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Dialogue interreligieux
La réflexion sur la Shoah: un impératif moral pour Benoît XVI
Délégation d’organisations juives internationales www.un-echo-israel.net/article.php3?id_article=1250
ROME, Jeudi 9 juin 2005 (ZENIT.org) - Une réflexion profonde sur les implications de la Shoah est un impératif moral, déclare Benoît XVI, qui affirme son intention de renforcer le dialogue avec le judaïsme, dans le sillage du concile Vatican II et du pape Jean-Paul II.
C’est ce que le pape a affirmé, ce matin, en recevant au Vatican une délégation de 25 membres des principales institutions juives internationales, conduite par le rabbin Israël Singer, président du Comité juif international pour les consultations interreligieuses (IJCIC), et de M. Edgar Bronfman, président du Congrès juif international, que le pape avait auparavant reçus en audience privée.
Le IJCIC est un organisme siégeant à New York et regroupant les institutions juives engagées dans le dialogue interreligieux.
Participaient également à l’audience le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’unité des chrétiens et de la Commission vaticane pour les Relations religieuses avec le judaïsme, ainsi que le P. Norbert Hofmann, salésien, secrétaire de cette même commission.
La réflexion sur la Shoah, a déclaré le pape, est un impératif : «Le souvenir du passé demeure, pour les deux communautés, un impératif moral et une source de purification, dans notre effort pour prier et travailler en vue de la réconciliation, de la justice, du respect de la dignité humaine, et en vue de cette paix, qui est finalement un don de Notre Seigneur lui-même. De par sa nature véritable, un tel impératif doit inclure une réflexion continue sur les questions profondes, historiques, morales et théologiques, que pose l’expérience de la Shoah».
Cette visite s’inscrit, rappelait le pape, dans cette année du 40e anniversaire de la déclaration conciliaire Nostra Aetate [§ 4], «dont l’enseignement a, depuis lors, servi de base à la relation avec le Peuple juif».
Soulignons que, le 27 octobre prochain, une délégation internationale du judaïsme participera, à Rome, à la célébration du 40e anniversaire de cette déclaration.
Le pape a souligné : «Le concile a affirmé la conviction de l’Eglise que, dans le mystère de l’élection divine, les débuts des fois [juive et chrétienne] se trouvent en Abraham, Moïse et les Prophètes. Sur la base de ce patrimoine spirituel et des enseignements de l’Evangile, il a appelé à une compréhension mutuelle, une estime plus grande entre chrétiens et juifs, et il a déploré toutes les manifestations de haine, toute persécution, et l’antisémitisme (Nostra Aetate, 4)».
« Au tout début de mon pontificat, a déclaré le pape, je souhaite vous assurer du fait que l’Eglise demeure fermement engagée - dans sa catéchèse et dans tous les aspects de sa vie - à mettre en pratique cet enseignement décisif».
Le pape a rappelé : «Dans les années qui ont suivi le concile, mes prédécesseurs, le pape Paul VI, et, d’une façon particulière, le pape Jean-Paul II, ont fait des pas significatifs pour l’amélioration des relations avec le peuple juif ».
Benoît XVI a déclaré, pour sa part : «Mon intention est de continuer dans cette voie. L’histoire des relations entre nos deux communautés a été complexe et souvent douloureuse, je suis pourtant convaincu que le «patrimoine spirituel» cher aux chrétiens et aux juifs est, en soi, une source de sagesse et d’inspiration, capable de nous guider vers un «avenir d’espérance», en accord avec le dessein divin (cf. Jr 29:11)».
Enfin, le pape Benoît XVI a mentionné ces 35 ans de dialogue et les 18 rencontres entre le Comité juif international pour les consultations interreligieuses et la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec le Judaïsme, dont la plus récente, en juillet 2004, à Buenos Aires, sur le thème «Justice et charité».
«Je rends grâce au Seigneur, a dit Benoît XVI, pour le progrès qui a été fait durant ces années, et je vous encourage à persévérer dans votre important travail, en établissant les fondations d’un dialogue continuel et en édifiant un monde réconcilié, un monde toujours plus en harmonie avec la volonté du Créateur».
«Sur vous tous et sur ceux qui vous sont chers, a conclu le pape, j’appelle cordialement les bénédictions divines, de sagesse, de force et de paix».
Pour sa part, L’Osservatore Romano du 10 juin, en italien, a choisi de titrer l’événement à la Une, en citant ces paroles de Benoît XVI : «Mon intention est de continuer à améliorer les relations avec le peuple juif».
© "Un écho d’Israël"
Mis en ligne le 10 juin 2005, par M. Macina, sur le site www.upjf.org.
C’est ce que le pape a affirmé, ce matin, en recevant au Vatican une délégation de 25 membres des principales institutions juives internationales, conduite par le rabbin Israël Singer, président du Comité juif international pour les consultations interreligieuses (IJCIC), et de M. Edgar Bronfman, président du Congrès juif international, que le pape avait auparavant reçus en audience privée.
Le IJCIC est un organisme siégeant à New York et regroupant les institutions juives engagées dans le dialogue interreligieux.
Participaient également à l’audience le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’unité des chrétiens et de la Commission vaticane pour les Relations religieuses avec le judaïsme, ainsi que le P. Norbert Hofmann, salésien, secrétaire de cette même commission.
La réflexion sur la Shoah, a déclaré le pape, est un impératif : «Le souvenir du passé demeure, pour les deux communautés, un impératif moral et une source de purification, dans notre effort pour prier et travailler en vue de la réconciliation, de la justice, du respect de la dignité humaine, et en vue de cette paix, qui est finalement un don de Notre Seigneur lui-même. De par sa nature véritable, un tel impératif doit inclure une réflexion continue sur les questions profondes, historiques, morales et théologiques, que pose l’expérience de la Shoah».
Cette visite s’inscrit, rappelait le pape, dans cette année du 40e anniversaire de la déclaration conciliaire Nostra Aetate [§ 4], «dont l’enseignement a, depuis lors, servi de base à la relation avec le Peuple juif».
Soulignons que, le 27 octobre prochain, une délégation internationale du judaïsme participera, à Rome, à la célébration du 40e anniversaire de cette déclaration.
Le pape a souligné : «Le concile a affirmé la conviction de l’Eglise que, dans le mystère de l’élection divine, les débuts des fois [juive et chrétienne] se trouvent en Abraham, Moïse et les Prophètes. Sur la base de ce patrimoine spirituel et des enseignements de l’Evangile, il a appelé à une compréhension mutuelle, une estime plus grande entre chrétiens et juifs, et il a déploré toutes les manifestations de haine, toute persécution, et l’antisémitisme (Nostra Aetate, 4)».
« Au tout début de mon pontificat, a déclaré le pape, je souhaite vous assurer du fait que l’Eglise demeure fermement engagée - dans sa catéchèse et dans tous les aspects de sa vie - à mettre en pratique cet enseignement décisif».
Le pape a rappelé : «Dans les années qui ont suivi le concile, mes prédécesseurs, le pape Paul VI, et, d’une façon particulière, le pape Jean-Paul II, ont fait des pas significatifs pour l’amélioration des relations avec le peuple juif ».
Benoît XVI a déclaré, pour sa part : «Mon intention est de continuer dans cette voie. L’histoire des relations entre nos deux communautés a été complexe et souvent douloureuse, je suis pourtant convaincu que le «patrimoine spirituel» cher aux chrétiens et aux juifs est, en soi, une source de sagesse et d’inspiration, capable de nous guider vers un «avenir d’espérance», en accord avec le dessein divin (cf. Jr 29:11)».
Enfin, le pape Benoît XVI a mentionné ces 35 ans de dialogue et les 18 rencontres entre le Comité juif international pour les consultations interreligieuses et la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec le Judaïsme, dont la plus récente, en juillet 2004, à Buenos Aires, sur le thème «Justice et charité».
«Je rends grâce au Seigneur, a dit Benoît XVI, pour le progrès qui a été fait durant ces années, et je vous encourage à persévérer dans votre important travail, en établissant les fondations d’un dialogue continuel et en édifiant un monde réconcilié, un monde toujours plus en harmonie avec la volonté du Créateur».
«Sur vous tous et sur ceux qui vous sont chers, a conclu le pape, j’appelle cordialement les bénédictions divines, de sagesse, de force et de paix».
Pour sa part, L’Osservatore Romano du 10 juin, en italien, a choisi de titrer l’événement à la Une, en citant ces paroles de Benoît XVI : «Mon intention est de continuer à améliorer les relations avec le peuple juif».
© "Un écho d’Israël"
Mis en ligne le 10 juin 2005, par M. Macina, sur le site www.upjf.org.











