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'L'ossuaire de Jésus' et la 'Tablette de Josias': des faux, L. Mings
Extrait de "Nouvelles résumées d'Israël", par Lonnie C. Mings, de l'association "Chrétiens Amis d'Israël", en date du 8 juilletLe premier aurait peut-être été la première preuve archéologique concrète de la vie et du ministère de Jésus de Nazareth. Quant à la tablette datant du règne de Josias, elle établirait un lien juif indéniable avec le Mont du Temple. Géologues et archéologues internationaux ont débattu pendant plusieurs mois de l'authenticité ou non de ces antiquités. Il semble que les deux objets soient ou aient été la propriété d'un ingénieur israélien du nom d'Oded Golan, qui ne se rappelle plus très bien où il les a obtenus. Il affirme avoir acheté l'ossuaire à un négociant en antiquités, dont il dit ne plus se rappeler le nom. Les autorités israéliennes vérifient s'il n'a pas enfreint la loi de 1978, selon laquelle toutes les découvertes archéologiques faites après cette date, appartiennent à l'Etat et ne peuvent, par conséquent, être vendues ni utilisées par des particuliers. La tablette et l'ossuaire ont été examinés sous différents aspects, notamment le style de l'écriture, la patine, la possibilité qu'un habile faussaire les ait fabriqués, etc.
Certains experts étaient d'avis que l'ossuaire, au moins, pourrait être authentique. Herschel Schanks, éditeur controversé de BAR, a passionnément défendu ce point de vue.
Néanmoins le 18 juin, les autorités responsables des Antiquités Israéliennes ont rendu publiques leurs conclusions selon lesquelles l'ossuaire comme la tablette étaient des "faux". Au lieu de régler la question, ce verdict est assuré de soulever une controverse. L'auteur de ces lignes estime personnellement que si la tablette est sans doute un faux, même aux yeux d'un amateur, le cas de l'ossuaire n'est peut-être pas aussi simple. André Lemaire, l'un des plus grands épigraphistes au monde, semble croire que l'ossuaire est authentique. Il est également difficile d'ignorer les conclusions de deux géologues israéliens en septembre 2002, après examen minutieux de l'ossuaire : "Il est digne d'intérêt de mentionner que la patine ne contient aucun élément moderne (tels que des pigments modernes) et qu'elle adhère fermement à la pierre. Aucun signe n'a pu être détecté qu'un instrument ou outil moderne ait été utilisé, ni aucune preuve qui puisse dissuader de l'authenticité de la patine et de l'inscription." (BAR, Nov./Déc. 2002, p. 29).
Il serait peut-être injuste de suggérer que le Département des Antiquités n'a pas fait preuve d'objectivité dans son analyse d'un objet antique "chrétien". On ne peut toutefois s'empêcher d'avoir le sentiment que ses conclusions sont pour le moins hâtives. Les scientifiques sont censés être sceptiques, mais, à trop l'être, on finit par avoir une mentalité négative selon laquelle il n'y a pour ainsi dire jamais rien qui soit trouvé digne d'être célébré. Fort heureusement, notre foi n'est pas fondée sur l'inscription d'un antique ossuaire, mais sur la Parole de Dieu, qui a créé le ciel et la terre, le seul qui ne change jamais. Et il y a vraiment là de quoi le célébrer et se réjouir.
Lonnie C. Mings
Jérusalem
[Texte aimablement communiqué par Nicolas Ciarapica.]
Mis en ligne le 08 juillet 2003 sur le site www.upjf.org











