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Un auditeur canadien interpelle Radio Canada
Edmond Silber nous fait suivre le message suivant qu'il a adressé, entre autres, à l'Ombudsman de radio Canada, le 1er juillet 2002, suite à une information entendue dur Radio-Canada 95.1 FM Montréal (nouvelles de 8h), à propos de la création d’un tribunal pénal international.Impartial, ou, un partial... tout est dans le jeu des mots
A l’attention du Directeur de l'information radio
Cher Monsieur,
Aux nouvelles de 8h, ce matin, vous nous annoncez les difficultés de la création d’un tribunal pénal international par l’ONU, où les Américains ont refusé de signer leur participation.
Ensuite, vous nous expliquez que le tribunal n’aura pas de pouvoir rétroactivement, et vous continuez en disant que cela excluait les événements de Shabra et Shatila (il m’a semblé que vous aviez l’air de le regretter).
Ma question est : Pourquoi nous avoir choisi Shabra et Shatila comme exemple et non pas le Rwanda, où il y a quand même eu près d’un million de morts? Ou bien le Kosovo, Srebreniça, la Tchétchénie, etc.
Après tous ces évènements-là, notre cher Kofi Annan, secrétaire général de cette «noble institution» qu’est l’ONU, et qui nous crée aujourd’hui un tribunal pénal international, a reçu un prix Nobel pour toutes ses inactions durant ces massacres.
Tan que j’y suis, la guerre que la France a menée en Algérie, durant les années 50 et 60, aurait aussi été une bonne cause à nous citer pour ce tribunal. En participant à la création de ce tribunal, je comprends aussi très bien que la France avait tout intérêt à s’exclure, puisque le tribunal en question ne peut agir sur des actions antérieures à sa création.
Très subtil, votre rédacteur, mais nommer Sabra et Shatila ne cherche qu’encore une fois qu'à nous faire oublier les vrais coupables de cette tuerie, à savoir : toutes ces bandes organisées Libanaises.
Ceci m’amène à penser que votre rédacteur de nouvelles, ce matin, aurait tendance à être nettement pro-Palestiniens pour ne pas dire anti-Israéliens, et il a oublié, encore une fois, «de laisser ses opinions personnelles à la porte», avant d’entrer ce matin à Radio Canada.
Cher Monsieur, encore une fois, vous me voyez protester contre une discrimination flagrante des Israéliens dans vos salles de rédactions.
Edmond SILBER, Montréal, QC
Voici un défenseur d'Israël qui, sans m'avoir lu, met en pratique ce que je recommande dans mon éditorial de ce jour ("Autodéfense médiatique face à ceux qui déshonorent les mots pour déshonorer les idées"). Je ne puis que m'en réjouir et inviter les autres à faire autant.











