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Augmentation de l'Alya, mais 'quid' de l'intégration? A7
21/06/04Arouts7
Y aurait-il un rapport direct entre la montée de l’antisémitisme dans le monde et l’augmentation de l’Alya ? La question semble naïve; toutefois, les chiffres des trois dernières années montrent que, si augmentation il y a, elle n’est pas à la mesure des inquiétudes que les dirigeants israéliens et les communautés juives éprouvent.
L’Agence juive rapporte que l’Alya de France a plus que doublé en 2002 relativement à l’année 2001 : 2.030 immigrants contre 1.000. En 2003, 2.083 Juifs de France ont choisi la Terre Sainte pour y vivre leur judaïsme. En Grande-Bretagne, où la population juive est de moitié moins importante que celle de la France, le nombre d’immigrants, en 2003, était seulement de 405 contre 277 en 2002.
Michael Jankelewitz, l'un des principaux responsables de l’Agence juive, confie que, en pourcentage, la plus grosse augmentation d’Alya comptabilisée par ses services en 2003 a été celle provenant du Venezuela où vivent 16.000 Juifs. En 2002, seuls 37 Juifs ont fait leur Alya alors qu’en 2003, ce chiffre a triplé, atteignant les 109 immigrants.
Quant aux Etats-Unis et au Canada, 2.385 Juifs ont émigré de ces territoires en 2003 pour 1.664 en 2002. Comparativement à la densité de la population juive d’Amérique du nord, les chiffres restent très minimes.
Mais l’Alya n’est pas une fin en soi, seule l’intégration devient capitale aux yeux des nouveaux immigrants. Les organisations sionistes internationales ne manquent pas de créer de nombreux projets sociaux et économiques, ayant compris l’importance de donner aux Juifs les moyens de réussir leur insertion dans une société israélienne difficile. C’est sûrement ce dynamisme constant, qui n’existait pas il y a seulement 20 ans, qui a permis un net fléchissement des chiffres de Yérida (retour).
Une fois arrivés, les Juifs souffrent plus de problèmes d’intégration que de problèmes de motivation, car, au départ, l’état de grâce existe. «Quoique, nous affirme un responsable de l’Agence juive, il soit plus aisé de réussir une intégration, qui ressemble parfois à un parcours du combattant, avec un très haut niveau de motivation et une bonne connaissance d’Israël».
Serge Klarsfeld, le président de l’association des Fils et Filles de Déportés Juifs de France, a déclaré à notre confrère le Jerusalem Post : «Une des leçons de la Shoah est que, même si vous voulez lutter contre une vague d’antisémitisme, la meilleure chose à faire est de partir; si vous le pouvez encore».
© Arouts7 en français.
Mis en ligne le 22 juin 2004 sur le site www.upjf.org.











