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Israël: armes assourdissantes contre les manifestants, T. Freinberg
17/10/2004 News.Telegrah
| portal.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2004/10/17/wmid17.xml |
Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org
Israël est sur le point de mettre en service une arme acoustique sans danger pour la vie, qui permet de contrôler des émeutes et de disperser la foule, et ce après une grande vague de critiques sur l’utilisation de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc et de balles réelles.
La récente technologie, connue sous le nom de "SHOUT" [cri], utilise un faisceau très intense de son de haute fréquence, qui frappe d'incapacité des cibles situées à près de 100 mètres de distance sans leur causer de dommage physique permanent.
Après avoir été testé récemment par Tsahal, le "Shout" sera en service dans quelques semaines. Trois systèmes ont été fournis au Commandement central de l’armée, et sont sur le point d’être mis en place.
Les officiels israéliens estiment que le système basé sur le bruit sera moins nocif pour les civils non armés que les armes non mortelles déjà en service. Le "Shout", qui a été décrit en premier par l’hebdomadaire Jane, consacré à la défense, consiste en un canon acoustique monté sur véhicule, qui envoie un étroit faisceau de bruit assourdissant sur des cibles humaines et les frappe d'incapacité. C’est le résultat de l'intensité du bruit, qui n’affecte ni les spectateurs ni les opérateurs.
« Le "Shout" génère un bruit intolérable, qui neutralise complètement le sujet, ou le contraint à fuir les lieux » a expliqué un officier de Tsahal, qui vient juste de retirer ses forces de Gaza, après un effort de deux semaines pour mettre un terme aux attaques de missiles contre les résidents israéliens.
« Le système a fait l’objet d’une série d'essais par le Corps médical de Tsahal, qui a statué qu’il ne cause pas de dommage physique permanent » a déclaré le porte-parole.
Le "Shout" sera d’abord mis en service sur les véhicules blindés légers Sufa 4x4, en Cisjordanie et la dans la Bande de Gaza.
Si l’utilisation s’avère réussie, l'arme pourra également être utilisée en mer pour arrêter les navires suspects d’activité terroriste.
Le développement d’armes non mortelles par Israël a été stimulé par un rapport critique fait l’an dernier par le Contrôleur de l'Etat. Il y affirmait que l’on avait consacré trop peu d'attention à de nouvelles formes de technologie non mortelle. « Pendant des années, nous avons dû mener des actions dans des zones très peuplées, mais il semble que le développement de solutions incapacitantes et non mortelles n'a jamais bénéficié de la priorité appropriée » a déclaré un officier de Tsahal.
« Bien que nos hommes soient confrontés chaque jour à des citoyens non armés, ils ne sont équipés que de gaz lacrymogène et de balles de caoutchouc, qui se sont avérées mortelles dans certains cas » a ajouté l’officier.
En plus du "Shout", est expérimentée une arme non mortelle qui émet une odeur fétide, et qui est surnommée la Bombe Putois. Elle émet une version synthétique de l'odeur que produisent les putois - et autres rongeurs de la même famille - pour faire fuir leurs prédateurs. Les fonctionnaires de la Défense affirment que le nuage de gaz est si efficace qu'il imprègne les vêtements pendant une période qui peut aller jusqu’à cinq ans.
La récente technologie, connue sous le nom de "SHOUT" [cri], utilise un faisceau très intense de son de haute fréquence, qui frappe d'incapacité des cibles situées à près de 100 mètres de distance sans leur causer de dommage physique permanent.
Après avoir été testé récemment par Tsahal, le "Shout" sera en service dans quelques semaines. Trois systèmes ont été fournis au Commandement central de l’armée, et sont sur le point d’être mis en place.
Les officiels israéliens estiment que le système basé sur le bruit sera moins nocif pour les civils non armés que les armes non mortelles déjà en service. Le "Shout", qui a été décrit en premier par l’hebdomadaire Jane, consacré à la défense, consiste en un canon acoustique monté sur véhicule, qui envoie un étroit faisceau de bruit assourdissant sur des cibles humaines et les frappe d'incapacité. C’est le résultat de l'intensité du bruit, qui n’affecte ni les spectateurs ni les opérateurs.
« Le "Shout" génère un bruit intolérable, qui neutralise complètement le sujet, ou le contraint à fuir les lieux » a expliqué un officier de Tsahal, qui vient juste de retirer ses forces de Gaza, après un effort de deux semaines pour mettre un terme aux attaques de missiles contre les résidents israéliens.
« Le système a fait l’objet d’une série d'essais par le Corps médical de Tsahal, qui a statué qu’il ne cause pas de dommage physique permanent » a déclaré le porte-parole.
Le "Shout" sera d’abord mis en service sur les véhicules blindés légers Sufa 4x4, en Cisjordanie et la dans la Bande de Gaza.
Si l’utilisation s’avère réussie, l'arme pourra également être utilisée en mer pour arrêter les navires suspects d’activité terroriste.
Le développement d’armes non mortelles par Israël a été stimulé par un rapport critique fait l’an dernier par le Contrôleur de l'Etat. Il y affirmait que l’on avait consacré trop peu d'attention à de nouvelles formes de technologie non mortelle. « Pendant des années, nous avons dû mener des actions dans des zones très peuplées, mais il semble que le développement de solutions incapacitantes et non mortelles n'a jamais bénéficié de la priorité appropriée » a déclaré un officier de Tsahal.
« Bien que nos hommes soient confrontés chaque jour à des citoyens non armés, ils ne sont équipés que de gaz lacrymogène et de balles de caoutchouc, qui se sont avérées mortelles dans certains cas » a ajouté l’officier.
En plus du "Shout", est expérimentée une arme non mortelle qui émet une odeur fétide, et qui est surnommée la Bombe Putois. Elle émet une version synthétique de l'odeur que produisent les putois - et autres rongeurs de la même famille - pour faire fuir leurs prédateurs. Les fonctionnaires de la Défense affirment que le nuage de gaz est si efficace qu'il imprègne les vêtements pendant une période qui peut aller jusqu’à cinq ans.
Tony Freinberg
© News.Telegraph pour l’original anglais, et upjf.org pour la version française.
Mis en ligne le 19 octobre 2004 sur le site www.upjf.org.











