Vous êtes :
Accueil » Israël» Documents
Documents
G2Pi : Insuffler un nouveau réflexe d'achat [de produits israéliens]
Jerusalem Post, 26 nov. 2002Par Caroll Azoulay
Reproduit avec l'autorisation du JPost en français
www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/A/JPArticle/ShowFull&cid=1038285274564
[Un exemple à imiter; Menahem.]
Après la désinformation, utilisée comme une arme par diverses agences de presse et subtilement distillée par les organes de communication palestiniens, certains ont choisi d’activer une méthode vieille comme le monde pour isoler un peu plus encore Israël du reste du monde : la méthode du boycott, utilisée contre les régimes d’apartheid, les dictatures et les pays qui violent les plus élémentaires lois internationales. Cette censure a désormais repris du galon auprès de ceux qui s’érigent comme “les défenseurs des Palestiniens opprimés par les vilains colons israéliens”
Et finalement, quoi de plus simple que de clamer dans une pétition : “La campagne déclenchée fin mars 2002 contre la population et l’Autorité palestienne par le gouvernement dirigé par Ariel Sharon, au mépris des résolutions des Nations unies et des Conventions de Genève, a conduit à la réoccupation militaire des territoires palestiniens en Cisjordanie et à Gaza et à une situation où les droits de l’homme sont violés à grande échelle. Dans ces conditions, je ne peux pas en conscience continuer à coopérer avec les institutions israéliennes officielles, y compris les universités. Je n’assisterai à aucune conférence scientifique en Israël et je ne répondrai plus aux demandes d’expertises émanant des institutions officielles israéliennes.” Ou encore d’indiquer : “Le recours au boycott, en mettant un accent particulier sur les produits agricoles estampillés Carmel et Jaffa, est en effet un geste à la portée de chacun d’entre nous.”
Et de préciser : “Les produits agricoles ‘Made in Israël’ sont cultivés, non seulement partiellement sur des terres volées, mais également avec de l’eau volée, qui provient en majeure partie des territoires occupés, la gestion de l’eau étant totalement sous contrôle israélien. Le boycott nous est aujourd’hui réclamé par de nombreux pacifistes israéliens, qui savent qu’il s’agit là aussi d’un moyen pour préserver l’avenir d’Israël et de son peuple.” [Les extraits proviennent du site ‘Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche-Orient’ (CAPJPO).]
Alors que faire devant ces élucubrations anti- israéliennes savamment exposées qui ont recueilli les signatures de milliers de scientifiques dans le monde et de quelques-unes des plus célèbres personnalités du show business.
Pour David Bittan, co-fondateur du Groupement pour la Promotion des Produits Israéliens (G2PI), les diverses actions légales intentées par les organisations juives françaises ne suffisent pas. “Timides, peu relayées par la presse, et rarement efficaces, elles ne font pas le poids face à l’agressivité et aux moyens logistiques déployés par nos ennemis. Sidéré par la précision de leur argumentaire, j’ai compris l’urgence de la situation lorsque les organisations pro-palestiniennes, qui se cachent lâchement sous la bannière de la paix au Proche-Orient, ont décidé de lancer la fabrication de milliers d’autocollants infamants destinés à être apposés sur les produits fabriqués en Israël, ou sur des produits en provenance de pays soutenant Israël, afin que le public puisse les boycotter. En quelques jours, et avec la coopération des mouvements associatifs (Radio J, Migdal, KKL, FOSF, Webmaster) et de personnalités du monde scientifique journalistique et intellectuel, nous avons créé le G2PI.”
Ce collectif a pour objectif principal de promouvoir les productions israéliennes en France, afin de contribuer à la restauration de l’économie, et ainsi, faire contrepoids aux appels au boycott d’Israël qui circulent dans le monde.
Pour Bittan, le pari est simple : faire en sorte que chaque foyer juif (700 000 Juifs en France) achète 5 produits israéliens par semaine. “Nous voulons également créer une dynamique en amont, en incitant les patrons juifs français à s’approvisionner en Israël. Je suis moi-même un chef d’entreprise, et dorénavant, j’achète en Israël les composants électriques nécessaires à la fabrication des climatiseurs que je vends. Souvent, cela n’est pas aussi rentable que d’acheter en Chine ou au Japon. Mais j’explique alors à mes clients juifs qu’en achetant un climatiseur israélien 10% plus cher qu’un appareil japonais, il contribuera à la relance de l’économie israélienne.
L’association a lancé une pétition contre le boycott et a référencé sur son site (www.g2pi.net) les produits israéliens à privilégier, présents dans les grands supermarchés français et dans les magasins d’alimentation casher.
Enfin, G2PI a également imprimé des autocollants pour informer la communauté juive de la campagne bleu et blanc. “Il s’agit-là de donner un nouveau réflexe d’achat aux ‘ménagères’. Si les produits israéliens sont parfois plus chers, j’invite les consommateurs juifs à acheter de petites quantités, mais surtout à acheter bleu et blanc.” Le site propose également d’effectuer des achats utiles en ligne. Ainsi, en moins de deux mois, 1 500 bouteilles de vin en provenance du Golan ont été vendues sur la toile.
Le détail croustillant de l’histoire du G2PI est que la plupart des renseignements utilisés par le collectif juif proviennent de sites anti-israéliens. “J’ai pu en effet prendre connaissance du fameux code-barres (qui commence par 729) indiquant l’identité israélienne du produit sur l’un de ces sites. J’ai donc repris cette information, pour la retourner à notre profit. De même, la liste très précise des marques israéliennes nous a été fournie (involontairement) par une organisation appelant elle-même au boycott des produits israéliens, une véritable manne pour nous !”
Dans ce jeu de l’arroseur arrosé, le G2PI est parvenu à créer une dynamique d’un genre nouveau au sein de la diaspora française. “Aujourd’hui, nous ne trouvons pratiquement plus d’agrumes sur les étalages français, et les vins du Golan ne s’exportent quasiment plus en Angleterre, mais par notre petite action personnelle, nous sommes en mesure de renverser la balance, et peut-être même de faire exploser la vente des produits israéliens en France.”
Le G2PI proposera prochainement des cadeaux d’affaires composés des meilleurs produits israéliens. Et pour David Bittan, la principale cible sera la clientèle des non-Juifs amis d’Israël, “qui sont bien plus nombreux qu’on ne le pense” (20 % sur trois mille connections au site).
La campagne ‘J’achète bleu et blanc’ a ceci d’exceptionnel qu’elle permet à chacun des Juifs de France de s’impliquer très activement pour Israël, sans pour autant que cette démarche perturbe réellement son quotidien. Pourvu qu’elle soit suivie !
© Jerusalem Post en français
[Article aimablement signalé par Nicole Malamet.]











