Vous êtes :
AccueilNoeudRacine
Judaïsme
Chabbath Parachat Houkat Balak (en France) - Balak (en Israël) 7, 8 juillet 2006

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 - Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 - Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Chabbath Parachat Houkat Balak (en France) - Balak (en Israël)
7, 8 juillet 2006 11, 12 tamouz 5766
Jérusalem Paris Montréal
Entrée : 19 h 13 21 h 37 20 h 28
Sortie : 20 h 29 22 h 59 22 h 46
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser le Dvar Thora de cette semaine, avec lequel nous poursuivons le deuxième chapitre des « Maximes des pères » (Pirké Avoth).
Ce Dvar Thora est consacré à la BAR MITSVA de Emmanuel NIDDAM.
Les commentaires sur le premier chapitre ont fait lobjet dun livre, le troisième volume de notre série « Dvar Thora ».
Dans le but de diffuser encore et toujours le message éternel de la Thora, nous envoyons ce Dvar Thora à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Nous avons eu le plaisir d'inaugurer, après en avoir fait l'acquisition, le nouveau bâtiment de la Yéchiva Motsaé Chabat 17 juin à Jérusalem en présence du Grand Rabbin d'Israël, Rav Chlomo AMAR, de très nombreux Grands Maîtres de la Thora, de Raché Yéchivoth célèbres et réputés et de plusieurs centaines de personnes dont une délégation française conduite par le Rav Avner IBGUI du Beit Hamidrach Lamed.
Ce bâtiment porte dorénavant le nom de BEIT YEHOUDA VEHANA au nom de la famille qui a contribué au financement de cette acquisition ; notre reconnaissance est infinie tant pour cette famille que pour tous nos généreux donateurs et amis.
Le bâtiment est situé face au Mont HERZL et nous serons toujours heureux de pouvoir vous y accueillir avec les 16 enseignants et les 140 étudiants.
Ce Dvar Thora est écrit pour la guérison (refoua chelema) du fils de Rav Eliahou Elkaïm,
Haïm Yéhouda ben Mazaltov
Ces paroles de Thora sont également dédiées à la mémoire de
Huguette Rahel bat Louisa Bellahsen, zl
Eliahou ben David Temstet, zl
Merci à tous ceux qui ont participé au gala de notre association à Paris le 27 juin où nous avons pu introniser un Sepher Thora ; merci à tous ceux qui absents nous ont manifesté leur soutien.
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabbath Chalom,
Rav Chalom Bettan
BULLETIN DE SOUSCRIPTION

Association Loi de 1901
12, rue Notre Dame des Victoires - 75002 PARIS
Tel : 01.42.27.21.11 - FAX : 01.42.27.54.91
Email : daat.haim@piximel.com
NOM ET PRENOM :
.
NOM DE SOCIETE:
ADRESSE :................................................................................................................................
TELEPHONE :.......................................................FAX :..........................................................
Email :.............................................................................................................
Ci-joint un chèque de.........................euros (CERFA)
Prise en charge d'un étudiant pour :
1 semaine 105 2 semaines 210 1 mois 450
3 mois 1.350 6 mois 2.500 1 année 5.000 Autre
..
Merci de me contacter pour plus de précisions
100% DES SOMMES COLLECTEES SONT ADRESSEES EN ISRAEL
BNP NIEL DEMOURS, COMPTE N° 00010032851 CLE RIB 02
CODE BANQUE : 30004 - CODE GUICHET : 01385
ORDRE DE VIREMENT
NOM ET PRENOM (OU SOCIETE) :................................................................
ADRESSE :...........................................................................................................
Prie la banque............................................
de virer, mensuellement et jusquà révocation, le 5 de chaque mois par le débit
de son compte n°.....................................................................................................
A dater de ce jour, la somme de......................euros
A lAssociation Daat Haim-12 rue Notre Dame des Victoires-75002 PARIS
A la BNP, CODE BANQUE : 30004 CODE AGENCE : 01385
CPTE N° 00010032851 CLE RIB 02
Le ......................................................................................................
Signature du donneur dordre
Prière de joindre un RIB

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Sacré et profane - Opposition ou complémentarité ?
Par le Rav Eliahou Elkaïm
Cette semaine, nous allons chercher à découvrir lopinion de nos maîtres sur létude des sciences profanes. Un sujet qui nous concerne tous, et surtout nos enfants
« Rabbi Eléazar disait : Sois assidu dans létude de la Thora ; sache ce quil faut répondre à lhérétique ; sache devant qui tu peine ; Il est fiable, le Maître de ton travail, pour te payer le salaire de ton ouvrage ».
(Chapitre 2, Michna 14)
Rabbi Eléazar emploie le terme hévé chakoude pour exprimer la nécessité dêtre assidu dans létude de la Thora.
En réalité, cette expression comporte plusieurs sens, qui font tous partie de la pensée de Rabbi Eléazar.
Daprès Maïmonide, le terme chakoude signifie, dans un premier temps : diligent et zélé. Cest ainsi quil est employé dans le verset :
« Tu as bien vu, me dit lEternel, car Je vais me hâter (chokède) daccomplir Ma parole. » (Jérémie 1-12)
Ce terme signifie également assidu et régulier, comme lexprime le verset des Proverbes :
« Heureux lhomme qui Mobéit en fréquentant (lichkode) Mes portes, jour après jour. » (8-34)
Rachi commente et explique quil sagit de celui qui arrive le premier sur le lieu détude et le quitte en dernier.
-
Trois éléments fondamentaux
Lauteur du Tiféreth Israël précise : « Trois éléments sont nécessaires pour que létude de la Thora soit fructueuse.Le premier est lassiduité : celui qui ne sest pas fixé comme règle de réviser chaque jour ce quil a étudié la veille, ne parviendra jamais à une maîtrise réelle des sujets étudiés.Le deuxième élément est lapprofondissement des thèmes. Il ne faut jamais finir un sujet sans en avoir éludé toutes les questions et difficultés. On ne peut pas commencer à étudier un autre sujet tant que le premier texte na pas été totalement éclairci et que lon na pas vérifié quil ne contredit pas dautres textes, et quil ne comporte pas de mots superflus. Il faut également avoir compris le choix de chaque terme employé.Le troisième élément est la concentration dans létude, une concentration qui doit permettre doublier tout autre préoccupation.Le choix de la forme chakoude (forme passive en hébreu) au lieu de chokède (forme active) exprime quil faut se sentir obligé détudier avec les trois éléments que nous avons décrits, et ne pas considérer létude comme une activité facultative, qui dépend de notre bon vouloir. (Tiféreth Israël ibid.)Dans le texte de notre Michna, Rabbi Eléazar énonce deux vérités qui sont a priori deux idées distinctes : Sois assidu dans létude de la Thora ; sache ce quil faut répondre à lhérétique.Mais la plupart des commentateurs expliquent cependant que ces deux idées sont liées. En effet, ce nest que par une étude approfondie que lon parviendra à trouver les réponses aux attaques des renégats.Il faut le savoir, de nombreux commentateurs de lépoque des Richonim (du Xe au XVe siècle), ne possédaient pas la même version que nous de cette Michna. Leur texte était légèrement différent.Les deux phrases que nous avons nen formait quune, et lon pouvait lire : « Sois assidu dans létude de la Thora qui tapportera les réponses aux attaques des renégats. »Maïmonide, daprès lauteur du « Melehet Chlomo » (ibid.), possède lui aussi une version différente. Il lit : « Sois assidu dans lapprofondissement des sujets qui tapporteront les notions que tu pourras utiliser dans la polémique avec les hérétiques des nations, lorsquils viendront tattaquer. »Toujours daprès Maïmonide, lidée suivante de Rabbi Eléazar : « Saches devant qui tu peines », doit être expliquée ainsi : « Si tu étudies la philosophie des autres nations pour savoir comment répondre à leurs attaques idéologiques, sois vigilent pour quaucune notion de ces théories ne pénètre ton cur. Sache que Celui devant Lequel tu investit tes efforts sonde toutes tes pensées. Consolide donc, en ton cur, la foi en Lui. »
-
Une science transcendante
Rabbénou Yitshaq, commentant Maïmonide, comprend quil est conseillé détudier les philosophies des nations et autres religions, dans le but de découvrir que la foi juive est la seule qui soit fondée et qui sappuie sur la vérité.Il fait, au nom de Rabbénou Israël, une précision importante : Rabbi Eléazar fait précéder sa recommandation détudier de la Thora à celle de savoir comment répondre aux renégats. Ainsi, il nous offre la méthode qui nous permettra de régler les problèmes dans le bon ordre.Avant toute chose, il faut sinvestir dans la Thora écrite, dans le Talmud et ses lois, et approfondir cette étude jusquà ce que les sujets étudiés soient ancrés au plus profond de soi. Cest seulement de cette façon que lon possèdera une connaissance solide.Il faut élargir cette méthode à tous les sujets de loi (halakha) compris dans le Talmud.Alors seulement, on abordera les autres philosophies, dans lintention de pouvoir répondre aux questions quelles soulèvent, et prouver quelles ne sont pas fondées.Le Talmud (Berahot 28b) relate que Rabbi Eléazar, avant sa mort, mit en garde ses disciples, qui lui demandaient de fixer pour eux des règles de vie :« Ecartez vos enfants de la réflexion philosophique venue des nations. »On remarquera que Rabbi Eléazar ne les a pas enjoint de sen écarter eux-mêmes. En effet, les jeunes esprits, qui nont pas encore intégré suffisamment de Thora écrite et de Talmud, prennent des risques graves, en se penchant sur les philosophies étrangères.Car en sinvestissant pour comprendre les cheminements logiques qui sont lintroduction aux sciences profanes, ces jeunes risquent dêtre induits en erreur par leur propre raisonnement, ce qui les amènera, D.ieu en préserve, à sexclure de la communauté.Nos maîtres précisent également (Talmud Baba Kama 82b) :« Maudit soit celui qui enseigne à son fils la philosophie grecque »Encore une fois, on remarquera quil nest pas dit que celui qui étudie la philosophie grecque est maudit, mais seulement celui qui lenseigne à ses enfants qui nont pas encore le niveau de Thora nécessaire, mais seulement celui qui lenseigne à ses enfants qui nont pas encore le niveau de Thora nécessaire.Cette Michna nous permet daborder un sujet intéressant.Il est bien évident que nos maîtres ne déconseillent pas aux jeunes détudier les philosophies profanes dans le seul but de leur barrer laccès à une forme de réflexion différente de celle de la Thora.Mais eux qui ont accédé à la Connaissance, savent que la Thora est une science qui transcende lhomme et qui émane du Créateur Lui-même.Cest pour cette raison quils ont voulu offrir aux jeunes cette science qui cerne tous les secrets de lunivers, ce système de pensée qui forge lesprit de lhomme, et lélève à un niveau de sagesse unique.
-
Investissement total
Preuve en est que nos maîtres les plus prestigieux nont pas abordé les philosophies profanes avant de maîtriser toute la Thora, ce qui leur a permis datteindre, dans tous les domaines de la pensée, un niveau inégalé.Nos maîtres ont pu dépasser en sagesse ceux qui ont préféré aborder parallèlement les deux disciplines. Ironie du sort, cest justement en faisant une mauvaise interprétation de notre Michna que ces derniers se sont fourvoyésIl est intéressant de citer le commentaire du Sforno sur notre Michna, lui qui fut lun des plus grands penseurs de son époque et qui rédigea des ouvrages philosophiques de référence.« Cest seulement par lassiduité, et linvestissement de toute sa personne dans létude de la Thora, et par nulle autre méthode, que lon parviendra à trouver des réponses solides aux attaques des renégats, comme lexprime le verset :« Si tu la souhaites comme de largent, et que tu la recherches comme des trésors, tu accèderas à la crainte de lEternel et tu atteindras la Connaissance de D.ieu » (Proverbes 2 ; 4-5)Cest ainsi que lon atteindra le niveau de mayane hamitgaber, expression utilisée par Rabban Yohanan ben Zakkaï pour encenser son élève, Rabbi Eléazar (Michna 8).Cette expression doit être comprise dans le sens de « prendre le dessus » (sur ses détracteurs), car le mot mitgaber a pour sens littéral cette signification. (Sforno ibid.)Le Sforno, à la différence de Maïmonide, ne voit pas dans notre Michna un appel à létude des philosophies profanes et des différentes religions (même dans un deuxième temps, après létude de la Thora), dans le but de trouver des réponses aux renégats.Au contraire, il considère que limmersion dans la Connaissance de la Thora suffit pour découvrir, à chaque instant, des réponses à toutes les interrogations que les plus incrédules pourront générer.
Chabbat Chalom
Commentaires sur la parachath Houkat Balak
La bénédiction du frelon
Par le Rav Eliahou Elkaïm
Des malédictions qui se transforment en bénédictions. Un proverbe qui sintéresse aux abeilles et aux frelons. Une histoire drôle pour mieux comprendre les techniques des ennemis dIsraël ! La paracha de cette semaine nous ouvre de nouveaux horizons
La paracha de cette semaine nous décrit les nombreuses tentatives de Balak, roi de Moab, pour convaincre Bileam dutiliser ses pouvoirs surnaturels et que ses malédictions entraînent la destruction du peuple dIsraël.
Bileam lui-même éprouvait des sentiments de haine encore plus forts que ceux de Balak envers le peuple juif. Cest seulement lintervention divine qui va lempêcher de les maudire et le forcer finalement à adresser à ce peuple les plus belles bénédictions de tous les temps.
Le Midrach (Yalkouth Chimoni) précise même :
« Tout ce dont le peuple dIsraël jouit dans ce monde-ci est le résultat des bénédictions de Bileam. »
Bileam fut le seul prophète des Nations ayant eu accès à la Connaissance. Mais cette perception prophétique nest pas due à un travail personnel délévation, ni à une recherche de rapprochement avec D.ieu, comme ce fut le cas pour les prophètes dIsraël (cf. Maïmonide, Yad hahazaka, Hilehoth Yéssodé Hathora 7, 1-2).
Rachi (Nombres 22 ; 5) rapporte les paroles de nos Maîtres qui sétonnent que D.ieu ait accordé la prophétie à un homme si peu recommandable.
« Nous aussi, comme les Juifs ! »
Il faut dabord comprendre pourquoi D.ieu a envoyé un prophète aux Nations : selon les paroles de nos Maîtres, cest pour ne pas laisser la possibilité à ces mêmes Nations de justifier leur mauvaise conduite par labsence dun guide éclairé.
Le jour où D.ieu se dévoilera, ils pourraient dire: « Si nous avions eu, nous aussi, comme les Juifs, un prophète pour nous guider, nous aurions respecté la volonté divine»
Ce qui va se passer en fait, cest que, bien au contraire, au lieu daméliorer la conduite des Nations, Bileam va utiliser son influence pour les inciter à une plus grande perversion.
Alors que jusquà son époque il y avait un certain respect des bonnes murs, Bileam est celui qui va les pousser à la dégradation morale, et même à la prostitution.
Nos Maîtres dans leur analyse de la personnalité de Bileam, arrivent à la conclusion que cet homme incarne toute la bassesse humaine (Pirké Avoth 5 ; 19).
Cest que la connaissance à laquelle il a eu accès na pas été le fruit dun travail personnel délévation morale.
Laccès à la prophétie, quand elle nest pas accompagnée dun travail personnel délévation morale, na aucune influence sur lhomme. Au contraire, elle peut être utilisée à des fins très dangereuses.
Cela nous permet de comprendre lenthousiasme de Bileam à réaliser les sombres projets de Balak, sachant pertinemment que la volonté divine était différente.
Ce nest que par la Miséricorde de D.ieu que ces malédictions vont se transformer en bénédictions
Un texte du Midrach (Devarim Rabba 1-4) ajoute un nouvel élément :
« Rabbi Aha ben Hanina dit : la tohaha (les châtiments) si le peuple dIsraël ne respecte pas la Thora, annoncée par Moïse dans les parachioth Behoukotaï et Ki tavo, auraient dû lêtre par Bileam, alors que les bénédictions de Bileam auraient dû être dites par Moïse.
« Rabbi Aha ben Hanina dit : la tohaha (les châtiments) si le peuple dIsraël ne respecte pas la Thora, annoncée par Moïse dans les parachioth Behoukotaï et Ki tavo, auraient dû lêtre par Bileam, alors que les bénédictions de Bileam auraient dû être dites par Moïse.
Mais cet ordre des choses comportait un risque :
Si Bileam avait transmis le reproche (tohaha) au peuple juif, Israël aurait pu la rejeter en disant : « Cest parce quil nous hait quil nous dit cela ».
Et si Moïse leur avait adressé les bénédictions de Bileam, les Nations auraient pu dire :
« Cest parce quil les aime quil les bénit. »
Cest pour cette raison que D.ieu fixa cette répartition. Ainsi, les bénédictions et la tohaha seront lapanage reconnu du peuple dIsraël.
Le Chem Michmouel (année 5675) cite Rachi (Nombres 22-12) qui, lui-même, cite le Midrach sur le verset qui suit.
« D.ieu dit à Bileam : « Tu niras point avec eux. Tu ne maudiras point ce peuple car il est béni. »
Pourquoi D.ieu doit-Il préciser : car il est béni ? Il aurait suffit dinterdire à Bileam de les maudire
Cest que Bileam proposa, puisquil ne pouvait les maudire, de pouvoir au moins les bénir. Et cest à cette proposition que D.ieu lui répondit : « Ils nont pas besoin de tes bénédictions, puisquils sont déjà bénis. »
Et le Midrach cite à ce sujet le proverbe : « On dit au frelon : Je ne veux ni de ton miel ni de ton dard. »
Ce texte semble contredire le Midrach cité plus haut, duquel il ressort que le plan divin était justement que ce soit Bileam qui les bénisse.
Pourquoi alors lui refuser sa demande ?
Un être pervers
Une deuxième remarque simpose :
La Thora (Deutéronome 23 ; 6) précise : « Mais lEternel ton D.ieu, na pas voulu écouter Bileam, et lEternel ton D.ieu, a transformé pour toi la malédiction en bénédiction, car il a de laffection pour toi, lEternel ton D.ieu. »
Les mots de ce verset semblent signifier que cest une malédiction que Bileam a adressée à Israël.
Pourtant, les textes de notre paracha sont explicites : même si ce fut contre son gré, ce sont bien des bénédictions que Bileam adressa à Israël.
Selon le Chem Michmouel, pour répondre à ces apparentes contradictions, il faut revenir sur le proverbe utilisé par le Midrach.
Ce dernier fait remarquer que ce nest pas par hasard que le Midrach a pris lexemple du frelon, alors quil aurait été plus attendu de parler des abeilles, dont le miel est bien plus répandu.
Le Talmud (Behoroth 7b) se penche sur le fait que le miel soit permis à la consommation, alors que cela paraît inconciliable avec le principe fondamental de « Kol hayotsé min hatamé tamé » (toute substance provenant dun être interdit à la consommation est elle-même interdite).
Le miel, issu de labeille qui est interdite à la consommation aurait du être lui aussi interdit.
Pour répondre à cela, le Talmud précise : « Labeille introduit le pollen dans on organisme et le régurgite sans y ajouter de substance qui vienne de son propre corps.»
Cest la raison pour laquelle le miel est Cacher.
Cest la raison pour laquelle le miel est Cacher.
Du même texte du Talmud, il ressort que le processus nest pas le même pour le frelon. Ce dernier mélange au pollen une substance sécrétée par son organisme. (Lautorisation de manger de ce « miel » fait lobjet dune discussion entre Tannaïm.)
Daprès le Chem Michmouel, si le Midrach a choisi lexemple du frelon, cest pour exprimer une idée profonde : les bénédictions les plus belles, si elles viennent dun être pervers comme létait Bileam, deviennent des malédictions, car son dard y est mêlé.
Cest la raison profonde pour laquelle D.ieu refusa la proposition de Bileam.
Mais alors, comment se fait-il que Bileam ait malgré tout adressé ses « bénédictions » ? Et que celles-ci aient eu un effet aussi bénéfique, comme le dit le Midrach Yalkouth Chimoni ?
Mais alors, comment se fait-il que Bileam ait malgré tout adressé ses « bénédictions » ? Et que celles-ci aient eu un effet aussi bénéfique, comme le dit le Midrach Yalkouth Chimoni ?
La parole divine
Le Chem Michmouel cite le Or Hahaïm et le Zohar sur le verset : « LEternel mit Sa parole dans la bouche de Bileam » (Nombres 23, 5).
Ces derniers interprètent ce texte : cest D.ieu Lui-même qui parla, et ce nest quune illusion auditive qui permettait de penser que ce fut Bileam qui parlait.
Ces derniers interprètent ce texte : cest D.ieu Lui-même qui parla, et ce nest quune illusion auditive qui permettait de penser que ce fut Bileam qui parlait.
Il y avait une séparation entre la bouche de Bileam et la parole divine afin que le dard de Bileam ne transforme pas lessence de ces saintes paroles.
Cest la raison pour laquelle la proposition de Bileam fut repoussée sans équivoque.
Que ce soit lui qui les bénisse directement aurait eu leffet inverse. Il a fallu que D.ieu intervienne de cette façon pour que limpression prévalente soit que cétait Bileam qui les bénissait.
Que ce soit lui qui les bénisse directement aurait eu leffet inverse. Il a fallu que D.ieu intervienne de cette façon pour que limpression prévalente soit que cétait Bileam qui les bénissait.
Les Nations verront que cest effectivement lennemi le plus farouche dIsraël qui les bénit. Mais en réalité, ce nest pas lui qui les bénit, mais la Parole divine.
Ainsi, les mots du verset : « LEternel ton D.ieu a transformé pour toi les malédictions en bénédictions » deviennent limpides.
Rabbi Eliahou Lopian, dans un autre texte, illustre avec humour cette idée par une petite histoire
Un couple gérait une auberge qui était merveilleusement située. Le service y était excellent, la cuisine de qualité
et la clientèle fidèle. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusquau jour où la discorde sinstalla dans le couple.
Dans un premier temps, cest en privé que se déroulaient les disputes et les altercations. Mais la situation dégénéra et les clients devinrent les témoins surpris de violentes querelles, où les injures ne manquaient pas.
Le prestige de lauberge ne suffit plus à attirer la clientèle qui préféra renoncer à ce spectacle peu encourageant.
Réalisant lampleur de leur problème, nos deux conjoints décidèrent de faire appel à un rabbin.
Mais on saperçut bien vite que les tentatives de réconciliation menaient à léchec, le fossé étant devenu infranchissable.
Mais comment sauver ce qui pouvait encore lêtre : lauberge ?
Un code secret
Le Rav donna son avis : « Je nai quun seul conseil à vous donner : fixez entre vous un code qui fera que les mots gentils signifient des injures et exercez-vous dans ce sens.»
Aussitôt dit, aussitôt fait, notre couple commença à se disputer en séchangeant des mots tendres.
Dans un premier temps, les clients qui restent assistent à un changement notable.
Mais très vite, ils deviennent les spectateurs de scènes étranges : le nouveau spectacle est celui dun homme et dune femme qui se disent des gentillesses et autres expressions de tendresse, le tout accompagné de lancement dobjets de toutes sortes.
Mais très vite, ils deviennent les spectateurs de scènes étranges : le nouveau spectacle est celui dun homme et dune femme qui se disent des gentillesses et autres expressions de tendresse, le tout accompagné de lancement dobjets de toutes sortes.
Les bénédictions de Bileam ressemblent aux mots tendres de notre couple. Elles ne sont que des malédictions camouflées, codées.
Et il aura fallu lintervention divine pour transformer le mal et la méchanceté en véritables bénédictions.
Cest le sens véritable du verset : « Mais lEternel ton D.ieu, na pas voulu écouter Bileam, et lEternel ton D.ieu, a transformé pour toi la malédiction en bénédiction, car il a de laffection pour toi, lEternel ton D.ieu. » (Deutéronome 23 ; 6).
Et il aura fallu lintervention divine pour transformer le mal et la méchanceté en véritables bénédictions.
Cest le sens véritable du verset : « Mais lEternel ton D.ieu, na pas voulu écouter Bileam, et lEternel ton D.ieu, a transformé pour toi la malédiction en bénédiction, car il a de laffection pour toi, lEternel ton D.ieu. » (Deutéronome 23 ; 6).
CHABAT CHALOM











