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Tsahal, une armée de violeurs?
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La moralité de l'Armée de Défense d’Israël gravement mise en cause par Le Nouvel Observateur

(FRANCE-INTER reprend cette calomnie : www.upjf.org/detail.do?noArticle=5030&noCat=115&id_key=115#)

TSAHAL N'A PAS PEUR DE LA VERITE : LA PREUVE : www.upjf.org/detail.do?noArticle=5032&noCat=115&id_key=115#

Mise au point de Yigal Palmor - Ambassade d'israël en France

Présentation et analyse de CJEE - Reproduction autorisée en ce qui concerne l’analyse de CJEE, sous réserve de mention explicite de l'origine et du lien à son site.


Avertissement de CJEE


Le procédé est toujours le même : un reportage et, au fil de ce dernier, les pires accusations répercutées sans le moindre commentaire, sans la plus petite réserve sur leur crédibilité éventuelle.
Rapidement parcourus, ni le long reportage écoeurant, effrayant même, ni son titre ("Quand en Jordanie la Tradition tue. Le cauchemar des crimes d’honneur") n’ont, semble-t-il, quelque chose à voir avec l’honneur d’Israël. Et pourtant, en plein cœur du texte cité plus loin, les phrases suivantes blessent les yeux : "A Gaza et dans les territoires occupés [les crimes d’honneur] ont représenté deux tiers des homicides. LES FEMMES PALESTINIENNES VIOLEES PAR DES SOLDATS ISRAELIENS sont systématiquement tuées par leur propre famille. Ici, le viol devient un CRIME DE GUERRE, car LES SOLDATS ISRAELIENS AGISSENT EN PARFAITE CONNAISSANCE DE CAUSE." [1]

Qu’on se 'rassure', toutefois, le Nouvel Observateur, par le truchement de Sara Daniel, n’exprime pas une opinion personnelle. Il n’est dit nulle part que la Rédaction reprend à son compte l’horrible calomnie. C'EST UN REPORTAGE, voyons! Et le devoir de tout journaliste consciencieux n'est-il pas de rapporter 'honnêtement' les propos de la personne interviewée? En l’occurrence, Asma Kader - "une avocate qui se bat en Jordanie depuis des années pour que les crimes d’honneur soient punis aussi sévèrement que les autres crimes", nous précise-t-on.

Réfléchissons un instant à l’impact du procédé. Tout d’abord, ce n’est un mystère pour personne que Sara Daniel – l’auteur de ce reportage – est juive, comme Jean Daniel, du même média. Ensuite, le sujet est porteur, et qui osera reprocher à l’hebdomadaire français, d’avoir le courage de dénoncer des procédés aussi barbares ? Par ailleurs, l’avocate Asma Kader n’est-elle pas une "mère courage" ? Après tout, elle risque sa vie en combattant pour une cause apparemment perdue d’avance dans ces pays de non-droit pour les victimes de sexe féminin. Donc, son discours ne peut-être que crédible. La mention des "femmes palestiniennes violées par des soldats israéliens" semble aller de soi, comme si elle était un élément du dossier d’accusation indiscutable de ces "crimes d’honneur". Comment douter de la parole d’une telle héroïne ?

C’est sans doute ce qu’a dû se dire Sara Daniel, puisqu'elle a reproduit sans hésitation ces propos, dignes des accusations anti-juives médiévales d’empoisonnement des puits et d’immolation rituelle d’enfants chrétiens pour mélanger leur sang au pain sans levain de Pâques…

La rédactrice en chef de l’hebdomadaire ne semble pas s’être posé la question de la véracité de ces gravissimes accusations (soulignées par l'expression explicite de "CRIME DE GUERRE", même si, conformément au procédé dénoncé, cette qualification est émise par l'avocate Asma Kader, dont le Nouvel Observateur ne fait que rapporter 'scrupuleusement' les propos. C'est pourquoi nous estimons pertinente la remarque de "Metula News Agency", au communiqué de laquelle nous renvoyons ("Violant, l'Obs !" ) :

"Quant à l'accusation lancée par l'Obs contre l'armée israélienne, 'de violer intentionnellement les femmes palestiniennes, dans le dessein prémédité de les faire exécuter par leurs propres familles', il s'agit là, certainement, du plus grossier procès d'intention jamais adressé à l'encontre de l'Etat d'Israël, de sa société et de son armée ! Je suis l'information du Moyen Orient heure par heure et je n'ai jamais entendu parler du viol d'une seule femme arabe, par des Israéliens, durant les deux Intifadas. J'ai lu tous les communiqués de l'agence de presse de l'Autorité palestinienne WAFA et je n'ai jamais vu la moindre trace d'une accusation semblable […] J'ai appelé… notre correspondant palestinien, Sami El-Soudi. Ce dernier connaît, presque par cœur, les circonstances, les victimes et les auteurs de toutes les pertes humaines de ce conflit et cependant, il affirme 'qu'il n'a jamais entendu parler du viol d'une seule Palestinienne par un Israélien, durant cette guerre!' Al-Soudi est catégorique, 'si cela avait eu lieu, précise-t-il, la propagande de Yasser Arafat se serait jetée sur l'occasion et aurait exploité un tel crime jusqu'à la corde !' "

D’où la réaction de l’un des chroniqueurs de "Metula News Agency" :

"C'en est trop, la coupe est pleine ! Cette forfaiture mérite que le Nouvel Obs soit traîné en justice et que Sara Daniel, son rédacteur en chef, ainsi que la direction de ce journal, soient requis de faire la preuve 'qu'il existe un plan, dans l'armée israélienne, engageant les soldats à violer les femmes palestiniennes, dans le but de les faire exécuter par leurs familles'. Et faute de pouvoir présenter ces évidences, les personnes impliquées dans cet acte innommable doivent être condamnées à des peines exemplaires. Si l'acte de désinformation prémédité est avéré, ce qui ne fait aucun doute, la justice devra suspendre la parution du Nouvel Observateur, pour une durée proportionnelle à la faute professionnelle commise."

Qu’en pensez-vous ? Vos réactions sont les bienvenues,
l’idéal étant que vous les adressiez directement aux intéressés :

Le Nouvel Observateur, 10-12, place de la Bourse 75002 PARIS - Mail : redaction@nouvelobs.com

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L’article du Nouvel Observateur

"Quand, en Jordanie, la 'tradition' tue. Le cauchemar des crimes d’honneur"


Le Nouvel Observateur, semaine du jeudi 8 novembre 2001 - n°1931 - Notre époque
www.nouvelobs.com/articles/p1931/a1938.html

Par Sara Daniel

Sarhan a tué sur ordre de sa famille sa propre petite sœur. Violée par son beau-frère, elle n’était plus une «jeune fille». Il n’a été condamné qu’à six mois de prison.

"J’ai tiré quatre balles. La première est venue se ficher au-dessus de son oreille, la deuxième, dans son œil, et les deux autres, dans sa poitrine." Confortablement lové sur le canapé à fleurs de la petite maison familiale de Djebel Marikh à Amman, Sarhan Abdullah, un Jordanien d’origine palestinienne de 32 ans, raconte en mimant la scène comment il a assassiné «sa» Yasmine. Elle n’avait que 16 ans. C’était sa petite sœur préférée. Pour elle, il trouvait toujours un moment pour jouer ou pour discuter. Mais lorsque la petite a fauté, il a bien fallu laver l’honneur de la famille. "C’est moi qu’ils ont choisi pour le faire. Parce que j’ai un peu voyagé et que je suis courageux", explique Sarhan.

En 1998, Yasmine est envoyée chez sa sœur, qui est sur le point d’accoucher, dans un village au nord d’Amman, pour l’aider. Quelques semaines plus tard, elle téléphone à sa mère, désespérée : "Je ne suis plus une jeune fille." Son beau-frère l’a violée. Parce qu’elle sait qu’elle paiera ce viol de sa vie si sa famille la retrouve, Yasmine va se réfugier au commissariat et supplie qu’on l’enferme. A l’abri dans la prison de Jweidah, elle pense avoir échappé à la vindicte familiale. Mais quelques jours plus tard, son père vient la chercher. Il s’engage par écrit à verser 5 000 dinars (environ 50 000 francs) s’il arrive malheur à sa fille. "De la paperasse de routine, nous explique Sarhan, les policiers savent très bien ce qui arrive aux filles dès qu’on les rend à leur famille…" A sa sortie de prison, Yasmine demande à son père où est Sarhan. Puis elle s’est tue. "Elle a compris que c’était moi qui allais la tuer", explique son frère. Dès que la jeune fille arrive dans la maison familiale, Sarhan sort son revolver. Au premier coup de feu, la cervelle de Yasmine se répand sur le canapé de mousse, ce même canapé sur lequel nous sommes assis aujourd’hui avec lui, un verre de thé à la main. Ce jour-là, sa mère, qui a assisté comme toute la famille au meurtre, n’a pas laissé échapper un soupir. "Ce serait très mal vu, se récrie Sarhan, si une mère montre une réticence à ce moment-là. Cela voudrait dire que cela lui est égal que sa fille soit une sa-lope. Et on risquerait d’en conclure : telle fille telle mère. C’est mon père et moi qui avons nettoyé le canapé. On ne pouvait tout de même pas demander à maman de laver le sang de sa propre fille."

Pour ce meurtre, Sarhan a écopé de six mois de prison. C’est la sentence qui punit habituellement les «crimes d’honneur» en Jordanie. En prison, lui et les 27 autres hommes qui avaient «lavé leur honneur» dans le sang ont été traités comme des héros par les autres prisonniers. A sa sortie du centre de détention, sa famille, pourtant d’origine modeste, a loué un cheval blanc pour lui faire triomphalement parcourir les quatre kilomètres qui séparent la prison de leur maison. Pourtant, à sa grande surprise, le climat familial a changé. Sarhan n’est plus aussi bien vu par les siens. Le pourfendeur du vice est devenu encombrant. Il se mêle de tout. Distribue les points de conduite et les mises en garde. Sans compter que Sarhan n’est pas prêt de quitter la maison : personne n’en veut comme gendre. Même pas cet oncle, qui l’avait pourtant engagé, lui aussi, à tuer sa sœur, pour qu’on ne médise plus de la famille.

"C’est le septième refus que ma mère essuie", geint Sarhan. Tout le monde a peur de moi". Lorsque nous sommes arrivés chez lui, ses parents étaient sortis faire une course. Une petite jeune fille à l’air terrifié, la sœur cadette du meurtrier, se dissimulait derrière les barreaux en fer d’une fenêtre. Elle était enfermée. Et l’on ne savait pas si ses parents avaient voulu la protéger du vice de la rue ou des accès de vertu de son frère. L’ancien héros de la famille devenu paria n’admet pas sa disgrâce : "Moi aussi, je suis une victime de la tradition. Ils avaient besoin de moi pour exécuter leur sentence et maintenant ils me rejettent", se lamente le bourreau de sa sœur. Le cadet des Abdullah entonne de bon cœur la complainte de la victime, mais il ne va pas pour autant jusqu’à pratiquer l’examen de conscience. Et lorsqu’on lui demande pourquoi il n’a pas choisi de tuer le beau-frère coupable plutôt que sa victime, sa réponse est toute prête : "Chez nous, l’honneur de la famille repose entre les cuisses des femmes. Il vaut mieux qu’une seule personne meure plutôt que de voir toute la famille mourir de honte."

Chez les Abdullah, le meurtre de Yasmine est un sujet tabou. "Qu’il est triste de voir partir ses enfants !" La mère de Yasmine décrit sa vie comme une vallée de larmes. Lorsqu’elle se laisse aller le soir à gémir sur le sort des petits de la famille, elle pleure autant sur son fils parti travailler à Londres, sur son neveu tué à Gaza sous les balles israéliennes que sur sa fille sacrifiée au qu’en-dira-t-on des voisins, ici à Amman. Mais elle peut évoquer les deux premiers, fierté de la famille. De Yasmine, on lui a interdit de prononcer le prénom. Alors, comme son fils, elle se présente en victime du joug de la tradition. Les victimes n’ont pas de remords. Et cette mère a gommé de son esprit son silence au moment où toute la famille assemblée en conseil a décidé de la mise à mort du plus jeune de ses enfants.

L’hôpital Al-Basheer, le plus grand hôpital d’Amman, abrite l’Institut médico-légal de Jordanie. Son directeur, le docteur Hani Jahshan, un moustachu au visage poupin, y conduit aussi bien les autopsies que les examens de virginité. C’est assez logique d’un certain côté, puisque plus de 80% des femmes qu’il examine vivantes lui sont retournées quelques heures ou semaines plus tard à l’état de cadavres. L’air écœuré, il fait défiler sur son ordinateur les photos de corps horriblement mutilés. Ces deux sœurs ont été brûlées à mort parce qu’elles ont épousé des Egyptiens. Celle-ci a été criblée de balles de mitraillette par son frère parce qu’elle était rentrée trop tard un soir. Cette autre a eu la gorge tranchée. "Lorsque je vois cette photo, cela me rend malade, confesse le docteur. Une heure avant que j’examine son cadavre, elle me disait encore : ils vont me tuer. Et moi je ne pouvais rien y faire." Alors pourquoi le docteur accepte-t-il de conduire cet examen qui dans la plupart des cas signe l’arrêt de mort de ces femmes ? "En pratiquant cet examen de virginité, nous protégeons les femmes qui n’ont pas eu de rapports sexuels, c’est-à-dire la majorité", tente-t-il de se justifier. Le docteur sait bien que c’est faux. "Dès que le soupçon entache une réputation, il faut que le sang soit versé", explique Asma Kader, une avocate qui se bat en Jordanie depuis des années pour que les crimes d’honneur soient punis aussi sévèrement que les autres crimes. "C’est le prix à payer à la communauté, aux voisins. Même si la fille est absolument pure." D’autant que le fait d’être examinée par un homme lorsqu’on est vierge constitue pour beaucoup une souillure aussi compromettante que le viol. Encore une fois, le bon docteur se retranche derrière la terrible tradition. Comme s’il n’était qu’un rouage impuissant de l’implacable machine.

Des crimes d’honneur, on en trouve aussi en Europe, en Asie, en Amérique latine ou en Afrique. Partout ils sont en recrudescence. Dans le monde arabe, il est pratiqué aussi bien chez les chrétiens que chez les musulmans. Ses origines remontent non pas à la charia, qui paradoxalement protège un peu la femme en exigeant la production de quatre témoins pour prouver l’adultère, mais au Code d’Hammourabi et aux lois assyriennes édictées en 1200 avant Jésus-Christ et qui font de la virginité d’une femme la propriété de sa famille entière.

L’année dernière, une résolution de l’ONU condamnant les crimes d’honneur a fini par être adoptée. Un texte particulièrement modéré pour obtenir le plus grand nombre de signatures. Malgré cette formulation édulcorée, 20 pays se sont abstenus. C’est la Jordanie qui s’est fait[e] l’ambassadeur de ce club du refus. Dans ce pays peu violent, ces crimes constituent un quart de tous les homicides. Au Pakistan, l’année dernière, 1 000 femmes ont été tuées au nom de l’honneur. Au Yémen, environ 500. A Gaza et dans les territoires occupés, ils ont représenté deux tiers des homicides. Les femmes palestiniennes violées par les soldats israéliens sont systématiquement tuées par leur propre famille. Ici, le viol devient un crime de guerre, car les soldats israéliens agissent en parfaite connaissance de cause. Dans ces régions, la guerre a muselé les droits des femmes. Lorsqu’on met en doute le bien-fondé de certaines coutumes, on est aussitôt accusé de faire le jeu de l’ennemi. Féministe ou nationaliste, il faut choisir.

Rana Husseini, spécialiste de la rubrique faits divers au «Jordan Times», en sait quelque chose. Lorsque cette jeune journaliste qui venait de finir ses études aux Etats-Unis est revenue en Jordanie, elle a décidé de se consacrer à la lutte contre les crimes d’honneur. Son premier article racontait l’histoire d’une fille violée par un de ses frères, puis tuée par un autre pour effacer la faute. "On m’a accusée de salir l’image du pays, de faire le jeu de l’Occident, raconte Rana, une grande fille costaude aux allures de géante. J’ai été menacée à plusieurs reprises. Moi, je leur répondais : ces coutumes, c’est nous. Il faut que nous l’admettions pour mieux les combattre." En Jordanie, le combat de Rana Husseini et de quelques autres femmes a été soutenu par la famille royale. Le jeune roi Abdallah II et sa femme Rania ont condamné publiquement la pratique du crime d’honneur. Le cousin du roi, le prince Ghazi, a pris la tête d’une manifestation qui a rassemblé 5 000 personnes dans les rues d’Amman en février 2000. Paradoxalement, ce royal soutien en faveur d’une plus juste punition des crimes d’honneur n’a pas servi la cause des femmes. Au contraire. Le Parlement a rejeté par 79 voix sur 80 l’abolition de l’article 340, qui recommande la clémence pour ces crimes commis en état de «furie».

Rana Husseini était présente au Parlement pendant les séances qui ont précédé le vote. Elle raconte : "Tout le monde était déchaîné. Chacun y allait de son petit discours sur les forces sionistes qui voulaient du mal au pays. On avait l’impression que l’honneur de la nation était en jeu, et non pas la condition de la femme en Jordanie." Les députés s’en sont même pris au roi. Pas directement. Cela ne se fait pas en Jordanie. Mais ils ont commencé à conspuer le gouvernement qui cédait contre des dollars au chantage des Américains. A les écouter, le pays était assiégé, en passe de perdre son intégrité. Habilement, les parlementaires machos ont agité comme épouvantail la question sensible du décalage entre le peuple et les élites qui le gouvernent. La question des crimes d’honneur est alors devenue un sujet tabou en Jordanie.

"L’argumentation des députés, explique Rana Husseini, c’était quoi ? On ne nous consulte pas sur une question primordiale comme le traité de paix avec Israël, un traité que toute la nation désapprouve, et par contre on nous demande notre avis sur une question mineure comme les crimes d’honneur...".

En votant contre l’abolition de l’article 340, c’est donc au traité de paix avec Israël que les députés ont dit non. Non à l’alliance contre nature de la Jordanie avec les Etats-Unis. Non à ce roi qui parle trop mal l’arabe et qui aime trop l’Occident. Parce qu’il a compris cela, Abdallah estime s’en être tiré à bon compte. La tradition des crimes d’honneur a de beaux jours devant elle, tant il est vrai que, en Jordanie comme ailleurs, la condition de la femme est toujours subordonnée aux intérêts géopolitiques des pays.

Sara Daniel


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Le communiqué de Metula New Agency

Violant, l'Obs ! (info # 011211)


Par Jean Tsadik © Metula News Agency


Jeudi dernier, dans l'Hebdo en ligne du Nouvel Obs, Sara Daniel publie un article, qu'elle intitule : "Le cauchemar des crimes d’honneur". Le sous-titre de cette plongée au plus profond de la société palestinienne est révélateur de l'article de Mme Daniel : "Sarhan a tué sur ordre de sa famille sa propre petite sœur. Violée par son beau-frère, elle n’était plus une 'jeune fille'. Il n’a été condamné qu’à six mois de prison"

Les adeptes du Net trouveront l'entièreté de ce reportage à l'adresse www.nouvelobs.com/articles/p1931/a1938.html

Sara Daniel aborde ici le sujet de l'honneur de la famille, dans le monde arabe en général et dans la société palestinienne, en particulier. Au travers du drame d'une famille palestinienne, installée à Aman, elle nous fait découvrir l'insupportable précarité de la condition féminine, sous les étoiles de l'Orient.

L'article est lui-même difficilement supportable. Les faits qui y sont décrits, sont révoltants d'injustice et de stupidité. Le lecteur occidental, de sensibilité moyenne, a envie de vomir à chaque phrase. Comme à propos du témoignage de ce médecin, d'un hôpital d'Aman, spécialisé dans "les examens de virginité et les autopsies", qui affirme que "80% des femmes qu'il examine vivantes, lui reviennent comme cadavres, quelques temps plus tard".

L'article de Daniel est sérieux, les faits sont dramatiques, épouvantables. On voit que la journaliste est réellement allée à Aman et qu'elle a vraiment interviewé les protagonistes de cette boucherie. Le lecteur est pris par le récit, il s'attend à une conclusion à la mesure de l'article mais à la place, il butte sur une affirmation incroyable, un encart de Sara Daniel, qui fait d'elle la coupable d'un autre crime, pas moins grave que celui qu'elle nous narrait.

"A Gaza et dans les territoires occupés, ils ont (les meurtres de violées) représenté deux tiers des homicides" nous dit-elle. "Les femmes palestiniennes violées par les soldats israéliens sont systématiquement tuées par leur propre famille. Ici, le viol devient un crime de guerre, car les soldats israéliens agissent en parfaite connaissance de cause."

Guzzzzzzzzzzz ?

Que les meurtres des femmes, déjà victimes d'être violées par leur père, leur voisin, leur oncle, constituent 66% des cas d'homicides, dans l'Autonomie palestinienne, cela constitue un fait caractéristique indéniable de la société palestinienne. Un fait qui réclame des conclusions généralisées et courageuses, de la part d'un observateur, sur lesquelles nous reviendrons plus tard !

Quant à l'accusation lancée par l'Obs contre l'armée israélienne, "de violer intentionnellement les femmes palestiniennes, dans le dessein prémédité de les faire exécuter par leurs propres familles", il s'agit là, certainement, du plus grossier procès d'intention jamais adressé à l'encontre de l'Etat d'Israël, de sa société et de son armée !

Je suis l'information du Moyen Orient heure par heure et je n'ai jamais entendu parler du viol d'une seule femme arabe, par des Israéliens, durant les deux Intifada. J'ai lu tous les communiqués de l'agence de presse de l'Autorité palestinienne WAFA et je n'ai jamais vu la moindre trace d'une accusation semblable. J'ai questionné mes collègues de la Ména au milieu de la nuit. J'ai appelé, à six heures ce matin, notre correspondant palestinien, Sami El-Soudi. Ce dernier connaît, presque par cœur, les circonstances, les victimes et les auteurs de toutes les pertes humaines de ce conflit et cependant, il affirme "qu'il n'a jamais entendu parler du viol d'une seule palestinienne, par un Israélien, durant cette guerre !" Al-Soudi est catégorique, "si cela avait eu lieu, précise-t-il, la propagande de Yasser Arafat se serait jetée sur l'occasion et aurait exploité un tel crime jusqu'à la corde !"

Alors, l'Obs, qu'est-ce que cette nouvelle incitation publique à la haine anti-israélienne, sur base de mensonge consommé ? Selon votre "journaliste", non seulement les Israéliens se livrent à un génocide organisé des Palestiniens mais en sus, ils y ajouteraient des méthodes de raffinement sadiques, surpassant, dans l'horreur, les maîtres en la matière ! Des êtres capables de pareils plans sont des monstres, qui ont, assurément et obligatoirement, la vilenie dans les gênes. La majorité des Israéliens sont juifs, les juifs sont des monstres !

Qui sont, Jean Daniel, "ces soldats israéliens, qui violent les femmes arabes, en sachant qu'elles vont se faire massacrer par leurs familles ?" L'incrustation de cette cabale raciste dans ce reportage est un acte barbare et criminel. Il procède d'une tentative systématique de démoniser les Israéliens, en l'absence de toute malveillance de leur part.

C'en est trop, la coupe est pleine ! Cette forfaiture mérite que le Nouvel Obs soit traîné en justice et que Sara Daniel, son rédacteur en chef, ainsi que la direction de ce journal, soient requis de faire la preuve "qu'il existe un plan, dans l'armée israélienne, engageant les soldats à violer les femmes palestiniennes, dans le but de les faire exécuter par leurs familles". Et faute de pouvoir présenter ces évidences, les personnes impliquées dans cet acte innommable doivent être condamnées à des peines exemplaires. Si l'acte de désinformation prémédité est avéré, ce qui ne fait aucun doute, la justice devra suspendre la parution du Nouvel Observateur, pour une durée proportionnelle à la faute professionnelle commise.

Toute procédure, autre que de soumettre cette affaire à la justice, est impensable ! Elle requiert une action, non seulement des autorités compétentes, des syndicats de journalistes, de la LICRA, de l'Association France-Israël mais également de la part des autorités israéliennes ! Ce que fait l'Obs, ça n'est plus du tout du journalisme, en conséquence de quoi, il est nécessaire que le Ministère israélien des affaires étrangères, entame une action diplomatique, doublée d'une procédure en justice. Il est cette fois temps, que les représentants de l'Etat d'Israël se réveillent et qu'ils prennent toutes les mesures, afin que la presse française cesse de confondre l'honneur de leurs citoyens avec un essuie-bottes !

Entre temps, à la Ména, où nous nous vantons de compter parmi les gens les plus libertaires du Moyen Orient, nous conseillons fort, au gouvernement d'Israël, d'interdire toute activité des personnels de l'Obs en Israël. Dans les circonstances, nous considérons qu'il s'agit là de la moindre des mesures conservatoires !

Ceci posé, revenons un instant sur le cas de la petite martyre du fond de l'article de Sara Daniel. Yasmine, était âgée de 16 ans, lorsqu'elle a été violée par son beau-frère, puis assassinée par sa propre famille. L'explication du frère assassin, c'est que "il a bien fallu venger l'honneur de la famille ! La petite a fauté !" Quant à la mère de la victime, elle a assisté, sans broncher, au meurtre de sa propre fille. "Ce serait mal vu, si une mère montrait une réticence à ce moment là. Cela voudrait dire, que ça lui est égal, que sa fille soit une sa-lope."

Une sa-lope ? Vraiment ? Ou une petite fille, tuée par son frère, à bout portant, de quatre balles de revolver, pour s'acquitter du seul crime d'avoir un vagin ? Et dans cette équation inique, le beau-frère violeur, reste abrité par sa masculinité de genre, de toute poursuite dans cette affaire !

Cet aspect des habitudes sociales des Palestiniens doit pourtant aboutir à des conclusions intelligentes. En laissant Pathos et Camisole hors du coup, car on aurait tort, de "récupérer" ces égarements, dans le but d'en faire un prétexte à une haine anti-arabe. Et pourtant ! Pourtant, il faudrait être aveugle, pour ne pas remarquer, à la lueur de ce "fait divers", l'immense étendue des différences, qui séparent l'environnement de la culture occidentale et celui du monde musulman. Sans généraliser la coutume de la "vengeance de l'honneur familial", du "sang purificateur de la mort, qui lave le sang du dépucelage", car tous les Arabes et tous les musulmans ne pratiquent pas ces us, il faut bien concevoir que cette pratique systématique du meurtre est profondément caractéristique des valeurs orientales. Les opposants à ces assassinats, dans la société palestinienne, ainsi qu'en Jordanie mais aussi, au Liban, au Pakistan, en Iran et dans presque tous les pays musulmans, représentent une petite et courageuse minorité de personnes. Les assassinats des femmes violées sont pourtant la norme et cette norme, avec tout ce qu'elle a de dérangeant pour un occidental, est représentative des valeurs de l'Islam.

Attention, on ne considère pas, ici, un pseudo Islam fondamentaliste mais bien la masse hyper majoritaire des adeptes de cette religion, au Moyen Orient et dans le reste de l'Asie ! Aussi, tant que lesdites valeurs se tenaient à l'écart des nôtres, il était loisible de ne pas voir ces différences mais lorsque l'interaction entre nos mondes, prend la forme d'avions suicides, qui se précipitent au cœur de notre civilisation, personne ne peut plus faire l'économie d'une vraie réflexion.

Aussi vrai qu'il faut faire preuve de discernement, dans ce qui nous révolte, il faut quand même avoir le courage d'énoncer certaines vérités. Les femmes sont toujours considérées comme du bétail, par la société orientale, qui les considère, littéralement, comme des "usines à fabriquer des hommes" et rien d'autre. La société palestinienne mais elle n'est qu'un exemple de mon propos, est profondément violente et injuste. Lorsque l'on veut bien intégrer l'histoire de Yasmine, aux informations qui nous arrivent tous les jours, on parvient alors et sans peine à réaliser les motifs du lynchage de Ramallah et des parodies de procès et des exécutions des prévenus, soupçonnés de collaboration avec Israël. Par comparaison au cas récent de cet autre frère, qui a criblé sa sœur de balles de mitraillette, "parce qu'elle était rentrée trop tard un soir", pourquoi attendre des Palestiniens, qu'ils se comportent plus humainement envers des prisonniers israéliens ou des suspects de collaborationnisme, qu'avec leurs propres sœurs ?

Et si le fondement du conflit israélo-arabe, tenait moins à la politique et même à la haine interethnique et plus, à ces différences inconciliables dans l'établissement des valeurs structurelles de nos sociétés

Accepter, un jour, les valeurs qui ont tué Yasmine ? Pour n'importe quel occidental, ça n'est pas envisageable !


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[1] Une telle présentation induit à penser que DEUX TIERS des femmes palestiniennes exécutées pour motif d’honneur familial, AURAIENT ETE VIOLEES PAR DES SOLDATS ISRAELIENS !

Enquête réalisée par M. Macina

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