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Désinformation
Réactions diverses à l'Editorial d'Elisabeth Schemla
Ci-après, quelques réactions à l'éditorial du 26 juillet 2002 et copies de messages adressés à Elisabeth Schemla.Rappel des faits :
Réponse au réquisitoire d’Elisabeth Schemla contre l’Etat d’Israël, M. Macina
Nos attentes concernant Proche-Orient.info n’étaient-elles pas excessives ? M. Macina
Critiquer un propos d'E. Schemla, ce n'est pas la lyncher: ne pas se tromper de débat
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Ci-après le courrier envoyé à Elisabeth Shemla
----- Original Message -----
From: Manoo
To: contact@proche-orient.info
Sent: Tuesday, July 30, 2002 3:51 PM
Subject: 2ème fois que je prend le temps de vous écrire
La première c'était pour vous dire mon regret de voir votre site comme porte-drapeau de l'AFP (l'agence de presse la moins objective après les agences arabes).
Aujourd'hui, c'est pour vous dire que j'ai averti tous les gens à qui j'ai fait parvenir votre adresse que je me désolidarise complètement du contenu de votre site, qui, pour moi correspond, derrière un bon maquillage, à un site du MRAP ou autres gauchos-néo-antisémites.
Je suis très en colère.
Vous desservez notre cause
Votre absence sur le Net ne nous priverait d'aucune information au sens propre du terme
Adieu
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----- Original Message -----
From: Michele Doubior
To: bernard.musicant@connec-sion.com
Sent: Saturday 3 August 2002 11:59
Subject: Re: E-SRAEL : 2 Aout 2002
Bien cher Monsieur,
Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir votre e-mail, tout d'abord parce que je ne me souviens pas l'avoir sollicité, et ensuite parce que je ne pensais pas que Mme Elisabeth Schemla avait besoin d'un avocat, elle qui n'a pas trouvé une seule minute pour répondre aux messages de protestation suite à son éditorial du 26 Juillet courant: "Il ne fallait pas tuer ces enfants de Gaza".
Vous osez écrire que :
"Des polémiques grandissent avec des échanges divers et parfois assez violents, comme sur le site de nos amis de reinfo.israel.com."
Je tiens à vous signaler que c'est Menahem Macina qui a chaudement recommandé le site Proche-Orient.Info à ses lecteurs.
Vous écrivez dans votre "plaidoirie":
"Mme Schemla, en mère juive, a réagi comme nous tous, à la vue d'enfants morts, quelque soit leur nationalité ou leur religion. Son amour pour Israël l'a fait réagir de manière épidermique, parce qu'elle en demande peut-être trop à Israël. Nous magnifions toujours l'être aimé, et sommes déçus, voire irrités, lorsqu'il fait une erreur, si légère soit-elle."
Permettez-moi de m'étonner de ne pas avoir encore lu un éditorial de Mme Schemla, intitulé, cette fois: "Il ne fallait pas tuer ces enfants d'Israël".
Mais le sujet principal du message que je vous adresse, n'est pas là, et je vous retourne votre avertissement, en vous disant, hautement et clairement, avec ma carte d'électeur et ma carte d'identité de l'Etat d'Israël en poche, qu'il ne faut pas se tromper de cible. C'est nous, enfants d'Israël que l'on tue chaque jour!
Israëlement vôtre!
Michele Doubior
" Nous aurons la paix avec les Palestiniens lorsqu'ils aimeront leurs enfants plus qu'ils nous haïssent ". (Golda Meir)
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Déborah Wolkowicz-Breillat
Nîmes
30 juillet 2002
Lettre envoyée aux journaux
[Elle a été reproduite ici, en raison du fait qu'elle se veut une réponse indirecte à l'éditorial d'Elisabeth Schemla (cf. son dernier alinéa).]
"CACHEZ CE SEIN QUE JE NE SAURAIS VOIR", Tartuffe, de Molière
On trouvera des développements substantiels et plus techniques aux références aux "lois de la guerre" - brièvement évoquées dans cette communication - dans :G. Adler, Aspects historiques et légaux du conflit Juifs-Arabes israélo-palestinien (C. LA TERRE CONTRE LA PAIX, (1) la convention de Genève).
Le journaliste - digne de ce nom - John Podhoretz, dans le Jérusalem Post du 27 Juillet 2002, explique à ses lecteurs pourquoi Salah Shehadeh, le commandant de la branche armée du Hamas - que le raid israélien de Tsahal a éliminé le mardi 23 Juillet - est lui-même responsable de la mort des civils, et notamment des enfants dont il s’est entouré.
C’est le droit international qui le précise : la Quatrième Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre. Cette Quatrième Convention étudie justement les responsabilités quand des actions militaires ont lieu dans des zones civiles. Ceux qui font la guerre ne sont pas considérés comme des "personnes protégées". Seuls les civils ont le statut de "personnes protégées" dont les droits ne peuvent être violés impunément.
Le Hamas et Shéhadeh sont condamnés par une seule phrase du Chapitre 3, Article 1er, Section 28 : "La présence d’une personne protégée ne peut être utilisée pour conférer à certains points ou zones une protection à l’abri des opérations militaires". Le Hamas et les organisations terroristes ont déclaré la guerre à Israël. Mais plutôt que de se séparer de la population civile et de vivre dans des camps militaires et de porter des uniformes, comme c’est requis par le droit internationale, les membres du Hamas et des autres organisations terroristes palestiniennes essaient d’utiliser les civils "personnes protégées", mentionnées en 3:1:28 comme camouflage vivant.
Le responsable de la mort de civils, et notamment des enfants, est Shéhadeh lui-même, qui a choisi de vivre dans une zone civile. Le droit international, en effet, est explicite : "La partie au conflit, sous l’autorité de laquelle se trouvent les personnes protégées, est responsable du traitement que ses agents réservent à ces personnes protégées". C’est la phrase qui suit le texte cité, 3:28:1. C’est donc, sans aucun doute, Shéhadeh lui-même et le Hamas qui sont responsables des morts et des blessés civils, lors de l’attaque de mardi dernier.
Que les politiciens ignorent - ou feignent d’ignorer - la loi internationale, passe encore. Ils n’ont pas été élus pour leur compétence ni pour leur sincérité, mais simplement pour ce qu’ils sont. Hitler pouvait mentir et mentir encore, il était toujours acclamé.
Mais, que je sache, il n’y a pas de Goebbels de l’information et les journalistes sont LIBRES. Libres, donc, RESPONSABLES. Pourquoi joignent-ils leurs voix à celles du choeur des Tartuffe ? Un jour ou l’autre, ils auront à rendre des comptes.
Déborah Wolkowicz-Breillat
France-Israël.
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Henri Orquéra à Élisabeth Schemla
30 juillet 2002
Décidément, vous avez réussi à monter beaucoup de monde contre votre site.
J'ai regardé, hier soir, les derniers éléments parus sur votre site. Je vous promets que c'est bien la dernière fois que j'y mets les pieds.
Les morts d'enfants palestiniens ont tellement plus d'importance pour vous que celle des enfants israéliens!
Même les souffrances endurées à Hébron par les Palestiniens sous couvre-feu deviennent plus importantes que les vies perdues par les Israéliens!
Ne vous souvenez-vous donc pas que:
- Ce sont les Palestiniens qui ont déclenché cette sale guerre, bien qu'ils aient signé des accords qui l'interdisaient.
- Nul, pas même Salah Chéhadé, n'a le droit de tuer systématiquement des civils innocents (plus d'une centaine à son actif, sans compter ceux qu'il préparait) pour quelque cause que ce soit? C'est un crime, comme l'a reconnu Amnesty International.
- Les responsables d'Israël dont les habitants se font tuer ont le devoir de réagir.
- Le fait que des faibles se croient autoriser à taper sur des forts est une immense connerie.
- Comme la lutte du pot de terre contre le pot de fer, ce qui arrive actuellement aux Palestiniens est inévitable et ne peut aller qu'en empirant!
- C'est peut-être triste qu'ils en soient arrivés là, mais ils l'ont cherché et ont même fait tout ce qu'il fallait pour s'y enferrer; malgré les efforts des différents pays, personne ne pourra les en sortir tant qu'ils resteront aussi bornés.
- Que peut-on donc faire avec des gens aussi bêtes que méchants.
Enfin que peut-on faire pour vous, qui perdez le sens de ces réalités?
Réfléchissez un peu, ou bien appelez votre site "Propagande-Orientée.désinfo"!
Et surtout désabonnez-vous vite de l'AFP, dont les dépêches sont finement étudiées pour fausser les esprits et les réalités, et abonnez-nous au site qui rectifie leurs nouvelles: Rectification@generalweb.co.uk
Henri ORQUERA
La Seyne sur Mer, France
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Isabelle Tahar Miller
30 juillet 2002
A Madame Schemla
Vous n'êtes pas sans savoir que votre éditorial tendancieux, loin de plaire, a fait grand bruit dans la communauté juive internaute. Ce genre de déballage et critique publique est malvenu, car il fait la joie de nos détracteurs arabes.
Sous prétexte que nous, les Juifs, adhérons aux principes de la libre pensée et de la liberté d'expression, il est de bon ton de faire du zèle et de se tirer dans les pattes! Chose que nous ne verrez JAMAIS dans le monde arabe, où pas une voix dissonante ne s'élève, encore moins lorsqu'il s'agit de condamner les méthodes sanguinaires, barbares, inhumaines et criminelles de leurs propres frères auxquelles ils adhèrent tacitement et qu'ils applaudissent. On peut dire que, chez eux, la solidarité prend toute sa signification!
Vous parlez de "devoir moral"? On croit rêver! Est-ce que leurs méthodes aveugles sont morales? et je vous le demande est-il moral qu'un père de famille se sachant recherché par Israël, vit ouvertement parmi la population civile, exposant ainsi ses propres enfants, famille et voisins, au risque d'un tir? - au moins Ben Laden a le "mérite" de se terrer dans une cave! - Et puis, qui a dit que la guerre était morale? Car ici, Madame, il ne s'agit ni de représailles, ni d'assassinat ciblé, mais bien d'une guerre ou non seulement la survie d'Israël est en jeu, mais a plus grande échelle, celle du peuple juif tout entier.
On ne peut faire de sentimentalisme envers nos ennemis dans ce combat implacable. Outre le fait qu'eux n'en font nullement a notre égard, il y en a assez que les Juifs soient en toute indifférence "les couillons sacrifiables de la planète".
Le nettoyage de Sharon dont vous parlez ne semble, hélas ! pas avoir porté ses fruits, puisqu'il faut à nouveau aller déraciner cette mauvaise graine qui repousse sans cesse aussi drue.
Alors, si l’on doit dire quelque chose à Tsahal dans toutes les opérations difficiles qu'il entreprend, c'est : "be-sha’ah Tova ou-moutslahat" [Bravo pour votre succès, ndlr reinfo-israel].
Isabelle Tahar Miller
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Gershon Hanover
hasbara@mediawatch.il
lundi 29 juillet 2002
A la lecture de l'édito sur www.proche-orient.info/xjournal_edito.php3, les questions suivantes se posent:
1. Pourquoi "Proche-Orient Info" s'est-il immédiatement abonné à l'AFP? Les fonds de soutien à ce nouveau site "plus indépendant" étaient-ils donc destinés à financer une allégeance médiatique classique (et coûteuse) à l'agence de presse gouvernementale la plus performante en désinformation?
2. Pourquoi, à l'opposé, mettre en doute la crédibilité des communiqués officiels israéliens?
3. Si un peuple luttant pour se protéger des pires formes du terrorisme n'a pas le droit à l'erreur, alors pourquoi les "bavures" d'un journaliste tranquillement assis devant son ordinateur seraient-elles excusables?
Depuis quand un site d'info se pose-t-il en autorité morale et se
permet-il de statuer, ex-cathedra, sur des faits qu'il expose de manière sélective et incomplète?
Gershon Hanover
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Françoise Gorin
Lundi 29 juillet 2002
A l’intention de Mme Elisabeth Schemla (via contact@proche-orient.info)
Madame,
Il n’y a pas d’adresse pour réagir à votre article donc je passe par celle-là !
Savez-vous ce que c’est de perdre un enfant ? Non sûrement pas ou alors…
Ce que vous écrivez dans votre éditorial du 26 juillet dernier est : PROVOCANT, INDECENT et de par ces faits, entre autres, INADMISSIBLE !
Comment pouvez-vous dire, vous une femme, certainement mère de famille, que la mort d’enfants est plus acceptable en Israël qu’en Palestine ?
D’où vient ce besoin de se gargariser avec ces mots décrivant l’horreur du spectacle ? Il faut que vous ayez une bien piètre opinion de nous tous pour vous sentir obligée d’appuyer sur ces détails horrifiants !
Je ne suis pas juive, je ne suis pas musulmane, je suis une simple française en colère après tous ces médias dont les articles ont pour seul but : réactiver la haine entre les peuples israéliens et palestiniens alors que leur métier est d’informer !
Non seulement vos mots n’ont pas soulagé la douleur des parents palestiniens meurtris par la mort de leurs enfants, mais ils ont blessé un peu plus profond les parents israéliens qui ont vécu le même drame !
Je sais ce que c’est de perdre des proches et notamment une enfant de 10 ans !
IL N’Y A AUCUN ENFANT QU’IL FAILLE TUER !
J’ose simplement espérer que le gouvernement français sanctionnera cet article dont les propos ressemblent fort à une incitation à la haine raciale !
F. GORIN
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Rabbin Alain Michel *, Jérusalem
dimanche 28 juillet 2002
Chère Madame,
J’ai déjà lu plusieurs des réactions à votre éditorial, et notamment celle de Menahem Macina, et je ne peux qu'être d'accord avec elles. J'ai l'impression que vous vous êtes fait piéger par votre réaction, bien naturelle, de dégoût et d'horreur face à ce bombardement. Mais de là à écrire ce que vous écrivez…
Il y a là un dérapage qui contredit totalement toute l'action que vous menez, depuis plusieurs mois, contre la désinformation. Je cite:
C'est donc de sang-froid qu'ont été tués ces neuf enfants palestiniens, dont un bébé. Ces jeunes corps disloqués, ces morceaux de chair pendant à la ferraille dans les décombres, sont encore moins acceptables que les éclats d'enfants israéliens qui périssent dans les attentats.
Cette phrase est typique de celles que l'on trouve habituellement dans le journal Le Monde, ou d'autres médias hystériquement anti-Israéliens. On croirait presque, n'en soyez pas trop vexée, du Charles Anderlin.
Pensez-vous sérieusement que la mort, regrettable, de ces enfants, a été programmée "de sang-froid", c'est-à-dire avec préméditation, que l'armée israélienne désirait tuer des enfants et des bébés. Si vous êtes vraiment sincère dans ce que vous écrivez, alors votre site n'a pas lieu d'être : les intellectuels pro-palestiniens, du type Dominique Vidal, le font beaucoup mieux que vous. Et si vous n'êtes pas sincère et que vos propos ont dépassé votre pensée, croyez-vous sérieusement que c'est ainsi que l'on doit mener un site de contre-désinformation, où la première règle doit être de s'abstenir de toute hystérie et exagération dans ses propos!
Mais vous en rajoutez, avec la même jubilation perverse, semble-t-il, que ces fameuses images en boucle sur la mort du petit Mohammed, en employant des images qui ne peuvent que confirmer la folie criminelle des Israéliens, en général, et de leurs gouvernants, en particulier.
Enfin, je pense qu'il est scandaleux d'opposer la mort des uns et des autres. Cette exigence morale double (mussar kafoul en hébreu) est utilisée en permanence par les ennemis d'Israël, et avait déjà été dénoncée, au moment de Sabra et Shatila, par Simone de Beauvoir.
Dernière question: Êtes-vous sensible a la critique? Je trouve très étrange, en effet, que votre site ne comporte pas, sauf erreur de ma part, un courrier des lecteurs ou toute autre forme de réaction.
Décidément, il est apparemment difficile de ne pas tomber dans les travers habituels des médias.
Cordial Shalom, de Jérusalem
* Le Rabbin Alain Michel est docteur en histoire. Il est l’auteur de "Racines d'Israël", aux éditions Autrement.
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De Michele Doubior
à l’attention d’Elisabeth Schemla
dimanche 28 juillet 2002
Madame,
Fidèle lectrice de votre site www.proche-orient.info/xhome.php3 et abonnée à votre "Newsletter", quelle ne fut pas ma stupeur de découvrir, le soir du 26 Juillet, votre éditorial: "Il ne fallait pas tuer ces enfants de Gaza" - moi qui avais pris la peine de lire votre Charte www.proche-orient.info/xqui_sommes_nous.php3?id_article=242 et d'y lire ce passage:
"L'association déclare solennellement sa totale indépendance à l'égard de tous gouvernements et institutions, des partis politiques et de tout lobby d'influence. Elle garantit aussi son engagement à éviter toute forme de propagande, à respecter une éthique de présentation et de langage, excluant tous propos et idées blasphématoires, diffamatoires, racistes, sexistes ou d'incitation à la haine et la violence."
Si j'étais juriste et vivant en France, je déposerais une plainte pour "propos diffamatoires" et incitation à la haine et la violence". Mais je ne suis qu'une simple citoyenne israélienne qui essaye de combattre, grâce à Internet, la désinformation dont souffre mon pays depuis plus de 2 ans.
Les accusations gratuites que vous portez contre nous vous discréditent, et si vous croyez ainsi servir la cause palestinienne, vous faites fausse route.
Pourquoi vous et vos amis de la "gauche bien pensante" ne vous attachez-vous pas à essayer de leur faire comprendre, si vous voulez aider les Palestiniens, de ne pas utiliser leurs enfants comme "armes de défense"?
Pourquoi ne leur conseillez-vous pas de ne plus leur apprendre "l'enseignement de la haine"?
Je crois, comme Mme Golda Meir, que : "Nous aurons la paix avec les Palestiniens lorsqu'ils aimeront leurs enfants plus qu'ils nous haïssent".
Je ne sais de qui vous tenez vos informations, ni comment vous pouvez émettre ces horreurs que vous osez écrire sur nous, comme, par exemple: "C'est donc de sang-froid qu'ont été tués ces neuf enfants palestiniens, dont un bébé".
Ce n'est pas à l'aide du gourdin des "muscadins" que vous apporterez votre pierre à la construction d'un monde meilleur.
Bien sincèrement.
Michele Doubior
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De François Doubior, Israël
Dimanche 28 juillet 2002
A contact@proche-orient.info
Madame Elizabeth Schemla.
A la suite de votre éditorial, intitulé "il ne fallait pas tuer ces enfants de Gaza", qui ne suscite en moi que du dégoût, je vous invite à lire l`éditorial du Jerusalem Post, paru ce matin, et intitulé Living camouflage.
Peut-être réaliserez-vous, après lecture, l'inanité de vos propos et
l'inconscience de vos accusations!
Tristement
Francois Doubior
Israël
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De Norbert Lipszyc
samedi 27 juillet, 19h18
Je m'associe totalement à la réaction de Menahem.
Les analyses que l'on commence à lire dans la presse israélienne la plus sérieuse, comme Ha'aretz montrent que les conclusions d'Elisabeth Schemla sont hâtives et injustifiées.
Son "intime conviction" est basée sur l'horreur, d'une part - qui demande toujours un COUPABLE -, et les on-dit immédiats, basés non sur des faits mais sur des opinions préalables. Si l'on peut accepter, par exemple, l'opinion selon laquelle le prix politique de l'élimination de Chéhadé serait plus élevé que son gain militaire, on ne peut accepter l'opinion que les morts d'enfants ont été délibérées.
La réaction éditoriale à l'événement mène à ce type d'erreur, car c'en est une. Il faut savoir attendre, même si l'on est horrifié.
Norbert Lipszyc
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Laurence Azincot
To: contact@proche-orient.info
Sent: Saturday, July 27, 2002 10:56 PM
Subject: Editorial d'Elisabeth Schemla
Shalom
Je suppose que je ne suis pas la seule personne qui vous manifeste son mécontentement devant de tels propos!
Je vis en Israël depuis longtemps et je ne comprends pas comment vous pouvez affirmer ce qui suit.
1. Que Tsahal et le gouvernement sont des menteurs, puisque vous affirmez (quelles sont donc vos sources?) ''qui peut croire que le haut commandement n'avait d'autre choix ?…''
2. Qu’''il faudrait être un gogo pour admettre...'' Etes-vous un gogo au point de croire que ce terroriste ne s'est pas servi de ces enfants comme bouclier humain?
La détermination de nos dirigeants d’éviter un nouveau massacre de nos enfants est à saluer, et c'était le prix à payer.
3. Mais le summum de votre subjectivité est atteint lorsque vous écrivez, de façon macabre et ''poétique'', que la mort de ces enfants est encore moins acceptable que celle d'enfants israéliens! Y a-t-il, selon vous, des morts d'enfants qui soient acceptables?
Vous êtes tombée dans le piège du journalisme désinformateur en affirmant et jugeant ce que vous auriez dû vous contentez de relater objectivement.
Je vis ici et nous savons tous ce que c'est que de vivre dans la menace quotidienne permanente. Mon frère habite près de Naplouse. Tous les jours, sa vie et celle de ses 5 enfants est remise en question par ses voisins palestiniens. Il a fait plusieurs séjours a l'hôpital, après avoir été attaqué par des enfants qui, dès leur plus jeune âge, n'en sont déjà plus. Mais c’est un ''colon'', alors quelle importance ?…
Je veux croire que vous vous êtes égarée, troublée par un conflit qui n'est peut-être pas le vôtre, et que vous allez vous excuser auprès des familles qui ont perdu des enfants, tués dans leur lit, ou à l'arrêt de bus - qu'ils soient de Jérusalem ou de Tel-aviv [en Israël], de Itamar ou du Goush Katif [dans les territoires dits "occupés", en fait "contestés". Ndlr de reinfo-israel].
Car, je l'affirme, quel que soit l'endroit où nous habitons en Israël, nous sommes tous des mitnahalim [litt. ceux qui s’installent. Ndlr de reinfo-israel],traduit bien maladroitement par ''colons''.
Bien à vous
Laurence Azincot, Ashdod
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Vendredi 26 juillet 2002
Courrier de lecteur
Un éditorial indigne
Un de nos visiteurs nous envoie copie du message sévère qu'il vient d'adresser à Mme Schemla (contact@proche-orient.info)
Madame,
Je trouve votre éditorial incomplet et indigne.
Je ne reviendrai pas sur vos affirmations et conclusions qui tirent plus du délire émotionnel ambiant que de la déontologie JOURNALISTIQUE, même dans un éditorial.
J’aimerais attirer votre attention sur deux points, qui auraient largement mérité d’être au moins mis en perspective dans votre éditorial, sans chercher midi à quatorze heures, au lieu de participer sans discernement à la curée des aveugles.
Vous parlez des dégâts de la bombe d’une tonne. Savez vous justement quels sont les dégâts potentiels d’une telle bombe ? Consultez un expert militaire : il vous informera. C’est une arme dont la puissance aurait pu causer des centaines de morts, surtout quand elle est lancée sur une zone aussi peuplée que Gaza. Le fait qu’il n’y ait eu «que» 17 morts est un miracle en soit. Chaque mort est un mort de trop, mais si Israël s’était contenté de viser à l’aveuglette n’importe quand, sans volonté d’épargner un maximum de civils, le résultat aurait été autrement plus dramatique.
Autre chose. Ne vous paraît-il pas bizarre que le terroriste le plus recherché ait été, comme par hasard, entouré d’une MAJORITE d’enfants au moment de l’attaque israélienne ? Cela ne vous a-t-il pas titillé l’esprit ? Pourquoi un terroriste, qui sait qu’on le pourchasse, s’entoure-t-il d’une école maternelle ? Ne devrait-il pas plutôt être entouré de ses complices-bouchers ? Si l’on tirait les conclusions avec autant d’aplomb que vous, on serait tenté de dire que ces enfants étaient là exprès, «au cas où»…. Et le cas s’est justement produit. Pour reprendre votre terme, c’est bien là qu’il faudrait être un «gogo» pour croire que ces enfants se trouvaient là spontanément. Et il faudrait être encore plus «gogo» pour ne pas souligner au moins, les manipulations grossières et malsaines dont les terroristes palestiniens usent et abusent. Il est vrai qu’ils se savent totalement exonérés de toute contrainte morale - l’Europe et les gens comme vous étant tellement occupés à taper sur Israël, que les terroristes, victorieux sur les plans médiatique et politique, se sentent confortés dans la poursuite de leurs agissements meurtriers.
C’est qu’ils tiennent le bon filon : visiblement, la «presse» ne prend même plus la peine de dénoncer la barbarie dont ils nous gratifient depuis des mois et dont ils se servent pour détourner une opinion guidée par des journalistes qui s’affalent lamentablement dès qu’ils se prennent pour des guides spirituels.
Je serais curieux de lire le titre de votre éditorial, si un jour, l’Amérique bombarde un Osama Bin Laden entouré de 70% d’enfants, regroupés dans le périmètre de destruction d’un engin d’une tonne….
Cordialement,
Robert











