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Le vrai visage de la pauvreté en Israël, O. Granilic
Le vrai visage de la pauvreté en Israël, O. GranilicCe texte nous a été envoyé directement par son auteur. Après une brève enquête, je découvre que le site Aroutz7 l’a également mis en ligne (www.a7fr.com/article.php?id=1552). Par contre, je n’ai pu obtenir d’informations signifiantes sur les organisations mentionnées. Je conseille à celles et ceux qui voudraient en savoir plus de se rendre sur le site d’A7, au lien indiqué ci-dessus. Il comporte un espace de réactions, qui leur permettra de réagir et en particulier de demander des précisions concernant la nature, les buts et les références de notoriété des deux associations évoquées dans le corps de l’article. Menahem Macina.
Ces derniers mois, nous pouvons lire de nombreuses informations préoccupantes nous parvenant d'Israël. Il ne s'agit plus seulement des problèmes de sécurité, mais aussi de problèmes économiques. Plus de 600.000 enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté, un chômage en constante augmentation, des familles dans la détresse…
Malgré les déclarations encourageantes du Ministre des Finances, Binyamin Natanyaou, qui est persuadé que la crise est terminée et que les premiers fruits de sa politique d'austérité apparaissent, la situation reste alarmante.
Mais la pauvreté en Israël revêt un visage différent de la pauvreté dans les pays européens. Si 600.000 enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté, il n'existe pas, dans l'Israël de 2004, d'enfants qui meurent de faim. Il existe des enfants qui sont mal nourris, qui ne prennent pas tous les éléments nutritifs dont ils ont besoin. Mais il n'y a pas de famine en Israël ! Si on se promène dans les rues de Jérusalem, Tel-Aviv ou Beer-Sheva, on rencontre, avec beaucoup de difficultés, des personnes sans abri. A Paris, Londres, ou New-York, les "homeless" sont monnaie courante.
Néanmoins, il est indéniable qu'il existe une véritable crise en Israël ; une pauvreté qui prend un visage différent de celui que l'on connaît habituellement. Cette pauvreté, ou, plus exactement, cette détresse, a plusieurs caractéristiques.
D'abord, elle existe depuis plusieurs années. Des enfants, en raison de la situation économique ou sociale, sont retirés de leur famille naturelle et placés dans des orphelinats. Ils sont démunis de tout (même si les familles d'adoption leur apportent amour et chaleur). Ils vivent dans une détresse constante.
Ensuite, il y a les conséquences de l'actuelle crise que traverse le pays : le chômage, les aides de l'Etat qui ont été réduites, les problèmes de sécurité. Là aussi, les enfants sont le plus souvent les premiers touchés. Si les familles font des efforts pour leur donner le minimum vital (c'est-à-dire nourriture et vêtements), il n'en est pas de même pour les activités extrascolaires, les excursions, ou colonies de vacances. Il s'agit d'un luxe que ces familles ne peuvent s'offrir. Sans parler des problèmes que l'enfant peut rencontrer à l'école. Là aussi, les parents ne peuvent pas donner de véritable réponse à leurs enfants. Car ils n'ont pas les moyens de payer une personne qui pourrait apporter une aide scolaire à leurs enfants.
Enfin, il y a toutes ces familles qui ont vu leurs revenus diminuer, ces dernières années, et qui ont beaucoup de mal à boucler les fins de mois.
Cette détresse économique n'est pas seulement la malnutrition ou le manque de vêtements chauds en hiver, c'est aussi, par voie de conséquence, une détresse sociale et éducationnelle.
C'est justement pour ces enfants que Torah Betsion Tsedek [1] et les Centres Fanny Kaplan [2] ont été créés : pour venir en aide à cette couche de la population, en leur donnant des repas chauds quand il le faut, mais, aussi et surtout, une aide scolaire, des excursions, des colonies de vacances et des centres aérés pendant l'été.
Cette organisation, créée il y a plus de 20 ans par le Grand Rabbin Roitman [3] est aujourd'hui vitale pour la société israélienne.
Olivier Granilic
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Notes de la Rédaction d’upjf.org
[1] Il ne nous a pas été possible de découvrir la moindre référence à cette organisation.
[2] CNEF, Centre National des Etudiants Francophones 1 rehov Magen Haaleph, Mercaz Fanny Kaplan, Jérusalem. Tél : 02.582.21.63 - Fax : 02.582.15.03 - Site : www.cnef.org (Information trouvée sur le moteur de recherche Google).
[3] Sur cette personnalité, lire : "Paul Roitman, un Grand Rabbin pas comme les autres", par Simone Lévy, dans L'Arche n° 546-547 - août-septembre 2003.
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Si vous souhaitez encourager cette initiative et aider des enfants défavorisés en Israël, vous pouvez nous joindre à Jérusalem au (02) 532 53 77 ou 054 581 833 ; ou en France, au 01 48 44 63 96. A bientôt.
Vous pouvez également remplir et nous renvoyer le bulletin ci-après :
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Mis en ligne le 30 mars 2004 sur le site www.upjf.org











