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Une juge allemande se réfère au Coran pour refuser le divorce immédiat à une femme battue, M. Macina
Dans sa réponse écrite à la requête de la plaignante, la magistrate a estimé quen convolant avec un Marocain elle devait « s'attendre » à ce qui lui est arrivé ! Comment apprécier lévénement ?
22/03/07
Laffaire a été révélée par le quotidien Frankfurter Rundschau.
Mère de deux enfants en bas âge, une citoyenne allemande, marocaine dorigine, mais née et élevée en Allemagne, avait demandé à divorcer de son mari, qui la battait. Malgré un procès-verbal de la police (mai 2006) et une décision de justice interdisant au mari laccès au domicile conjugal, ce dernier a continué à la terroriser et, à en croire lavocate de la plaignante, à la menacer de mort.
En octobre dernier, la mère battue a demandé le divorce en urgence, cest-à-dire sans attendre le délai légal dun an. Son avocate se fondait, pour justifier cette procédure, sur la clause de "brutalité excessive", prévue par la loi allemande sur le divorce, et qui lui semblait avérée dans ce cas de figure.
Or, en janvier 2007, la juge de Francfort en charge du dossier a refusé daccéder à cette requête en se basant sur la législation coranique. Selon lanalyse du Figaro (1), "dans la mesure où les époux proviennent tous les deux de « milieux marocains », il convient de constater que « l'exercice du droit au châtiment (par le mari) ne permet pas d'invoquer une rudesse excessive » telle que prévue à l'article 1565 du Code civil allemand. La plaignante devait « s'y attendre » en convolant avec un Marocain."
De quoi couper le souffle à plus d'une association de défense des droits humains, en général, et de ceux des femmes battues, en particulier !
A l'évidence, même si elle ne s'y est pas référée explicitement, la juge faisait allusion à la Sourate IV, intitulée « Les Femmes », dont le verset 34 stipule (2) :
« Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses qu'ils font pour assurer leur entretien. Les femmes vertueuses sont pieuses : elles préservent dans le secret ce que Dieu préserve. Admonestez celles dont vous craignez l'infidélité ; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle, si elles vous obéissent. Dieu est élevé et grand. »
Inutile de préciser que la divulgation de cette sentence stupéfiante a soulevé un tollé en Allemagne même et largement au-delà. Nul doute que certains y verront une preuve supplémentaire de lenvahissement de lislam et de la soumission de lOccident à ses coutumes. Pourtant, tel nest pas le cas. Preuves :
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la juge a été dessaisie de laffaire ;
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le Conseil central des musulmans a jugé que la magistrate aurait dû «absolument statuer en conformité avec la constitution allemande» et insisté sur le fait que «la violence et les abus contre des personnes, qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes, sont évidemment des raisons naturelles pour justifier un divorce, également au sein de l'Islam» (3).
Il reste que cet épisode lamentable doit nous rendre vigilants. A mes yeux, il témoigne d'un phénomène qui pourrait devenir alarmant sil savérait endémique : la surenchère à laquelle sadonnent certains Occidentaux cultivés, y compris des responsables de la société civile et de certains milieux politiques, en vue de justifier systématiquement les coutumes des courants les plus rigoristes de lislam, même quand celles-ci bafouent les droits humains les plus élémentaires et sopposent aux valeurs de notre civilisation.
Menahem Macina
(D'après des dépêches d'Agences de Presse et Le Figaro)
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Notes
(1) Pierre Bocev, "La juge allemande était trop proche du Coran", édition du 22 mars 2007.
(2) La traduction est celle de Denise Masson, qui a été approuvée par l'Université d'Al Azhar au Caire.
(3) Selon une dépêche d'Associated Press, citée par le site Canoë Info.
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© upjf.org
Mis en ligne le 22 mars 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org











