[*] Voir A. Pfeffer, "Un débat fait rage sur le rôle des Juifs de diaspora en matière de concessions pour la paix".
28/11/07
Sur le site de Guysen International News
Les négociations engagées par le gouvernement israélien nous intéressent et nous préoccupent au plus haut point. Certes nous sommes tous favorables à des efforts et même à certains renoncements pour obtenir la paix. Toutefois, les projets non dissimulés des dirigeants israéliens, de mettre dans la balance aussi ce qui touche au patrimoine universel du judaïsme risquent de déstabiliser les juifs de la Diaspora , pratiquants ou non.
Labandon des références ancestrales et notamment de Jérusalem est de nature à désorienter les juifs au sens propre et figuré du terme. Le lien avec Israël ne sera plus le même. Il y aura risque de détachement dIsraël, des Israéliens et, à court terme, du judaïsme traditionnel. Les orthodoxes se dirigeront vers New York ou Oman
ou ailleurs. La déception sera grande.
Si nous perdons lespoir, tant attendu, dun Etat juif pour les juifs, avec, pour capitale éternelle et unifiée, Jérusalem, alors, cest toute la diaspora qui est en danger.
QuIsraël abandonne sa souveraineté sur une partie de la Terre dIsrael, soit, cela peut se comprendre, mais dès que ce même Israël ne se considère plus comme gardien du patrimoine juif, abandonne la souveraineté des juifs sur leur patrimoine, cela cause problème.
Nous réagissons car nous sommes concernés. Etant donné le lien insécable entre nos valeurs spirituelles et lattachement viscéral à la Terre dIsraël, partagé par tout le peuple juif, nous considérons, avec beaucoup de dirigeants ici, quIsraël ne peut décider seul de lavenir du patrimoine du judaïsme, comme si la diaspora navait pas son mot à dire.
Nos sentiments affichés sur ces questions peuvent aussi aider les négociateurs à faire état de notre opinion.
On ne peut pas indéfiniment nous opposer le fait quil faut être Israélien, et participer à leffort de guerre pour prendre part à ce débat. Nous rejetons cet argument désuet et méprisant.
Quand il sagit du patrimoine collectif du peuple juif, de son héritage, de son avenir, les gouvernants israéliens doivent se mettre à lécoute des voix de leurs frères de diaspora, dont la solidarité indéfectible envers lEtat hébreu ne sest jamais démentie.
Nombreux sont ceux qui ont des parents, des enfants et des petits enfants, des frères, des neveux, en Israël, sous les drapeaux. Pour eux, nous militons pour la paix. Mais pour eux et pour nous, pour nos descendants et les leurs, nous militons aussi pour la pérennité du judaïsme éternel, incarné par Jérusalem et les lieux saints, témoins et symboles de nos droits sur cette terre, et garants perpétuels de la centralité du judaïsme.
Si la sensibilité des Juifs de la Diaspora nest pas prise en compte sur des questions dune portée historique aussi considérable, le risque est grand de voir, un jour, un fossé se creuser entre eux et leurs frères israéliens, ceci au détriment de lAlyah et dautres formes dattachement et de solidarité.
La plupart des Juifs encore en Diaspora se sentiraient forcément moins concernés par un Israël que les Israéliens eux-mêmes priveraient de ses repères symboliques essentiels, des racines fondamentales du judaïsme universel - comme la centralité et lunité de Jérusalem, leur phare, leur boussole.
Union des Conseils des Communautés Juives dÎle-de-France
Bureau National de Vigilance Contre lAntisémitisme
Secours Français pour Israël
[Texte aimablement signalé par Marc Aflalo, qui laccompagne du texte suivant :
« Enfin un écrit d'un responsable de la communauté juive de France qui met les gouvernants israéliens devant leur responsabilité envers les juifs de la Diaspora, et leur rappelle qu'ils doivent tenir compte de leurs préoccupations et ne pas les tenir à l'écart, en leur opposant constamment le fait quil faut être Israélien pour participer à ce débat sur Jérusalem unifiée. (Symbole, s'il en est, de toute la culture religieuse juive). Kol Hakavod [Bravo], Sammy Ghozlan, en espérant que vous serez rejoint sur cette ligne par vos pairs du
Mis en ligne le 1er décembre 2007, par M.











