Mis en ligne le 23 mai 08 sur le site de "Un écho d'Israël"
Lannonce de la reprise des négociations entre Israël et la Syrie, cette fois grâce aux bons offices de la Turquie, nest pas sans rappeler dautres pourparlers qui nont pas abouti. Voici en bref, un résumé de lhistoire de négociations secrètes ou publiques depuis la conférence de Madrid, les déclarations contradictoires de Rabin et les derniers essais de la période Barak. Jusquà ce jour, toutes les négociations entre Israël et la Syrie, sont restées sur le papier, sans suites concrètes.
Lhistoire des contacts entre ces deux pays a connu des hauts et surtout des bas. Au centre : le Golan, la nature des relations futures, leau du lac, les rapports de la Syrie avec « laxe du mal », ses liens avec lIran et la protection quelle accorde aux chefs terroristes.
| Le plateau du Golan en chiffres | ||||||
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En 1967, lors de la guerre des Six Jours, Israël conquiert le plateau du Golan. Lors de la guerre de Kippour en 1973, larmée syrienne parvient à reconquérir près de 60 % du Golan avant de reculer devant larmée israélienne qui est parvenue à faire une poussée en direction de Damas sur une trentaine de kilomètres en territoire syrien. Un an après la guerre de Kippour, Israël et la Syrie parviennent à un accord de « séparation des forces ». En 1981, la Knesset vote « la loi sur le plateau du Golan » qui annexe ce territoire à Israël.
Cest en octobre 1991, lors de la conférence de Madrid, que vont débuter les premières négociations entre Itzhak Shamir, alors Premier ministre dIsraël, et Farouk Sharaa, ministre syrien des Affaires étrangères. Là, le cadre formel de conversation entre Israël, la Syrie et les autres pays arabes a été défini.
Deux mois plus tard, des conversations ont eu lieu à Washington entre représentants des deux pays. Jusquau départ de Shamir en 1992, il ny a pas eu davancée, ce qui a rendu difficiles les rapports avec le Liban, « de facto », sous la dépendance de la Syrie.
En septembre 1992, Itzhak Rabin, se rendant pour la première fois aux Etats Unis, a déclaré à Bill Clinton quil était prêt à discuter du retrait du Golan avec la Syrie : « La profondeur du retrait sera à la mesure de la paix », avait-il déclaré. La fixation de la frontière et les mesures de sécurité nont pu amener à un accord.
Sous les périodes Binyamin Netanyahu et Ehud Barak, les contacts ont continué malgré la dégradation de létat de santé du président syrien Hafez El Assad.
En 1999, un document dévoile que Netanyahu, alors Premier ministre, était prêt à discuter dun retrait total dIsraël du plateau du Golan.
Sous les bons auspices de Bill Clinton, des conversations ont eu lieu en Virginie entre Ehud Barak, chef du gouvernement dIsraël, et Farouk Sharaa en janvier 2000. Ils aboutissent à une impasse. La pierre dachoppement dans les négociations fut le tracé des futures frontières. Israël voulait la frontière du mandat britannique, laissant à Israël tout le lac et le Jourdain alors que la Syrie réclamait celle du « 4 juin » (tracé de la guerre dIndépendance de 1948) qui lui donnait accès au lac de Tibériade et au Jourdain. La frontière de lépoque mandataire donnait à Israël une bande de 10 mètres de large à lest du lac et de 50 mètres à lest du jourdain. En juin 2000, le décès de Hafez El Assad a interrompu tout contact. Barak décide de se consacrer aux efforts de paix avec les Palestiniens.
La guerre dIrak en 2003 a renforcé les soupçons américains sur laide de Bachar El Assad, le fils de Hafez, aux terroristes sunnites en Irak. Suite à cela, la Syrie a renforcé ses liens avec lIran.
Ces dernières années, des contacts secrets entre Israël et la Syrie semblent avoir eu lieu. En juillet 2007, le chef du bureau des Affaires Etrangères dIsraël, Alon Liel, a annoncé que lun des conseillers de Bachar El Assad aurait dit : « Israël et la Syrie sont arrivés à 85% de la signature dun accord de paix entre les deux pays ». Liel a déclaré à Ynet que les 15% restant, concernent les rapports de la Syrie avec lIran et le Hezbollah.
Parallèlement, Bachar El Assad dans un discours au Parlement, a parlé de la Turquie comme tiers dans de futures négociations : « Que les Israéliens se rappellent que le prix de la paix est bien inférieur à celui des guerres. Mais si le chef du gouvernement dIsraël ne menvoie que des délégués, ce nest pas sérieux ; ils doivent nous donner des garanties quils nous rendront le Golan ».
Le 6 septembre 2007, Israël a bombardé un site atomique syrien en construction. Le mois dernier, le Congrès américain a dévoilé quil avait été détruit quelques semaines seulement avant sa mise en service. Une vidéo montrait que la Corée du nord avait aidé la Syrie pour la construction de ce site, ce que le gouvernement de Damas a immédiatement démenti.
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Cecile Pilverdier
© Un écho d'Israël
Mis en ligne le 30 mai 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org











