20/08/05
D'après une dépêche de Reuters
COLOGNE
Benoît XVI a insisté auprès de ses interlocuteurs musulmans sur la nécessité de lutter en commun contre le "terrorisme", notamment en éduquant les jeunes générations.
"Le terrorisme, quelle qu'en soit la forme, est un choix pervers et cruel qui témoigne d'un mépris pour le droit sacré à la vie et sape les fondations mêmes de toute société civile", a dit le nouveau pape.
Il a insisté sur le fait que le monde s'exposerait aux "ténèbres d'une nouvelle barbarie" si les religions n'unissaient pas leurs volontés contre le terrorisme.
"Ceux qui ourdissent et préparent ce type d'attaques cherchent à l'évidence à empoisonner nos relations, à faire obstacle à toute tentative de bâtir ensemble une existence pacifique, loyale et sereine", a jugé le souverain pontife.
Benoît XVI a insisté sur "la grande responsabilité" de ses hôtes musulmans dans la "formation des jeunes générations".
"Vous guidez les fidèles et les élevez dans la foi islamique. L'enseignement est le véhicule par lequel les idées et les convictions sont transmises. Les mots ont donc une haute influence sur la formation de l'esprit".
Evoquant les croisades du Moyen Âge, il a ajouté que les chrétiens et les musulmans devaient tirer les leçons de ces "atrocités commises au nom de Dieu".
Extrait :
"Néanmoins les propos du Pape n'ont été que diversement appréciés, notamment chez les Chrétiens Démocrates (droite). Puisque si Benoit XVI a mis l'accent sur la responsabilités des musulmans eux mêmes dans l'éducation de la leur foi, évoquant notamment leur "grande responsabilité dans la formation des nouvelles générations" rappelant implicitement qu'une grande partie des terroristes présumés récemment arrêtés en Europe ont grandi dans un pays européen et y ont eu leurs premiers contacts avec l'islam, le Pape s'est en revanche attiré de froides critiques après avoir reçu dans la matinée le ministre-président de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Jürgen Rüttgers, vis à vis duquel il s'est dit en faveur de la diffusion de l'enseignement de l'islam dans les écoles, ce qui n'a pas vraiment été du goût de la droite allemande, dont certains leaders n'ont pas caché leur agacement...
Un agacement que certains ont aussi reporté sur le fait que les vingt musulmans reçus par le Pape, parmi lesquelles trois femmes, deux d'entre elles portaient le foulard islamique qu'elles n'ont jamais retiré, alors que la droite allemande milite en faveur de son interdiction..."
Voir l'article complet, sur le site d'Europolitica : L'appel illusoire du Pape et critiques au sein de la droite allemande.











