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Dialogue interreligieux
Un évêque non-Palestinien pour la communauté catholique en Israël
19.08.03Le pape Jean Paul II a nommé jeudi un religieux bénédictin d'origine française, le Père Jean-Baptiste Gourion, évêque auxiliaire du Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Michel Sabbah.
Supérieur du couvent "Sainte-Marie de la Résurrection", à Abu Gosh, le Père Gourion est vicaire général de la petite communauté catholique de langue hébraïque de Terre Sainte, qui compte quelque 250 fidèles qui vivent leur foi chrétienne - plus ou moins ouvertement, en Israël.
Pour des raisons sociologiques et politico-nationales, la petite minorité catholique d'expression hébraïque en Israël n'est pas toujours en bons termes avec les chrétiens de langue arabe, essentiellement d'origine palestinienne, qui forment l'essentiel des fidèles du Patriarcat latin.
A l'instar des responsables de la communauté hébraïque et malgré la réticence de nombreux chrétiens arabes, certains dirigeants israéliens auraient souhaité l'érection d'un diocèse spécifique pour la communauté hébraïque. Selon des observateurs catholiques à Jérusalem, des demandes en ce sens avaient été faites à Rome.
Le Père Gourion a été chargé de la pastorale des fidèles catholiques d'expression hébraïque vivant sur le territoire du Patriarcat latin. Le jeudi 14 août, il a reçu le titre d'évêque titulaire de Lydda.
Originaire d'Oran, en Algérie, Mgr Gourion a étudié les sciences naturelles et la médecine à Paris. Juif de naissance, il a été baptisé, la nuit de Pâques, le 5 avril 1958, dans l'Abbaye bénédictine de Notre-Dame du Bec, au Bec-Hellouin, en France, où il entre en 1961. Il y achève ses études de théologie et de philosophie et est ordonné prêtre, le 29 juin 1967.
En 1976, il est envoyé, avec deux confrères, à Abu-Gosh, en Israël, pour donner naissance à une fondation monastique, dont il est nommé supérieur, puis prieur. Quand le prieuré est élevé au rang d'Abbaye, le Père Gourion est élu premier Abbé, et reçoit la bénédiction du Patriarche latin de Jérusalem, le 11 juillet 1999.
En 1990, le Patriarche l'avait nommé vicaire épiscopal et président de l'Oeuvre Saint-Jacques, qui est en charge de la pastorale de la communauté catholique d'expression hébraïque.
Selon le Père Jean-Baptiste Gourion, la communauté catholique de langue hébraïque est composée de chrétiens qui appartiennent au peuple juif et ont été baptisés dans leur pays d'origine, ou en Israël. Il s’agit de chrétiens issus de familles mixtes ou qui, pour diverses raisons, vivent en Israël au milieu du peuple juif, certain(e)s sont religieux et religieuses.
Pour ces chrétiens, Israéliens ou non, Israël est leur pays et l'hébreu leur langue. La communauté est regroupée autour des quatre grands centres urbains du pays: Jérusalem, Tel Aviv, Haïfa et Beer-shev'a. Composée de fidèles d'une grande variété d'origines - dont de nombreux immigrés d'ex-Union Soviétique -, cette Eglise catholique d'expression hébraïque vit, minoritaire, au milieu du peuple juif en Israël, et se propose de redécouvrir le lien profond, et existentiel entre le judaïsme et le christianisme.
A l’origine, cette communauté catholique a été fondée, en 1955, sous le nom d'"Oeuvre Saint Jacques", et approuvée par Mgr Gori, alors Patriarche latin de Jérusalem, pour répondre aux besoins pastoraux de chrétiens arrivés en Israël avec les vagues d'immigrations consécutives à la création de l'Etat d'Israël.
Elle veut oeuvrer à la réconciliation entre Juifs et Chrétiens. (source : apic)
Pour plus d'informations : Agence APIC
Mis en ligne le 21 août 2003 sur le site www.upjf.org











