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Professeur, PDG et réserviste-volontaire de Tsahal, Porte-Parole IDF
Unité du Porte-parole
de l’Armée de Défense d’Israël
Section Information
de l’Armée de Défense d’Israël
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Date : 21/07/2002
"From US with love". Entretien avec un volontaire-réserviste de Tsahal
Dans une interview exclusive, Alan Leventen, juif américain, professeur, et vice-président d’une multinationale, explique pourquoi il s’est porté volontaire comme réserviste dans Tsahal.
Comment décririez-vous votre relation à Israël?
Chaque Juif a sa propre relation à l’Etat d’Israël. Il est très difficile de décrire celle-ci de façon objective. C’est si personnel que ça en devient indescriptible. Ma relation est celle de n'importe quel patriote.
Vous décririez-vous comme sioniste?
Je me décris toujours comme un sioniste. Je suis né sioniste et mourrai sioniste. Je voyage beaucoup en Israël. C’est comme ma deuxième maison, ici. Je me suis toujours senti partie intégrante de ce pays.
Que pouvez vous dire de votre service (ndrl, service régulier de 3 ans)?
Cela a été le plus grand défi de ma vie. Dans toute mon existence, je n’ai pas eu de défi de cette intensité. J’y ai consacré toutes mes capacités, toute mon énergie. Ils ont fait d’un jeune homme “libre” et hyperactif un soldat discipliné. Quand j’ai quitté l’armée, mes camarades et moi-même étions devenus des hommes, des adultes responsables.
Pendant mon temps libre, j’ai appris à être aide-soignant. Ceci m’a aidé et m’aide au quotidien, quand se produit un accident de voiture ou que quelqu’un a un malaise; je fais de mon mieux pour aider les gens.
Comment vous est venue l’idée de vous porter volontaire?
Il y a plusieurs raisons. Je pense notamment que c’est une bonne réponse au mouvement des 'refuseniks' [réservistes qui refusent de servir dans les Territoires. Ndlr de reinfo-israel], parce je trouve grotesque que ces gens-là, soldats et citoyens d’Israël refusent d’accomplir leur devoir quand l’existence de leur pays est en jeu. Je veux aussi faire tout mon possible pour lutter contre le terrorisme. Et puis, je rêve de pouvoir peut-être empêcher un attentat. Une autre raison est que les volontaires permettent d’"alléger" l’emploi du temps des soldats réguliers.
Où êtes-vous affecté?
A Jénine.
Les attentats du 11 septembre [aux USA] ont-ils influencé votre souhait de vous porter volontaire?
Oui. Mais même si ces attentats n’avaient pas eu lieu, je serais venu. Quand j’ai entendu parler du programme de volontariat, je me suis senti obligé d’y participer. Ce qui s’est passé le 11 septembre a seulement apporté la preuve que la guerre n’a pas lieu uniquement en Israël, mais qu’elle est bien un conflit entre deux mondes. Alors, en venant me battre en Israël, je me bas aussi pour ma femme et mes collègues, là-bas, aux Etats-Unis. L’important n’est pas le lieu où l’on combat – en Afghanistan, à Kalkilya ou à Jénine. La guerre contre le terrorisme a lieu partout. La seule différence est qu’en tant que Juif, il était très important pour moi de venir ici.
Vous avez évoqué vos collègues : comment réagissent-ils à votre engagement?
Tous me soutiennent. Tous savent que c’est une guerre générale contre le terrorisme. Je pense qu’en combattant ici, je suis aux côtés des pompiers et policiers de New York. Nous sommes tous sur le même bateau, et il nous faut le protéger pour pouvoir continuer à naviguer.
Qu’en est-il de votre femme, de votre famille? Comment réagissent-ils face à la situation?
Ma femme souffre, comme des milliers de gens, d’un traumatisme relatif aux attentats du 11 septembre. Elle a failli mourir ce jour-là. Ce que je fais est aussi une sorte de thérapie pour elle.
Vous avez 49 ans. Est-ce que cela ne vous limite pas?
J’ai toujours été un bon soldat. Oui, c’est vrai, je cours moins vite, mais il est important de donner l’exemple aux soldats de l’armée régulière.
Comment passe-t-on de la position de professeur et de vice-président d’une multinationale à celui de soldat?
Quand je servais dans les parachutistes, j’ai appris à être professionnel jusqu’au bout des doigts, et ceci est valable dans tous les domaines. Quand j’enseigne, j’essaie d’être le meilleur professeur possible. Quand je travaille à Wall Street, je m’efforce de faire de mon mieux. En tant que soldat, j’agis de la façon la plus professionnelle qui soit. Le professionnalisme est le même, qu’il s’agisse d’enseigner, de faire des affaires ou de combattre.
Quel message souhaiteriez-vous transmettre au peuple israélien aujourd’hui?
Pour la première fois dans l’histoire, nous avons un Président des Etats-Unis et un Premier-ministre israélien qui comprennent la menace qui pèse sur le monde actuel. Je suis donc optimiste, parce que ces dirigeants nous mènent sur la bonne voie.
Quel fut votre contact avec la population locale de Jénine?
Les gens ne nous aiment pas, c’est évident. Je pense qu’ils se sentent très frustrés par leur gouvernement et leurs dirigeants. Ils vont commencer à comprendre qu’Israël n’est pas la source de leur problème. Jusqu’à ce que se mette en place un gouvernement vraiment représentatif de leurs intérêts…
N. NS











