des trois fêtes annuelles (Chaloch Régalim), est sanctifié comme un jour de rassemblement dans les endroits de culte, et cela dans le but dune réjouissance pure de Thora et de mitsvoth, comme il est dit : « QuIsraël se réjouisse de son créateur » (Psaumes 149 ; 2) On le voit, la fête de Chemini Atséreth représente lunion parfaite dIsraël avec son créateur, qui sexprime par une joie intense se cristallisant sur la Thora et les Mitsvot, et qui se manifeste dans les lieux de culte par des chants et des louanges adressés à D.ieu. Mais il nous reste à éclaircir maintenant le rapport entre Chemini Atséreth et la fête de la Thora elle-même, qui aurait dû être célébrée à Chavouot seulement. Pour y parvenir, le Rav Broïde discerne deux aspects du don de la Thora à la communauté dIsraël. Un cadeau se mesure par la valeur de lobjet lui-même et aussi par sa provenance, à savoir la personne qui loffre. Un cadeau, même sil est banal, sil a été octroyé par le roi ou par une personnalité de premier plan, représentera aux yeux de son récepteur une valeur toute particulière, du simple fait quil est la marque dune distinction, le signe dun hommage. La Thora, outre sa valeur incommensurable, nous vient de D.ieu Lui-même. Ces deux éléments exigent deux manifestations distinctes de reconnaissance et de joie. Nouvelles conditions Les Guéonim, qui ont fixé Simhath Thora à une autre date quà Chavouot, ont voulu préciser le deuxième aspect du don de la Thora : celui dêtre issu de D.ieu Lui-même. Fêter la Thora seulement à Chavouot naurait pas suffisamment mis en relief ce double aspect. Mais dans le choix de Chemini Atséreth, ils nont pas seulement pris en compte le fait que ce soit le jour de lunion avec D.ieu. En réalité, ce jour est intrinsèquement lié à la transmission de la Thora directement des mains de D.ieu. Pourquoi ? Il faut revenir quelque peu en arrière pour établir ce lien
Les premières tables de la loi transmises au Sinaï ont été brisées par Moïse après la faute du veau dor. Après les deux périodes de quarante jours pendant lesquelles Moïse a intercédé en faveur dIsraël dans les cieux, il reçoit lordre de forger les deuxièmes tables. Avec ces tables, il redescend vers le peuple le jour de Kippour, et ainsi a lieu la deuxième réception de la Thora (Kabbalat Hathora) D.ieu accepte encore une fois de remettre la Thora à Israël, mais sous de nouvelles conditions : Forgées dans la pierre par Moïse, ces tables représentaient le travail de lhomme, symbole du travail permanent que les Juifs devraient accomplir pour conserver la Thora dans leurs curs, travail qui naurait pas été nécessaire avec les premières tables. Daprès nos maîtres, cette seconde kabalat Hathora va créer une nouvelle proximité avec D.ieu, qui va sexprimer dans toute sa grandeur à Souccoth, et enfin culminer le jour de Chemini Atséreth. En ce jour, et plus que jamais, la proximité avec D.ieu est éclatante, car après la faute, D.ieu pardonne et nous transmet à nouveau Sa Thora. Il ny a pas de moment plus propice pour fêter que D.ieu Lui-même nous a donné Sa Thora. Chemini Atséreth, on se réjouit de Celui dont provient le cadeau. A Chavouot, cest le cadeau lui-même que lon fête et que lon honore : la Thora est la source de notre réjouissance. Cela est très bien exprimé par les fameuses paroles de Rav Yossef (Talmud Pessahim 68b), qui exprime dans sa prise de conscience que sa valeur ne vient que du fait quil est un érudit, imprégné de Thora et de la connaissance de D.ieu : « Ne serait-ce ce jour (Chavouot), combien de Yossef y a-t-il sur la place publique? » Cest la Thora, qui permet à lhomme de sélever, que nous fêtons le jour de Chavouot. A Chemini Atséreth, apothéose de notre rapprochement avec D.ieu, point culminant de la deuxième kabalat Hathora, il est propice de fêter Celui qui nous a fait ce cadeau. Brisées
A ce propos, il est intéressant de se pencher sur le dernier verset de la Thora : « Ainsi quà cette main puissante et à toutes ces imposantes merveilles que Moïse accomplit aux yeux de tout Israël » (Deutéronome 34 ; 12). Que signifie aux yeux de tout Israël ? Rachi (ad hoc) explique : « (Moïse) qui a eu le courage de briser les tables de la loi devant leurs yeux
Et la volonté divine a donné son assentiment comme il est écrit : Que tu as brisé (Exode 34 ; 1), Sois félicité davoir agi ainsi. » La Thora ne pouvait-elle trouver un sujet plus universel que de rappeler, dans ses trois derniers mots, la faute du veau dor et la réaction de Moïse ? Cest que Moïse, par son acte, a permis loctroi des deuxièmes tables. Ces deuxièmes tables mettent en relief que, envers et contre tout, et surtout malgré les fautes du peuple dIsraël, D.ieu Lui-même a voulu nous transmettre à nouveau la Thora. Cest la raison pour laquelle ces mots ont été choisis pour conclure les cinq livres de la Thora : Si Moïse navait pas brisé les premières tables (qui, après la faute du veau dor, ne correspondaient plus au niveau spirituel du peuple juif), nous naurions pas eu la possibilité de recevoir les deuxièmes, celles qui ont été conçues à notre portée pour toutes les générations. Cest donc ce qui a permis que la Thora reste au sein du peuple juif. Et cest cet élément aussi que nous fêtons à Chemini Atséreth.
Car la Thora trouve toujours sa concrétisation dans les actes des Juifs. Voici donc une description authentique de la manière dont Rabbi Israël Salanter et ses disciples les plus proches fêtaient Simhath Thora. Cest le Rav Y.Y. Weinberg (lun des géants en Thora de la dernière génération) quil la entendu de la bouche de Rav Itshak Blazer (élève de prédilection du grand maître), lui-même témoin de cette scène (Lifrakim p.37). A la fin de ses jours, Rabbi Israël Salanter fêtait Simhath Thora chez lui, entouré de ses disciples, les grands maîtres du Moussar. La joie qui régnait était dune intensité inégalée et ces hommes, dune immense carrure spirituelle, dansaient, enthousiasmés, avec le Sefer Thora. Au moment le plus intense, Rabbi Israël Salanter quitta subitement les rondes, sassit de côté et pleura. Après une certaine hésitation, lun des ses plus proches disciples osa lui demander la cause de ses larmes. Rabbi Israël lui répondit : « Mon chagrin est issu de notre joie. Cest en réalisant à quel point nous devons nous réjouir de la Thora que jéprouve une peine immense : ai-je vraiment étudié et suivi les préceptes de la Thora sans faillir ? » A la suite de ces paroles, tous ceux qui assistaient à cette scène pleurèrent à leur tour. La joie intense sétait transformée en un concert de pleurs. Alors, Rabbi Israël se leva et sadressa à ses disciples : « Mes frères, nous pouvons à présent véritablement ressentir cette joie qui est la nôtre. Seul celui qui est véritablement attaché à la Thora peut avoir cette sensation profonde de navoir pas rempli son devoir vis à vis delle. Nos larmes sont la preuve de notre lien indélébile avec la Thora et, à présent, nous pouvons véritablement nous réjouir. »
D.ieu Lui-même nous a fait un cadeau extraordinaire. A nous de prendre de nouvelles résolutions pour renforcer notre attachement à ce cadeau et à Celui qui nous la offert. |
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© Daat Haïm
Mis en ligne le 13 octobre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











